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En ce dimanche gourmand, les marmitonnes de Syl cuisinent espagnol, afin d'honorer le challenge organisé par Sharon pour la deuxième saison consécutive. Elle l'a d'ailleurs étendu à l'Amérique latine cette année et je dois dire que cela tombe bigrement bien, vu ce que j'ai à vous proposer...

LA tuerie absolue. Mon p'tit mari cuisine pourtant chaque fois que lui tombe un oeil, m'a fait découvrir cette recette il y a quelques années... Il s'est mis derrière les fourneaux et je suis tombée à la renverse à la dégustation de ce plat traditionnel que Cher et Tendre a ramené d'un séjour au Brésil : la moqueca de camarao (à dire avec l'accent brésilien, comme une espèce de petite vague, me dit mon mari), à savoir un ragoût de crevettes. Mais quel ragoût, mes amis ! J'en mangerais sur la tête d'un pouilleux, le matin, le midi, le soir, à la petite cuillère, un peu comme le Nutella. Je me contente hélas d'un fois par an, la dernière datant de la semaine dernière, et nous l'avons pour changer préparé à deux. Elle était divine (avec ma patte artistique en plus, vous imaginez...)

Donc, pour réaliser cette merveille, il vous faut:

Un kilo et demi de crevettes, une brique de lait de coco (400ml), deux ou trois grosses tomates, deux gros oignons, une gousse d'ail, de la coriandre fraîche, un petit poivron rouge, le jus de deux citrons, (vert et jaune) deux cuillères à soupe d'huile de palme rouge (je sais l'huile de palme c'est le mal, mais celle-la je l'achète dans une boutique africaine, elle est nature et puis c'est tellement bon, ne faites pas l'impasse, elle donne un plat un goût unique) de l'huile d'olive, sel, poivre, piment pour ceux qui aiment (on n'en met jamais, mais faites comme vous voulez)

Attendez ce n'est pas fini. Sur la moqueca, il est d'usage de répandre de la farofa, qui n'est autre que de la farine de manioc revenue dans un peu d'huile d'olive et de beurre, additionnée d'une lichette d'huile de palme pour la couleur appétissante ( certains rajoutent des oignons et des crevettes, nous on la mange nature). Là non plus, pas d'impasse, c'est à se rouler par terre. Je la mange vraiment à la petite cuillère, sous le regard héberlué de mon Cher et Tendre."T'es une malade" me dit-il. Tendresse quand tu nous tiens...

Donc : 250g de farine de manioc, beurre, huile d'olive, huile de paaaaalme.

La recette à présent :

Après l'épluchage des crevettes (à faire à deux, c'est moins pénible), conservez celles-ci dans un bol, ajouter l'ail émincé, le jus des citrons, réservez au frais.

 Dans une grande sauteuse, faites revenir les oignons émincés dans un peu d'huile d'olive, puis ajoutez le poivron épépiné coupé en lanières, touillez jusqu'à ce que l'ensemble s'attendrisse. Ajoutez les tomates coupées en morceaux, (hors saison, il y a de bonnes conserves, mais mon mari s'y refuse absolument, pour ce plat il EXIGE des tomates fraîches), un peu d'eau et laissez mijoter, à couvert. Il faut du jus, de la sauce, mais même avec les coeurs de boeuf, ça a fonctionné). Ensuite, ajoutez le lait de coco, l'huile de palme (j'ai mis 3 cuillères à soupe, j'aime trop ça) sel, poivre, et laissez à nouveau mijoter, mijoter, mijoter, longtemps, à feu doux, en remuant de temps en temps. Sentez, ça embaume... (c'est l'huile de palme qui fait ça, moi j'vous l'dis) Ajoutez la coriandre...

Pendant que ça mijote, vous pouvez préparer la farofa. La farine de manioc cuit très doucement dans une casserole avec l'huile d'olive (un petit peu) et le beurre (un petit peu aussi), remuez sans cesse pour ne pas que ça attache. Ajoutez l'huile de palme (une cuillère) et continuez le touillage jusqu'à ce que ça prenne une belle couleur jaune-orangée. Prenez votre temps, il ne faut pas que ça brûle. Réservez dans un bol. Mettez la table. 

Dans la préparation tomates lait de coco etc., vous pouvez à présent mettre vos crevettes et les laisser dans la sauteuse, sous couvercle. Elles vont cuire gentiment. Il faut vraiment les déposer au dernier moment si ce sont des crevettes cuites, celles que l'on trouve le plus souvent. Si vous préférez utiliser des crevettes crues, le temps de cuisson est d'environ 8 minutes.

 Maintenant, installez-vous à table après avoir copieusement rempli les assiettes. Un riz blanc en accompagnement est juste parfait.(Il me restait un peu de riz rouge d'une recette précédente, c'était bien aussi) Vous saupoudrez largement le tout de farofa et vous mangez. Divin. Vous vous régalez. Vous êtes dans les étoiles d'un ciel brésilien, vous planez entre Rio et Salvador de Bahia, vous vous resservez, puis vous attaquez la farofa à la petite cuillère. Vous vous félicitez chaleureusement d'être passé sur le blog d'Une Comète ce matin. Vous vous promettez d'y revenir :))))

Merci mon p'tit mari ! 

                                 

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