Aux Bouquins Garnis

25 septembre 2016

Gourmandises du dimanche- Tomate burger et potatoes :)

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Dernière semaine de cuisine américaine pour le mois de Titine, mais il n'est pas dit que je ne continuerai pas un peu, car j'ai quelques belles recettes à vous faire partager... ! Chez nous, on mange américain régulièrement, mais on adapte à nos palais français... Comme ici, avec cette super recette de burger, plus light que l'original car le pain est remplacé par de belles tomates ! Oui, oui, c'est possible ! C'est Cook'n box qui propose et c'est moi qui cuisine, inspirée par Céline, du blog "Les pépites de Noisette".

Les ingrédients sont nombreux et heureusement faciles à trouver, sinon comme toujours on adapte, en gardant les tomates et la viande, quand même, sinon on change carrément de recette :))

Pour les burgers, il faut :

  • 4 grosses tomates type coeur de boeuf 
  • 4  bons steaks hachés
  • 4 feuilles de laitue (ou autre)
  • 1 gros oignon
  • 100g de caviar de tomates séchées
  • 120g de fromage bleu (pour la french touch)

Pour les potatoes :

  • 1kg de pommes de terre
  • 1 cuillères à soupe d’herbes de Provence
  • 1 cuillère à café de poudre d’ail (pas mis)
  • 3 cuillères à soupe d’huile
  • 2 cuillères à soupe de farine

 On commence par laver les patates et  on les coupe en lamelles type potatoes. Dans un bol, on mélange les pommes de terre coupées avec les herbes de Provence, l’ail, du sel et du poivre et l’huile. On touille et on farine. Je mets tout dans un grand tup et je secoue. Le coup du sac congélation, ça marche aussi :)

On étale les potatoes sur une plaque en les séparant bien et on les enfourne 20 à 30 minutes en retournant à mi-cuisson, on surveille car cela dépend du four !

Pour les burgers :

 On coupe les tomates en deux et on les évide. Je mets un peu de sel pour dégorger. Je les laisse reposer dans la passoire. Je les mets ensuite au four 10 minutes.

On coupe l’oignon en belles rondelles. On les fait revenir à la poêle dans un peu d'huile jusqu'à ce qu'ils colorent un peu. (j'adore, ça sent bon, je suis folle d'oignons depuis toujours, ma mère m'appelait Madame Oignon quand j'étais petite, madame Courgette aussi...)

Dans la même poêle on fait cuire les steaks, à vif sur les deux faces, puis à feu moyen. Céline dit une minute, pour moi c'est trop peu, même si j'adore la viande saignante, là c'est carrément cru (mes steaks étaient très épais, cela dit) et le but n'est pas de manger un tartare. Donc on fait cuire un peu. 

On sort les tomates du four, on badigeonne l'intérieur de caviar de tomates, on pose le steak, les lamelles d'oignons, le fromage, on passe au four cinq, huit ou dix minutes, on rajoute la feuille de salade ensuite, (j'ai zappé alors que la salade était nettoyée et n'attendait plus que ça, de rejoindre le sandwich, mais on avait trop faim...) la deuxième moitié de tomates, et on déguste avec les potatoes maison.

Pour ne pas avoir plein de flotte dans le pain, je conseille de bien dégorger les tomates, de les couper un peu à la base car l'eau s'évacue ainsi dans le plat. Sinon gare à la piscine !

C'est vaiment très bon, mais croyez-moi si vous voulez... rien ne remplace le pain :)))))

Les recettes des autres marmitonnes, c'est par ici, chez Syl :)

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19 septembre 2016

Trois hommes deux chiens et une langouste- Iain Levison

 

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"La pluie, bof. Pas si affreux que ça. Ils savaient tous les deux que c'était mieux que de rentrer chez soi."

 C'est l'histoire de trois copains, Mitch, Doug et Kevin. Le premier travaille dans un magasin, le second dans un restaurant, le troisième promène des chiens de riches. Ces gars là sont de braves losers, adeptes de la pipe à herbe, ce petit plaisir qu'il faut bien payer, tout comme les factures qui s'accumulent. Comble de malchance, Mitch et Doug viennent de perdre leur emploi... Acculés, les lascars s'appliquent à devenir de parfaits voleurs et tentent de monter des coups, sans aucun succès. Et puis il y a THE plan, celui qui va faire d'eux des hommes riches, les sortir enfin de la lose qui leur colle aux baskets : le cambriolage d'une banque...

Les personnages sont attachants, les situations à la fois cocasses et pathétiques (quand on vole une Ferrari, mieux vaut prévoir qu'il existe une invention très moderne qu'on appelle la géolocalisation...) Sous un vernis comique voire déjanté, Levison laisse entrevoir une réalité pas franchement drôle mais hélas très actuelle : la précarité, la volonté désespérée de trouver sa place dans la société, volonté qui se heurte systématiquement à un mur... même si les trois garçons ne sont pas bien malins, ils ont quelques rêves pas démesurés. Tout ce qu'ils entreprennent ressemble pourtant à l'ascension de l'Everest... La faute à leur inertie, à leur manque de débrouillardise, à ce coin sinistré des Etats Unis (la Pennsylvanie) où ils végètent et où les sociétés mettent la clef sous la porte les unes après les autres...

 J'ai passé un très bon moment avec les antihéros de Levison. L'écriture est plaisante, le rythme" cinématographique" : leurs mésaventures se déroulent sous nos yeux, comme dans un film. Le regard de l'auteur, lucide et plein d'humour, prouve que les deux ne sont pas incompatibles. Quant à la fin, qui donne le coup de grâce, elle est vraiment réussie !

"Ils avaient avalé toutes les conneries qu'on leur avait servies sur la possibilité qu'ils aient un avenir. Leur avenir était de travailler ou crever de faim, et le travail était de plus en plus dur à trouver."

Keisha l'a lu, Bibliolingus également

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18 septembre 2016

Gourmandises du dimanche- baguettes viennoises aux pépites de chocolat

 


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Je laisse l'Amérique de côté ce dimanche pour un peu de boulange, et parce que cheffe Syl nous laisse carte blanche (voir tout en  bas le p'tit logo qu'elle a imaginé pour Aspho et que je lui emprunte allègrement)

Les baguettes viennoises de Nad m'ont donné très envie et je me suis lancée, pour un résultat vraiment super sympa ! Pour réaliser ses baguettes, Nad utilise le Thermomix que je n'ai pas. J'ai donc adapté sa recette et l'ai mixée avec celle des Petits plats dans les grands, qui fait son pétrissage au robot.

Ca vous tente, des jolies baguettes viennoises toutes chaudes et dorées pour le petit déj? (toi qui dis non, là bas au fond, je ne te crois pas !)

 Pour 4 baguettes, il vous faut :

  • 240 g de lait
  • 2 cc de levure de boulanger déshydratée (ou 20 g de levure fraîche)
  • 1 oeuf
  • 70 g de beurre
  • 70 g de sucre 
  • 500 g de farine (de la T45 ici)
  • 1 cc de sel
  • environ 100 g de pépites de chocolat (noir pour moi)

Vous commencez par mettre le lait tiède dans la cuve du robot et délayer la levure dans le lait. Ajoutez la farine le sucre et le sel (houps, j'ai mis le sucre après le premier pétrissage, fâcheux oubli, ma pâte était du coup un peu granuleuse, pas grave mais bon ...)

Ensuite vous devez pétrir la pâte obtenue au robot pendant environ cinq minutes, ou à la main si vous êtes costaud et courageux. Moi je fais bosser Kitchou. C'est pour ça qu'on l'paye

Ajoutez le beurre mou en morceaux, l'oeuf, et pétrissez dix bonnes dix minutes (ou faites pétrir... votre mari votre chat vos enfants ou encore Kitchou, de loin le plus efficace à mon avis)

Formez une boule et laissez la pâte doubler de volume, dans un saladier, au chaud sous un torchon, une bonne heure.

Ensuite, sur un plan de travail légèrement fariné, dégazez la boule de pâte qui est assez collante (mettez-lui un bon coup de poing, voire deux, elle va dégazer, vous allez voir...), j'ai dû la refariner un peu. Puis séparez-la en quatre pâtons à peu près égaux (je dis à peu près car pour ma part, j'ai toujours une boule plus grosse que les autres, rien à faire, c'est le drame de ma vie) que vous allez étaler avec les mains, histoire d'y glisser les pépites de chocolat. Refermez bien les baguettes en pinçant, façonnez-les en boudins. Déposez vos baguettes sur une plaque ou sur une tôle à baguettes. Laissez lever à nouveau quarante-cinq minutes, toujours au chaud sous torchon.

Préchauffez votre four chaleur tournante à 190°C. Badigeonnez les baguettes avec du jaune d'oeuf additionné d'un peu d'eau, incisez à intervalles réguliers avec un couteau et glissez au four quinze minutes.

Elles étaient très bonnes mes baguettes, bien moelleuses, mais mon p'tit mari aurait aimé qu'elles soient plus sucrées. Si vous êtes bec sugar comme lui, rien ne vous empêche d'en mettre davantage !

Bon dimanche :-)

Les copines marmitonnes ont-elles joué la carte de l'Amérique cette semaine? Allons voir chez Syl :)

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14 septembre 2016

Les copines vous invitent au cinéma :) petit challenge "Un ano con Almodovar" !

 

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Avec ma copine Pousse de Ginkgo, on aime faire des trucs ensemble : parler bouquins, de tout et de rien, boire du bubble tea aux perles de yaourt, cuisiner... et regarder des films !

Une idée a germé il y a quelque temps dans nos petite têtes : organiser un challenge cinéma en braquant le projecteur sur un réalisateur en particulier. On a choisi Pedro Almodovar (Vive le cinéma espagnol!) car sa filmographie est riche et variée, dramatique et comique, un peu baroque, beaucoup barrée ! De quoi tenir et se faire plaisir au moins une année !

Nous avons concocté un petit planning de visionnage régulier dont nous parlerons sur nos blogs tous les premiers du mois à compter d'octobre 2016. Vous pouvez suivre l'ordre ou pas, la seule condition étant de publier le 1e ou le 2 du mois, et de parler d'un film d'Almodovar :)) Pour Pialat ou Woody Allen, c'est pas ici (un jour peut-être)

Si ça vous tente, on est ravies ! Pensez s'il vous plaît à poster le joli logo ci-dessous préparé avec amour par Pousse et à faire le lien vers nos deux blogs. Vous avez le loisir de commenter et de laisser vos liens chez Pousse ou chez Comète, ou les deux :) 

Alors on vous attend pour une petite toile espagnole le 1er octobre :)

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12 septembre 2016

La petite communiste qui ne souriait jamais- Lola Lafon

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 "Elle jette la pesanteur par-dessus son épaule, son corps frêle se fait de la place dans l’atmosphère pour s’y lover"

Un train de retard, la Comète. Il faut dire que je ne m'intéresse pas le moins du monde à la gymnastique et Nadia Comaneci... pfiouuu... c'est loin tout ça. J'ai donc failli passer à côté de ce beau roman et c'est un documentaire très intéressant d'Arte sur cette fabuleuse gymnaste (sur lequel je suis tombée par hasard) qui a éveillé ma curiosité. "Et pourquoi est-ce que je ne lirai pas "La petite communiste qui ne souriait jamais"? me suis-je dit après l'émission. Voilà, c'est fait.

Lola Lafon revient sur la vie et la carrière extraordinaire de Nadia Comaneci, petit prodige roumain de la gymnastique qui à seulement quatorze ans, fut la première à obtenir la note maximale aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976. Parcours marqué par des victoires éclatantes, une discipline de fer, une brutalité faite au corps qui n'est plus rien d'autre qu'une machine à gagner, sous la houlette du terrible coach Bela et la surveillance étroite du régime roumain en place. Puis il y eut les échecs de Nadia, la violence des médias et du système à son égard, sa fuite aux Etats-Unis, sa prise de poids, la descente aux enfers, sa relation sulfureuse avec le fils du dictateur... 

 Tout cela est déjà très prenant. Mais l'auteure parvient à rendre son récit encore plus passionnant en montant de toute pièce une interview imaginaire de la championne : Lola Lafon dialogue avec Nadia, et celle-ci commente, rectifie, proteste, se fâche, donne sa version parfois dissonnante de l'histoire, de l'époque (nous sommes en pleine dictature Ceaușescu, de la Roumanie d'alors nous avons une vision très floue, stéréotypée). Ce contrepoint imaginaire fait de "La petite communiste"  un document assez exceptionnel, entre le roman, la biographie... inclassable, en fait. Et cette plume incroyable. énergique, poétique... Je ne connaissais pas Lola Lafon. C'est une bien belle surprise (La Comète a rattrapé le train...) !

 

 "Et... Est-ce qu'elle ne pourrait pas sourire un peu ? Elle soupire. Désolée, mais si mon pied mord la bande après une diagonale de saltos, même de trois centimètres (elle lève sa main et déplie le pouce, l'index et le majeur), je suis pénalisée. Alors oui, elle sait sourire, mais une fois sa mission accomplie."

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11 septembre 2016

Gourmandises du dimanche- Salade Ceasar

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Je poursuis ce mois américain organisé par Titine avec une superbe salade, j'ai nommé la Salade Ceasar.

Un délice bien riche, bien garni, bien américain, un vrai régal !

Comme souvent, c'est Cook'n box qui propose, aidé en cela par Cheffe Céline, du blog Les pépites de Noisette.

Let's go !

 Pour la salade il vous faut :

1 salade romaine (ou batavia, ou autre...)

  • 250g de tomates cerises
  • 4 oeufs
  • 4 tranches de lard fumé
  • 2 escalopes de poulet
  • 12 anchois marinés
  • 100g de parmesan frais
  • 1 pain de campagne

 Et pour la sauce

  • 1 yaourt à la grecque
  • 1/2 citron
  • 2 anchois
  • 2 petites gousses d’ail
  • 2 cuillères à soupe de parmesan rapé
  • 2 cuillères à café de sauce worcestershire 
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive

Commencez par faire cuire les oeufs dix minutes. Rafraîchissez-les et écalez-les.

Coupez le pain, arrosé d'huile d'olive, de sel, de poivre, d'ail, de thym ( ces derniers en option mais c'est bon... ) en petits cubes. Etalez sur une plaque et glissez au four  jusqu’à ce qu’ils deviennent croustillants.

Dans une poêle bien chaude, faites griller les tranches de bacon. Réservez-les sur du papier absorbant. Dans la même poêle, faites griller les escalopes de poulet dix minutes (ajoutez une cuillère à café de sucre en fin de cuisson pour les caraméliser).

Coupez les tomates cerises, le parmesan en lamelles, les oeufs durs en quatre, coupez la salade en épaisses lamelles.

Mélangez tous les ingrédients de la sauce et passez au blender quelques secondes pour une jolie texture (là encore, c'est en option, on peut juste touiller avec une fourchette)

Superposez tous les ingrédients en commençant par la salade et arrosez de cette délicieuse sauce. 

Trop trop trop bon !

                                                              

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Les autres gourmandises chez Syl :))

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06 septembre 2016

De quelques amoureux des livres...- Philippe Claudel

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Il y eut ainsi depuis des siècles, vivant dans une opaque et insoupçonnable solitude, des créatures qui pensaient que ce qui sourdait de leur cerveau et se traduisait en un assemblage de mots pouvait à l'humanité servir."

Philippe Claudel sait décidément tout faire... romans graves et émouvants, nouvelles noires, recueils de souvenirs olfactifs, savoureuses pochades (pas dépréciatif dans ce cas précis, j'adoooore Philippe Claudel, jamais je ne dirai un mot de travers sur lui, sachez-le) comme "De quelques amoureux des livres..." dont je me suis délectée. Il est question dans ce petit ouvrage d'écrivains en substance qui n'obtiendront jamais le Graal pour diverses raisons, de la plus banale ("celui qui se persuada que pour devenir écrivain il suffisait de le vouloir") à la plus folle (par exemple  "ce mathématicien qui conçut une intrigue puis la réduisit en équations, ce qui donna un livre (...) compréhensible par lui seul"). En trois ou quatre lignes, guère plus, c'est le devenir tragique de celui qui rêve et passe immanquablement à côté de son livre, de son chef-d'oeuvre, de sa vie même, que Claudel esquisse. Ces textes, malgré leur brièveté (ou grâce à elle) possèdent un charme et une force qui donnent envie de les découvrir sous une forme plus longue, pourquoi pas... (note l'idée Philippe, je te l'offre généreusement :))

C'est drôle, élégant, poétique, superbement écrit, très noir. Le format très aéré permet de picorer ça et là, ou d'avaler ce bijou d'une traite, selon l'envie. Pour ma part, j'ai fait durer le plaisir en le laissant dans mon sac et en réservant sa lecture pour quelques courts trajets dans les transports en commun.

Une petite merveille, à lire et à relire !

 

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04 septembre 2016

Gourmandises du dimanche- Crevettes à la Nouvelle-Orleans !

 

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Les gourmandises dominicales sont de retour :) tout le mois de septembre est consacré à l'Amérique, grâce à Titine, et que ce soit en littérature ou en cuisine, il y a de quoi faire ! Je lis des livres américains toute l'année, je ne pense pas en lire davantage dans les semaines qui viennent, en revanche, côté cuisine, je suis sûre que je vais m'amuser :)

Je vous propose cette semaine de découvrir une recette de Louisiane, des "crevettes à la Nouvelle-Orléans" proposée par Cook'n box et sa cheffe Céline, du blog Les Pépites de noisette. Toute la famille s'est régalée, j'aurais léché la sauce avec les doigts si j'avais pu...

Un peu long mais j'ai préparé ce délice un dimanche, et ça valait franchement le coup !

Il vous faut :

 Pour les crevettes

  • 500g de grosses crevettes décortiquées 
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillères à café de sauce piment type spiracha (pas mis, j'ai un petit loup et je n'aime pas quand ça pique trop)
  • 2 cuillères à soupe de sauce Worcesteshire (ça oui, j'adore)
  • 4 gousses d’ail
  • 1 cuillère à café de paprika
  • 2 cuillères à café d’origan
  • 1 citron
  • 1 bouquet de persil

 

Pour l’accompagnement

  • 350g de riz 
  • 2 tomates
  • 2 avocats
  • 1 oignon nouveau
  • 1 gousse d’ail
  • 1 cuillère à soupe de jus de citron

La recette :

On commence par faire mariner les crevettes avec l'huile, le paprika, l'origan, etc. Pendant que les crevettes marinent, on fait cuire le riz en suivant le temps de cuisson indiqué sur le paquet (je ne vous ferai pas l'offense de vous expliquer comment faire cuire le riz...) 

On coupe les tomates en dés, les avocats également (avec une giclée de jus de citron sur ces derniers pour les empêcher de noircir) les oignons en lamelles, l'ail émincé ou râpé, on mélange le tout et on laisse reposer au frais.

Ensuite... on n'est pas loin du paradis, plus que quelques minutes...

On fait cuire rapidement les crevettes à la poêle dans un filet d'huile, jusqu'à ce qu'elles rosissent. Ensuite, on les déguste avec le riz, la salsa de tomates, parsemé de persil frais.

C'est tout simplement extraordinaire !

Allons à présent voir chez Syl ce que les autres marmitonnes américaines ont préparé de bon

 

BON DIMANCHE et bonne rentrée pour ceux qui rentrent :)

 

           

                                 

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26 août 2016

La légèreté- Emmanuelle Richard

 

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               "N'attend rien sans pouvoir s'empêcher d'attendre tout"

Ne pas se fier au titre. La tranche de vie adolescente qui nous est contée ici a la légèreté du plomb. Une jeune fille de 14 ans, qui ne sera jamais nommée, est en vacances à l'île de Ré avec ses parents et son petit frère. Tous, sauf ce dernier qui conserve (pour combien de temps?) la naïveté et la fraîcheur de l'enfance, semblent à côté de la plaque. Les parents ont le désir de voir leur fille s'émanciper, lui reprochent un tas de choses (le plus souvent en silence, la communication est difficile dans la famille) elle, l'adolescente, veut bien faire, plaire, aimer, faire l'amour, être aimée, satisfaire papa maman, mais n'arrive pourtant qu'à être mal dans sa peau. Dans l'attente obsessionnelle que quelque chose se passe enfin dans sa vie elle fait paradoxalement tout pour que rien ne se passe... l'adolescente cumule les maladresses, elle est brusque, gauche, ne réagit jamais comme il faut au bon moment, n'accepte pas son corps et son visage qu'elle trouve affreux. La famille est "prolo", entend vivre comme si elle ne l'était pas, sans y parvenir (la scène au restaurant : pas de dessert, on n'a plus faim, est assez terrible... ) et la jeune fille  en a honte. Une honte cuisante et cruelle. Elle aurait préféré le camping...

Alternant un récit à la troisième personne et celui fait par la jeune fille, ce roman remarquable, à l'écriture à la fois moderne et littéraire ( ça pêche peut-être un peu quand c'est l'adolescente qui raconte car c'est "trop" bien écrit, quoique...) m'a beaucoup émue et renvoyé pas mal de choses quant à ma propre période -ingrate- des 14-15 ans. Je ne crois pas qu'on puisse échapper à quelques reminiscences en lisant ce roman douloureux - quand ce ne sont pas des pans entiers de souvenirs qui vous sautent au visage- tant l'auteure fait preuve de justesse et d'acuité dans la description de cette ado tourmentée. Comme Cuné, chez qui j'ai découvert ce livre, j'ai été touchée au coeur, et j'ai trouvé tout cela infiniment triste... 

 

Quelques phrases qui font mal :

 

"J'ai quatorze ans et demi et je suis vieille, et d'année en année ce sera pire, et je ne serai jamais légère"

                                    ***

"A cet instant j'ai décidé que ce serait le premier été et qu'il ne pouvait en être autrement. Le premier été de quoi? Je ne savais pas encore" 

                                   ***

"Et si je restais laide, toujours?"

 

 

Clara l'a lu aussi. Elle a aimé !

 

 

 

 

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19 août 2016

Celle que vous croyez- Camille Laurens

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"Les hommes mûrissent les femmes vieillissent".

Claire Millecam, presque quinquagénaire, est une universitaire, belle et cultivée. Pour surveiller son amant Jo, qu'elle sent se détacher, elle se crée un faux profil Facebook. Elle devient Claire Antunes, une jeune et jolie brune, et entre en contact avec un ami photographe de Jo, Chris. Et ce qui ne devait pas arriver arrive, Chris tombe amoureux de Claire, enfin Camille... c'est la chienlit...

 Ainsi résumé, ce roman pourrait passer pour une honnête tragi-comédie flirtant sur le thème à la mode des réseaux sociaux. Or, il est bien plus que ça. Le lecteur est baladé entre différents narrateurs, chacun ayant sa version de l'histoire, racontée tantôt sous forme de lettres, conversations, confessions... "Celle que vous croyez" est un roman érudit, intelligent, remarquablement écrit, -est-il utile de le préciser lorsqu'on évoque Camille Laurens, quel bonheur que cette écriture si élégante ! - qui réussit à maintenir un équilibre parfait entre le plaisir de lire un excellent roman psychologique et celui d'y trouver une réflexion nourrie sur les femmes, leur place dans la société, le veillissement inéluctable et le désir, toujours légitime en dépit de l'âge, légitimité qu'il faut encore aujourd'hui revendiquer haut et fort.

Une totale réussite !

"Pour les gens comme moi qui ne tolèrent pas l’absence… Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l’attente, on ne peut pas faire son deuil d’une histoire pourtant morte, et en même temps, on surnage dans le virtuel, on s’accroche aux présences factices qui indiquent que l’autre est en ligne"

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