Aux Bouquins Garnis

24 mai 2012

"Le jeudi, c'est citation"

"Mais à l'instant même où la gorgée mêlée de miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs. J'avais cessé de me sentir médiocre, mortel. Mais d'où m'avait pu venir cette joie puissante ? Je sentais qu'elle était liée au goût de thé et du gâteau. Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui ne porte un peu moins que la seconde. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi.

Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine qu'un dimanche matin, à Combray, quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempée dans son infusion de thé de tilleul.

Dùn passé ancien, rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules les odeurs et les saveurs restent encore longtemps, comme des âmes. A se rappeler, à attendre, à espérer sur la ruine de tout le reste, -à nous rapporter l'immense édifice du souvenir.

Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante, aussitôt la vieille maison grise, et avec la maison la ville, la place où l'on m'envoyait jouer avant déjeuner, les rues et les chemins qu'on prenait si le temps était beau, revinrent comme un décor de théâtre. Tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardin, de ma tasse de thé."

                                                                                     Marcel Proust, Du côté de chez Swann(1913)

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C'est toujours grâce à Chiffonnette que l'on cite, le jeudi.

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22 mai 2012

"Le mardi sur son 31"

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A la page 31 de "L'Ombre du vent", de Carlos Ruiz Zafon, on trouve beaucoup de -belles- phrases. J'ai noté celle-ci en particulier :

"Cette après-midi de brume et de crachin, Clara Barcelo me vola le coeur, la respiration et le sommeil." 


Retrouvez toutes les pages 31 du mardi chez Sophie.

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"Quand le requin dort"- Milena Agus

requin dort_1_75-717337Ce livre a été lu en commun avec Hélène Choco. Je l'en remercie !

J'ai beaucoup aimé  "Battements d'ailesde Milena Agus. Sa fantaisie débridée, ses personnages allumés et tellement touchants, sa Sardaigne qui ressemble au paradis... Autant dire que j'attendais beaucoup de "Quand le requin dort" et que ma déception fut à la hauteur de mon attente. Que voulez-vous, ça arrive.

"Quand le requin dort" ressemble étrangement à "Battements d'ailes". Normal, il a été écrit avant et est même le premier roman de l'auteur. Il raconte l'histoire d'une famille étrange, en Sardaigne, toujours par la voix d'une adolescente. Une famille où le sexe est évoqué très librement, dont le père est absent la plupart du temps, la mère dépressive et perdue, où le frère s'isole avec son piano. Il y a également une tante en recherche d'amour, réplique -presque parfaite- de Madame... Sauf que j'avais adoré Madame et que cette tante là m'a ennuyée...

On retrouve la thématique des amours qui ne marchent jamais -celles de la tante- mais ici c'est répétitif et lassant. Les relations sado-masochistes sont de nouveau évoquées à travers la liaison -extrêmement dérangeante, soit dit en passant- de la narratrice avec un homme marié complètement dingue qui lui en fait voir de toutes les couleurs. 

Bref, pour moi, cette lecture n'a pas fonctionné. Je me suis embêtée,  j'ai cherché en vain le charme et la magie de" Battements d'ailes" tout au long de ces 160 pages sans jamais les trouver. Ce roman n'en est que le brouillon raté.  

J'ai souligné quelques petites choses mais c'est bien parce qu'il y a le blog...

"Nous aimons voir le monde derrière une couche de miel et papa dit qu'on finira par se faire un diabète du cerveau." (p.23)

 "Un jour, après l'amour, il m'a donné un baiser sur le front. Il est resté comme ça, sans détacher ses lèvres et en continuant de me tenir la tête entre ses mains. En silence. Alors on a été émus.

 On avait pris cent coups de fouet chacun sans ciller et voilà qu'on pleurait."(p.37)

Je propose ce livre pour les challenges "Animaux du monde" et "Histoire de famille"de Sharon  et vous renvoie chez Hélène Choco pour savoir si elle a été davantage séduite que moi. Il semble que non...

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21 mai 2012

"C'est lundi ! Que lisez-vous?"

C-est-lundi--que-lisez-vousCette semaine se résume en un mot : Zafon.

J'ai lu, je lis, je lirai : "L'Ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon, pour une lecture commune du 5 juin.

Mon "futur livresque" s'annonce très flou... je suis incapable de lire deux livres à la fois. Et même d'y penser tant que je suis plongée dans "L'Ombre du vent" ! Quand j'aurai terminé ce pavé, j'aviserai.  En attendant...

                                                      

                                   Bonne semaine à tous !


Ce rendez-vous est une idée de Malou, et le récap' des participants se trouve toujours chez Galleanne.


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19 mai 2012

"Une gourmandise"- Muriel Barbery

9782070421657Quel livre !! Une merveille que cette "Gourmandise", par l'auteur de "L'élégance du Hérisson" mais tellement loin devant à mon humble avis... 

Dans une chambre, rue de Grenelle, le plus grand critique culinaire du monde est à l'agonie.  

Et il cherche... il cherche désespérément, douloureusement, LA saveur qui "lui trotte dans le coeur", "lui résiste et se dérobe." Quelle est-elle donc, cette mystérieuse saveur, celle qui vaut toutes les autres, celle qu'il lui faut à tout prix retrouver avant de s'éteindre ? En une dizaine de courts chapitres, il fouille dans sa mémoire, convoque ses souvenirs gustatifs, sucrés, salés, les lieux, les parfums...

 Au terme du livre, il a enfin "l'illumination" et c'est merveilleux, je vous assure. 

 Autour du "monarque", les voix de ceux qui l'ont connu, (la concierge de "l'Elégance du hérisson" notamment) aimé ou détesté, s'expriment - même le chat y va de son commentaire !- et permettent de mieux le comprendre : est -il seulement le monstre d'égoïsme, "l'homme brutal" pour qui les autres ne sont que des "coléoptères que l'on chasse du revers de la main"? (p. 23) Le tyran ne cache t-il pas quelques blessures?

 Avec ce roman, Muriel Barbery semble avoir été touchée par la grâce. Chacune de ses pages est un festin des mots et des sens. Un véritable bonheur de la langue, (au sens large !) sensuel, raffiné et gourmand.  

 Dans ces moments de pur régal, je me dis que j'ai de la chance d'être lectrice...

 "La tomate, pourtant, je la connaissais depuis toujours, depuis le jardin de tante Marthe, depuis l'été qui gorge la petite excroissance chétive d'un soleil de plus en plus ardent, depuis la déchirure qu'y faisaient mes dents pour asperger ma langue d'un jus généreux, tiède et riche que la fraîcheur des réfrigérateurs, l'affront des vinaigres et la fausse noblesse de l'huile masquent en sa générosité essentielle. Sucre, eau, fruit, pulpe, liquide ou solide? La tomate crue, dévorée dans le jardin sitôt récoltée, c'est la corne d'abondance des sensations simples, une cascade qui essaime dans la bouche et en réunit tous les plaisirs. La résistance de la peau tendue, juste un peu, juste assez, le fondant des tissus, de cette liqueur pépineuse qui s'écoule au coin des lèvres et qu'on essuie sans crainte d'en tâcher ses doigts, cette petite boule charnue qui déverse en nous des torrents de nature: voilà la tomate, voilà l'aventure." (p.61)

Désolée si la critique est succincte, mais parfois c'est tellement beau qu'on ne trouve pas les mots...


Ce livre a naturellement sa place dans les challenges de Syl "Livres gourmands" et  Evy "Douce France"

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 Challenge-douce-France

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18 mai 2012

"Accès direct à la plage"- Jean-Philippe Blondel

 51AAESXSS6LEncore un prêt de Philisine et une bonne pioche de plus avec  cet auteur que je ne connaissais pas. Un grand merci  à toi, ma p'tite Phili ! 

C'est amusant, mais j'avais un a priori sur ce livre. Pas négatif, mais sans doute à cause du titre, j'ai imaginé quelque chose de léger, une lecture toute fraîche, des rencontres amoureuses au bord de l'eau, des amours de vacances... J'ai pensé : "tiens Phili veut que je me détende "... Je me suis trompée. Ce livre n'a que les apparences de la légèreté. Il est grave et bien plus profond que son titre et sa couverture bleutée ne le laissent supposer. 

Des rencontres, le roman en est truffé. Des couples, des familles, des amants, des enfants qui deviendront des adultes, dont les destins se croisent à différentes époques, au travers d'évènements parfois dramatiques, de 1972 à 2002, en divers lieux, tous proches de la mer : Capbreton, Arromanches, Hyeres, Perros-Guirec... Chaque titre de chapitre porte le nom d'un personnage et il m'a fallu un peu de temps pour établir des liens entre eux, pas évidents de prime abord. Afin d'être sûre de tout comprendre, de ne pas laisser échapper des éléments de l'intrigue (des intrigues !) que je sentais se profiler au fil des pages, je suis retournée en arrière plusieurs fois pour relire certains chapitres. Je n'ai pas regretté ce petit effort, car incontestablement ce livre le mérite. La construction est d'une grande originalité, non seulement grâce au chapitrage, aux croisements que l'on découvre tout au long de la lecture, mais aussi par l'insertion de documents à la fin ( lettres, articles de journaux) qui m'ont confirmé que j'avais tout bien compris (ouf !) .

Ce livre est suprenant à plus d'un titre : surprenant par sa composition, mais aussi et surtout par la force et la gravité de son propos. Les relations parents-enfants, entre autres, sont évoquées sous un jour cruel, mais qui sonne terriblement juste. J'ai aimé l'écriture de Blondel, lapidaire, pleine d'émotion contenue. Elle touche au coeur.

J'ai envie de continuer l'aventure avec cet auteur.  ça tombe bien Philisine... :-) 


Un extrait, que j'ai trouvé très fort :

"Papa?

Oui, Eva. Qu'est-ce qu'il y a mon coeur?

Papa, tu nous emmerdes.

Silence. A peine brisé par la poêle que ma mère vient de lâcher qui s'est écrasée sur le sol de la cuisine.

Papa, tu nous emmerdes vraiment. Tu nous bassines toute la journée avec ton voyage à la noix. Tu ne vas pas passer le restant de tes jours à raconter en long en large et en travers un séjour de trois semaines aux Etats-Unis alors que personne n'en a rien à cirer. Tu ne vas pas non plus continuer à passer tes nerfs sur Christophe alors qu'il n'a rien fait. Tu te comportes exactement comme ton père se comportait avec toi. (...)

Et tu sais quoi, Boris, il n'a pas trouvé de travail à la poste. Il fout rien, Boris, cet été. Mais il ne serait pas venu avec nous pour un empire. A cause de toi. Tellement t'es chiant. Tellement tu fais chier tout le monde.

Tout ça en souriant, le visage doux comme un oiseau tombé du nid, les grands yeux bleus innocents.(...)

Il se lève avec difficulté. Il respire fort.(...) D'un seul coup, il se précipite vers la porte et il sort à toute vitesse. Il pleure. Je l'entends pleurer. Il s'éloigne mais je l'entends quand même.(...)

Elle dit seulement : j'ai bien fait, non?

Je hoche la tête.

Maman hoche la tête.

Je ne voudrais pas être mon père. " (p.66)


D'autres avis chez George, Miss Alfie et bien sûr Philisine... 


Et une contribution au challenge "Douce France" d'Evy.   

Challenge-douce-France



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17 mai 2012

"Le jeudi, c'est citation"

775617785"Chaque matin, elle descendait avant tout le monde pour confectionner le petit déjeuner dans la cuisine. C'était son meilleur moment.

En regardant le lait bouillir, elle faisait sa barre sur la table. Elle la faisait aussi poussée que son embonpoint le lui permettait et aussi légèrement que possible pour ne pas réveiller la maisonnée. Son seul regret était de devoir la faire en pantoufles; les chaussons de satin dépassant de sa robe de chambre en nylon matelassée n'auraient pas manqué d'attirer l'attention. Pour atténuer sa déception, elle avait l'habitude de faire semblant avant de commencer, de nouer autour de ses mollets le ruban rose de ses chaussons imaginaires. C'était le geste magique qui lui permettait d'entrer dans la réalité de son rêve."

                                                      Paul Fournel, "Le tutu" in Les grosses rêveuses (1982)


Chez Chiffonnette, on cite tous les jeudis. (si on en a envie...)

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16 mai 2012

Marceline Loridan-Ivens- "Le Grand Entretien"

MLIAujourd'hui, pas de chroniques de livres. J'ai juste envie de dire quelques mots sur Marceline Loridan-Ivens. Juive, elle est déportée à Birkenau à l'âge de 15 ans. Elle y passera dix-huit mois.

Cette dame, aujourd'hui âgée de 84 ans, est l'auteur d'un film "La petite prairie aux bouleaux" et de "Ma vie Balagan". Elle y raconte l'indicible... Je n'ai pas encore lu le livre ni vu le film. J'ai en revanche écouté la série d'entretiens qu'elle a récemment accordée à François Busnel sur France Inter.

Marceline Loridan-Ivens rappelle le petit nombre de déportés encore en vie en France. Seulement 140... Lorsqu'ils auront disparu, il ne faut pas que l'Histoire disparaisse avec eux. Alors Marceline Loridan parle. Elle décrit l'innommable. Son témoignage est dur, bouleversant, mais indispensable, pour que jamais de telles horreurs ne se reproduisent... Je vous engage à l'écouter. Les entretiens sont disponibles dans les archives de France Inter.

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens-i

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens-ii

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens-iii

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens-iv

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens-v

 Sur le blog Les livres d'Eden , on a lu "La part de L'autre", d'Eric Emmanuel Schmitt. Un roman que pour ma part, j'avais beaucoup aimé...


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15 mai 2012

"Le mardi sur son 31"

Aujourd'hui à la page 31 du roman de Jean-Philippe Blondel "Accès direct à la plage"... oui, juste ça.

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Une idée de Sophie.

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14 mai 2012

"Ouatann"- Azza Filali

0Voilà un beau roman que je n'aurais pas sans doute pas lu si Philisine n'avait pas eu la gentillesse de me le prêter.  ça aurait été dommage de passer à côté... on n'est pas loin du coup de coeur en ce qui me concerne. Merci mille fois ma copinaute  !

 2008. La Tunisie, le soleil, la mer...  les apparences, pourtant très belles, sont trompeuses. La jeunesse, privée d'espoir, d'avenir, traîne son mal de vivre dans un pays où la corruption règne en maître. C'est une Tunisie sans fard que nous montre Azza Filali dans ce roman où vont se croiser Michkat, une avocate divorcée, Rached, un fonctionnaire avide d'argent, et Naceur, ingénieur au lourd passé. Au coeur du récit, la maison du père de Michkat, à Bizerte. Elle va servir de refuge à Naceur, placé sous la surveillance de Rached. On découvre peu à peu le pourquoi de cette protection rapprochée et le suspense, maintenu pendant une bonne partie du roman, est digne du meilleur policier. Si j'en disais plus, j'en dirais trop, je m'arrête donc là pour le résumé.

 J'ai été happée par cette histoire dès les premières lignes, sûrement grâce à une narration au présent et à la première personne extrêmement vivante (pour les chapitres Michkat) en alternance avec des chapitres au passé, tout aussi dynamiques. Ce n'est pas tout. La réussite de ce roman tient pour une grande part dans ses personnages, à la fois troublants, horripilants et touchants. Mansour, Lahzar, Abderrazak, Achraf...  ils sont nombreux à évoluer autour du trio Rached/ Naceur/Michkat. L'auteur se garde bien de leur coller une étiquette, comme dans la vie, les choses ne sont pas si simples. Il s'attache à montrer à quel point la perte des valeurs, la pauvreté, l'absence d'espérance peuvent conduire au pire chez des êtres pas forcément pourris au départ... Rached et surtout le petit Achraf en feront l'amère expérience.

Les évènements qui ont secoué le pays en 2011 prennent tout leur sens à la lecture de ce roman. On en sort ému et admiratif : Azza Filali dit tant de choses essentielles sans négliger une seule seconde le romanesque... Bravo.

"Qui te parle d'être humain? Regarde autour de toi ! Où vois-tu des êtres humains? (...) J'ai longtemps rêvé d'ouvrir une épicerie, mais mon père était pauvre(...) un jour je suis allé à Bizerte, on disait que le gouverneur accordait des prêts pour réaliser de petits projets. J'ai été reçu par un responsable qui m'a demandé si j'étais envoyé par Si Béchir, j'ai répondu que je n'étais envoyé par personne, alors il m'a dit d'inscrire mon nom dans un registre., on me convoquerait lorsque mon tour viendrait. C'était il y a trente ans, mon tour n'est pas encore arrivé." (p. 363)

L'avis de Philisine ici.

 

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