Aux Bouquins Garnis

21 mai 2017

Gourmandises du dimanche -Petits flans andalous

 

                             

cid-2064116_1920

 

 

Je cuisine pas mal ibérique en ce moment, grâce à Sharon qui organise le mois de mai espagnol ( généreusement élargi à l'Amérique du sud dans son ensemble), et à Syl, qui se charge du culinaire tous les dimanches :))

J'ai trouvé ces petits flans andalous chez Patchouka  et ils ont fait le plaisir de ma petite famille hier soir, avec du bon chorizo de chez mon boucher (pas celui tout moche et tout gras des supermarchés, beurk) et une bonne petite salade verte pour accompagner. 

Pour réaliser ces petits flans (au nombre de 6 pour moi) il vous faudra :

3 oeufs

120g de crème fraîche (crème semi-épaisse légère pour moi, et je n'ai pas trop mesuré, j'ai fini une bouteille)

50g de farine

320g de carottes (2 belles carottes pour moi)

120g de chorizo doux (pas pesé, le mien était entre le doux et le relevé)

sel / poivre

Une c à soupe d'épices à paella (il m'en restait d'une paella que je vous proposerai la prochaine fois, Patchouka a choisi de mettre du cumin)

Commencez par préchauffer votre four à180°C.

Dans un saladier, mélangez soigneusement les oeufs, la farine et la crème.

Coupez le chorizo en dés après avoir enlevé la peau.

Râpez les carottes que vous mélangerez à la préparation oeufs/crème/farine

Je me rends compte que je n'ai pas bien lu la recette mais peu importe, Patchouka propose de réserver des rondelles de chorizo et de couper le reste en dés. J'ai mis des rondelles un peu inégales, quelques dés, au fond de mes moules à cannelés (silicone) et j'ai versé la préparation par dessus. C'est tout. J'ai  mis mes cannelés au four pendant 40 minutes.

C'était bien bon et plutôt joli. Il faut attendre un peu avant de démouler et de déguster pour avoir de beaux cannelés qui tiennent :)

                   

IMG_2790

    

Chez Syl, on trouve d'autres recettes, espagnoles ou pas. Les marmitonnes débordent d'imagination :)

                                                              

logomois5

     

                                                            

 

 

 

 


17 mai 2017

Délivrances- Toni Morrison

   

                 

 

310Q5NLXVDL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Vous imaginez combien de Blancs ont dans les veines du sang noir qui circule et qui se cache ? Devinez. Vingt pour cent, à ce que j'ai entendu".

 

 Lulu Ann est née noire de parents mulâtres. Son père est parti et elle entretient des relations difficiles avec sa mère, qui n'a jamais accepté la couleur de sa fille et lui manifeste un rejet proprement épidermique. Lula Ann doit grandir et se construire avec ce non amour. Devenue adulte, Lula Ann, devenue Bride, conjugue beauté exceptionnelle et réussite professionnelle dans le domaine des cosmétiques. Tout semble lui réussir et pourtant Booker, l'homme qu'elle aime, la quitte brusquement avec ses mots très durs : " tu n'es pas la femme que je veux"...  

J'arrête là mon résumé d'une histoire bien plus complexe que les quelques lignes ci-dessus et qui ne m'a pas convaincue. Je l'avoue c'est mon premier Toni Morrison, et si j'étais bornée (je ne le suis pas naturellement :)), je m'arrêterais là avec cette auteure américaine, pourtant l'une des plus grandes. Non, je n'ai pas aimé "Délivrances". J'y ai trouvé une violence écoeurante, une atmosphère totalement glauque, du fantastique un peu incongru (mais pourquoi pas, passons là-dessus), un personnage principal pas très crédible (une si jeune femme qui devient leader d'une importante marque de cosmétiques, je n'y ai pas cru...), une volonté d'aborder des thèmes cruciaux comme le racisme, les rapports familiaux, le rôle du corps dans les traumatismes de l'enfance et puis la pédophilie (un sujet qui me fait habituellement fuir, mais j'étais déjà lancée et puis avec mon amie Julie nous avions prévu une après-midi discussion autour de ce roman. Finalement on a bu des cafés et on a parlé chiffons) mal exploitée, à mon humble avis. Les personnages secondaires trop nombreux, comme la petite Rain ou l'étrange famille qui héberge Bride après son accident, les malheurs atroces de Booker, tout cela part dans tous les sens et donne dans la surenchère pénible du martyre, de la douleur, de la violence faite aux enfants. C'est le risque lorsqu'on veut trop en dire, on finit par sortir quelque chose d'un peu beaucoup brouillon et d'inutilement glauque. 

La forme ne m'a pas davantage séduite. J'ai trouvé qu'utiliser plusieurs personnages pour raconter l'histoire (en plus de quelques chapitres à la troisième personne) était ici sans utilité. Ok le roman choral est à la mode, mais quand on s'appelle Toni Morrison, qu'en a-t-on affaire de la mode? Un bon vieux narrateur omniscient suffit parfois. Pourquoi faire compliqué et moyennement réussi quand on peut faire simple et efficace? 

Je n'ai pas aimé "Délivrances", mais comme je le disais plus haut, je ne suis pas bornée et suis persuadée que Toni Morrison a écrit de grands romans susceptibles de toucher mon coeur de pierre. Donc je retenterai. Vos conseils chers lecteurs seront les bienvenus :)

 "Elle m’a fait peur, tellement elle était noire. Noire comme la nuit, noir comme le Soudan. Moi, je suis claire de peau, avec de beaux cheveux, ce qu’on appelle une mulâtre au teint blond, et le père de Lula Ann aussi. Y a personne dans ma famille qui se rapproche de cette couleur. Ce que je peux imaginer de plus ressemblant c’est le goudron"

Posté par Une Comete à 14:52 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,

14 mai 2017

Pas de recette, mais des fleurs

Notre amie Asphodèle est plongée dans le chagrin et les marmitonnes n'avaient pas envie de faire la popotte en ce dimanche... Pas le coeur à ça. 

 Mes pensées se tournent vers notre chère Aspho, qui illumine la blogosphère de son joli sourire et de son incroyable gentillesse depuis maintenant quelques années. 

Pas de recette, mais une fleur pour te dire que je partage ta peine.

                               

FullSizeRender

 

 

Posté par Une Comete à 06:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

12 mai 2017

Etats d'esprit du vendredi :)

    

10pourcent

     "Quand je suis passée des mecs aux filles, j'ai eu l'impression de passer du bac à sable au terrain de foot"  (Andrea in "Dix pour cent")

                                                                                                      

Mes Etats d'esprit sont de retour aujourd'hui, après une semaine de vacances. La semaine dernière, c'était trop compliqué d'exprimer la tension grandissante face à l'échéance électorale, il valait mieux faire un break ... L'idée de ce rendez-vous est née bien sûr du cerveau frétillant de Zenopia et The Postman :)

 


Fatigue : je voudrais dormir mais je lis et je procrastine. Hier j'ai regardé" Dix pour cent" en décalé par rapport à l'heure normale... et je me suis couchée tard. Donc aujourd'hui j'ai sommeil.

Humeur : bonne ! Bonne ! Bonne !

Estomac : une salade à midi ,industrielle mais plutôt bonne et beaucoup trop de chocolat

Condition physique: bonne :))

Esprit : en effervescence, part dans tous les sens. Je suis contente et soulagée, je lève les bras au ciel et je crie "en marche !"

Boulot : Je m'occupe de mon pré carré, autrement dit le collège, c'est déjà bien. Je vais pas en plus gérer les bagarres au square, madame.

Culture : beaucoup de radio et pas mal de presse ces derniers jours. Mon abonnement numérique à Libé fonctionne plutôt bien /Tiens je ne savais pas que l'imprimé africain aux couleurs vives que l'on voit un peu partout était appelé le "wax"/ la saison 2 de "Dix pour cent" est déjà finie... vivement la prochaine !

penser à : aller faire pipi et boire un peu avant le CA de ce soir

Avis perso : je l'ai assez donné, il me semble :)) Donc je dirai que le moineau est un mignon petit oiseau. C'est consensuel, ça. Ah oui quand même : laissez la femme de Macron tranquilllllllllllllleeeeeee ! Allez Brigitte !!!!!

Message perso :ne pleure pas, c'est toi la plus belle.

Loulou : je dois soigner ses petits ongles, y'a un vilain champignon qui s'est logé dessus. Je l'aime. Chante "ne pleure pas Jeannette" à tue-tête 

Amitié :  j'espère qu'elle est bien arrivée à New-York et j'ai hâte de la revoir

Love : en mode râlage, en mode anti-système, en mode révolte, en mode football

Divers : en Italie, un homme a assassiné sa voisine dont le perroquet l'insultait à longueur de journée.

Courses : la box est arrivée hier, le contenu était bien sympa (des merguez, de la rhubarbe, des pains à hamburgers...) 

Sortie : je sais pas trop, une expo au Centre Pompidou me tente bien, celle de Walker Evans et ses portraits, mais c'est pas pour tout de suite

Envie de : prendre du temps pour écrire des nouvelles qui fourmillent dans ma tête   

zic :  Mon cher Gaël... à toi l'honneur cette semaine ! 

Posté par Une Comete à 06:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

10 mai 2017

D'acier- Silvia Avallone

90236794_o

"Elle avait l'air de ne connaître du monde, que le meilleur côté"

Deux adolescentes se veulent amies pour la vie, rien ne pourra les séparer, ainsi en ont-elles décidé. A Piombino, ville italienne ouvrière faisant face à l'île d'Elbe, Ana et Francesca ont leur amitié pour seule richesse. Leur beauté suscite bien du désir et des jalousies, mais elles n'en ont cure. Elles s'accrochent à leur amitié lumineuse et solide comme l'acier, réponse insolente à l'acierie qui noircit quotidiennement le ciel de Piombino de sa fumée. La crise n'a pas épargné Piombino et autour des deux jeunes filles, gravitent des pères violents, des mères dépassées et épuisées, du sexe qui s'achète et se vend, de la drogue, de l'inceste... le tout sous un soleil plombé et une chaleur accablante.

Il n'est pas gai le premier roman de Silvia Avallone, que je découvre après le merveilleux "L'amie prodigieuse". Les deux romans ont pour point commun le récit d'une folle amitié entre deux filles mais il me semble que leur ressemblance s'arrête là. "D'acier" se déroule dans les années 2000 et nous ne verrons pas Ana et Francesca évoluer au delà de l'adolescence, contrairement aux héroïnes de "L'amie prodigieuse," devenu une saga en plusieurs volumes. Silvia Avallone concentre sa narration sur une période de la vie de ses personnages, à savoir l'adolescence, et tout ce qu'elle comporte de rêves, d'espoir, d'absolu et de désillusions fracassantes aussi. Elle le fait très bien et "D'acier" se lit d'une traite : il est du genre page-turner, on a envie de savoir ce qui va se passer et ne pas le lâcher. Silvia Avallone a du style, son écriture est à la fois limpide, heurtée, familière et poétique. Il se dégage de ce roman une belle fougue qui colle avec le sujet. Toutefois, j'émettrais bien quelques réserves à l'endroit des clichés auquels "D'acier" n'échappe malheureusement pas.

 Les personnages plutôt bien campés et intéressants, les adolescents surtout, manquent tout de même de nuances : Ana et Francesca sont belles, certes. Elles sont très belles, oui. Tellement belles qu'elles éclipsent toutes les filles à l'horizon, qui ne sont pas juste insignifiantes ou moins jolies... Non, toutes celles qui entourent les deux adolescentes se révèlent irrémédiablement moches." Boudin" pour citer Silvia Avallone. L'auteur ne fait pas dans la dentelle et j'aurais aimé trouver Ana et Francesca plus sympathiques. Difficile de s'attacher à elles tant elles sont horripilantes. ok, les ados sont parfois bruts de décoffrage mais dans le cas présent et lorsqu'il s'agit de littérature, c'est dommage. Le roman aurait gagné à être un peu plus subtil et un poil moins mélodramatique. Pour tout dire, je me suis demandée par moments si je ne lisais pas un roman pour adolescents, qui est un genre que j'apprécie disons... moyennement. Enfin, tout cela pour dire que j'aime les situations un peu moins tranchées, les personnages moins comme ci comme ça... "D'acier" pour moi, n'est pas au niveau de "L'amie prodigieuse" tout en restant une lecture agréable, pleine d'émotions, un livre bien écrit que je recommande pour l'été, par exemple. Mais je ne sais pas si j'en garderai longtemps le souvenir.    

                                                    ***

 

"Cette espèce de furie qui accompagne l'éclosion du corps, quand tu as treize ans et que tu ne sais pas quoi en faire"

                                                   ***

"Parce qu'on est nées ensemble, on habite ensemble, on mourra ensemble et on fera tout ensemble"

Posté par Une Comete à 15:43 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,


07 mai 2017

Gourmandises du dimanche - Salade de boulgour au saumon fumé pour un pique-nique :)

picnic-977866_1920

A l'occasion de l'anniversaire de notre copine marmitonne Sandrion Syl organise ce dimanche un gigantesque pique-nique ! Nappes à carreaux fourchettes en plastique et gourmandises de toutes sortes sont à l'honneur pour un déjeuner sur l'herbe, au soleil...

Pour ma part, j'ai préparé une belle salade de boulgour au saumon fumé, dont la recette m'a été proposée par la box QuiToque. Bonne et originale, avec ses pickles de carotte faits maison, idéale à transporter et à manger en extérieur. Un régal de fraîcheur ! 

Pour cette belle salade, il faut :

1 carotte, du vinaigre, 150g de boulgour, 1 quart d'oignon jaune, 1 pomme gala, des feuilles de roquette(mesclun pour moi), ciboulette, tartare de saumon fumé, 1 yaourt,  1 c à soupe de moutarde, 1 c à soupe d'huile d'olive (2 pour moi),1 cuillère à soupe d'eau.

Faites cuire le boulgour dans de l'eau bouillante salée pendant environ 10 minutes. Il doit être tendre.

Pendant la cuisson du boulgour, épluchez la carotte et coupez-la en fins bâtonnets. Mettez-les bâtonnets  avec du vinaigre (balsamique pour moi) dans une petite casserole, ajoutez de l'eau pour couvrir le tout. Portez le tout à ébullition et laissez cuire 5 min pour que les bâtonnets restent croquants.

Composez votre salade, en disposant les ingrédients dans un saladier :

Pelez et ciselez l'oignon, épluchez la pomme, coupez-la en dés, ajoutez la salade mesclun ou roquette rincée et égouttée et le tartare de saumon fumé.

Dans un bol, préparez une vinaigrette en mélangeant le yaourt, la moutarde, l'huile d'olive et l'eau. Ajoutez au saladier les carottes cuites, le boulgour cuit, égoutté et passé sous l'eau froide. Assaisonnez avec la vinaigrette, parsemez de ciboulette ciselée.

Si vous transportez la salade pour un pique-nique, gardez la vinaigrette dans un pot au frais dans la glacière et mélangez au dernier moment.

Bon appétit et surtout Happy Birthday Sandrion !

 

 

FullSizeRender

Allons voir ce que les filles ont préparé pour le pique-nique :) c'est chez Syl que ça se passe.

 

                                                       

logogourmandises2017

 

 

 

 

Posté par Une Comete à 06:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 mai 2017

L'élixir d'amour- Eric Emmanuel Schmitt

                                                                                        "Personne ne te remplace, Louise."

 

9782226256195-j

Louise et Adam se sont aimés et vivent désormais à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Elle est à Montréal, lui à Paris, mais entre eux le lien persiste grâce aux lettres qu'ils échangent. Cette correspondance leur permet d'analyser l'échec de leur relation, mais est aussi et surtout l'occasion pour les deux anciens amants de parler d'Amour avec un grand A, de se confier leurs nouvelles expériences sentimentales et de rallumer la flamme peut-être pas complètement éteinte...

Depuis longtemps je me suis éloignée d'Eric Emmanuel Schmitt, que j'adorais à ses débuts. Ses derniers écrits, romans et nouvelles m'ont déçue, déçue, déçue. Trop facile, manque de profondeur, trop de blabla... Au hasard de mes recherches pour le défi amoureux que Pousse et moi nous nous sommes lancé, je suis tombée sur ce petit livre. J'ai vaincu mes appréhensions car il collait parfaitement à notre challenge et la surprise fut bonne : ce roman épistolaire est tout simplement délicieux, malgré une intrigue somme toute mineure. Amusant, caustique, plein d'esprit, "L'Elixir d'amour" permet d'aborder la question amoureuse sous différents angles, au travers de deux personnages aux conceptions opposées : Adam est un Don Juan, Louise une romantique... L'auteur se garde bien de juger et nous laisse libre de choisir notre camp, ou de ne pas choisir, Louise et Adam apparaissant au fil des pages moins prévisibles qu'il n'y paraît... et la fin plutôt surprenante.

L'Elixir d'amour est un roman pétillant, la plume est alerte et brillante. Les échanges  à la fois badins et cruels entre les deux protagonistes font mouche à tous les coups et j'ai surligné quantité de passages... J'ai retrouvé Eric-Emmanuel Schmitt, cette combinaison très réussie de gravité et de légèreté que j'appréciais tellement  dans ses premiers livres. Le seul défaut de celui-ci étant un goût de trop peu. Ce trop peu néanmoins savoureux m'a reconciliée -au moins le temps d'un bouquin- avec Eric Emmanuel Schmitt :)

Extraits :

 

"L'amour est là, ce salaud. Je ne parviens pas à m'en débarrasser"

                                ***

 

"Notre liaison a cessé de durer parce qu'elle durait"

                                ***

" On gâche l'amour en voulant l'éterniser. Mieux vaut le cueillir quand il existe, cela constitue un cadeau suffisant."

                                 ***

"ll est coupable d'adultère? Il est coupable de mariage"

 

                                                                                   

Deuxième lecture du défi "Je vous écris car je vous aime" (qui va piano va sano...) ! 

 

                                        

mailbox-1819966_960_720

 

                          

01 mai 2017

Un ano con Almodovar # 8- Kika

kika02

Huitième édition de notre challenge consacré à Pedro Almodovar... ce mois-ci, Pousse et moi avons regardé "Kika" : avec ce film de 1993, où apparaît Victoria Abril (pour la première fois depuis le début du défi) on est dans du lourd, au sens premier du mot. Lourd lourd lourd...

Kika est une jolie et accorte maquilleuse. Elle entretient une liaison avec Ramon, un photographe traumatisé par le suicide de sa mère, et couche en même temps avec Nicholas, le beau-père de Ramon, qui lui-même collectionne les aventures, notamment avec Amparo, la meilleure amie de Kika. Kika a une femme de ménage lesbienne, Juana. Juana a un frère, Paul, acteur de films porno et- forcément- obsédé sexuel. Echappé de prison, il viole Kika. La scène est filmée par un voyeur depuis sa fenêtre. Andréa, ex-psy détraquée et balafrée, animatrice d'une émission télé à sensation, réussit à obtenir les images de l'agression et à les diffuser...

Kika est un grand bazar qui entend dénoncer le voyeurisme télévisuel et plein d'autres choses, le genre d'oeuvre-brouillon que l'on trouve parfois dans la filmographie d'Almodovar. Almodovar veut parler de tout et se disperse. Les séquences s'enchaînent, c'est violent, hyper rythmé, coloré, foutraque, entre comédie et tragédie-gore, où les meurtres pleuvent et la méchanceté domine (bouhh Victoria Abril, déguisée en créature de l'espace, avec sa caméra sur la tête et ses tétés lumineux elle est méchaaaaanteee comme une teigne). Nicholas n'est pas clair non plus, quant au pauvre Ramon, comment dire, il est inconsistant. Mais résistant. Il meurt deux fois et ressuscite deux fois, grâce à Kika, qui porte le film sur ses frêles épaules, avec son charme et sa douce folie. Dans "Kika", comme toujours, il y a le film dans le film, des écrivains, des gens de la télé hyper tordus, du chantage, du sexe avec une scène de viol longue comme un jour sans pain et tournant au grotesque ( Almodovar est le genre de réaliseur qui réussit à filmer ce genre de choses sans que je parte en courant, c'est dire si je l'aime), de l'inceste dédramatisé à un tel point qu'il faut se pincer pour y croire. Il y a aussi des morts pas vraiment morts, des miracles comme ceux qu'on trouve chez Jésus (Almodovar aime bien ça, on le sait, ici il utilise une ampoule électrique pour provoquer le miracle...) des morts pour de vrai et quelques sentiments assez jolis qui affleurent au milieu de ce cirque Pinder...

C'est du Almodovar de seconde zone. Totalement barré, qui part dans tous les sens, fait mal aux yeux et à la tête, avec malgré tout ce je ne sais quoi (l'humanité sans doute, totalement folle mais dotée d'une puissante énergie créatrice) qui fait qu'on reste jusqu'au bout (1h50 tout de même...) et qu'on sourit même à la fin, séduit par le furieux instinct de vie de la demoiselle Kika :) avant d'aller prendre un doliprane...

                 

les-copines-vous-invitent-au-cinema-petit-challenge-un-ano-con-almodovar-21979420

 

Allons voir ce que mon amie Pousse en a pensé

Le mois prochain on regarde "Talons aiguilles", ça vous tente ?

       

 

 

Posté par Une Comete à 18:55 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

30 avril 2017

Gourmandises du dimanche - riz takikomi

 

rice-2061877_1920

Voilà un petit riz excellent pour finir le mois japonais : je pensais que c'était la semaine dernière, heureusement j'ai plus d'une recette dans mon sac :) J'aurais bien continué le mois japonais toute l'année, mais à partir de mai, on change de continent, c'est l'jeu ma pauv' Lucette  ! Merci à Syl, Hilde et Lou pour ce joli tour au pays du soleil levant, ma famille et moi avons grandement apprécié !

Alors, ce riz? C'est un "takikomi", ça ressemble à un one-pot, on met tout dans la casserole et on laisse cuire, puis reposer avant de déguster. 

Dans ma recette, tirée de l'incontournable "Le Japon en 4 ingrédients" de Laura Kié, le riz est au poulet, mais il existe de nombreuses variantes sur le net, dont de nombreuses végétariennes évidemment. Petits pois, champignons, laissez parler votre imagination !

Il faut donc :

-Une cuisse de poulet désossée (deux petites pour moi)

-Du riz japonais (125 g pour moi)

- 4 cuillères à soupe de soja sucrée (3 pour moi)

-1 sachet de poudre de bouillon dashi

Quelques algues en option : un mélange d'algues du pêcheur à réhydrater pour moi (wakamé, nori, laitue de mer...). ça apporte vraiment un plus, j'adore ça !

La manoeuvre est archi simple : enlevez la peau du poulet et coupez-le en dés.

Rincez le riz jusqu'à limpidité parfaite, ensuite égouttez-le, mettez-le dans la casserole et déposez les dés de poulet par dessus. Ajoutez deux volumes d'eau froide pour un volume de riz (suivez les indications du paquet) puis  la sauce soja et la poudre dashi. Mélangez, laissez cuire à couvert dix à douze minutes à feu doux après ébullition. Après cuisson, retirez du feu et laissez reposer, toujours à couvert, dix minutes. Mélangez délicatement, ajoutez les algues réhydratées en décoration sur vos assiettes. 

Un gros miam ... Le riz est goûteux, fondant sans être pâteux... j'ai adoré !

Bon dimanche et bon long week-end à tous !

Allons voir ce qu'ont préparé nos marmitonnes, chapeautées par la merveilleuse Syl (je confirme elle est merveilleuse en vrai de vrai !)

                               

FullSizeRender

   

                                                

logogourmandisesjapon2

                                                           

 

                                

 

 

 

Posté par Une Comete à 06:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,

28 avril 2017

Etats d'esprit du vendredi après-midi :)

wolf-635063_1920

Un petit rendez-vous que j'aime beaucoup, initié par Zenopia et Mr Postman : tous les vendredis ou presque je vous livre mes états d'esprit... Alors, quels sont-ils, en ce vendredi 28 avril 2017?

Fatigue : nerveuse... j'ai l'impression d'être une pile et en même temps je tombe de fatigue

Humeur : pas très bonne, depuis dimanche dernier

Estomac : La salade composée de midi était délicieuse : boulghour, saumon fumé, pomme, sauce au yaourt, pickles de carottes... très chouette. Je donnerai la recette précise bientôt

Condition physique : bonne. Sera encore meilleure après une mega sieste

Esprit : triste et préoccupé. 

Boulot : inintéressant au possible, cette semaine... et puis les ordi qui ne fonctionnent pas correctement, tout ce temps perdu à râler après des machines idiotes. Une semaine vraiment nulle, quoi

Culture : j'ai commencé "Défaite des maîtres et possesseurs" de Vincent Message. C'est bien mais ma concentration n'est pas au beau fixe

penser à : je ne fais que penser, alors ... si je pouvais arrêter 5 minutes... ça m'éviterait de voir la tête de la grosse blonde à la télé le 7 mai à 20h (par anticipation...)

avis personnel : les gens sont devenus dingues ou amnésiques et ça fait très peur

message personnel : le même que toute la semaine : wake up les gens !

loulou : est chez papi et mamie cet après-midi, va pouvoir se reposer ce week end. Je le trouve fatigué mon bouboune

amitié : ben... compliqué quand des gens que tu aimes te disent des trucs... pas entendables. Vraiment compliqué. 

love : je l'aime même si on n'est pas toujours d'accord.

Divers :  La nièce de la blonde va couper les vivres aux plannings familiaux de sa région. Voilà. C'était l'info du jour. A qui le tour?

Courses : aucune. C'est fait. Ah oui, mercredi avec Pousse, on a acheté des produits de beauté (une crème hydratante pour moi un mascara pour elle)

Sortie : si c'est pour entendre des trucs immondes, je préfère rester chez moi, avec mon fils mes livres et Guillaume Gallienne (magnifique lecture de Jean-Christophe, de Romain Rolland, sur FI)

Envie de : que les gens se réveillent et que la blonde se fasse dégommer le 7 mai, petit Jésus.

zic : A méditer...

 

Posté par Une Comete à 16:02 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :