Aux Bouquins Garnis

07 avril 2020

La succession- Jean Paul Dubois

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"Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière".

 

Paul Katrakilis, médecin, est aussi joueur de pelote basque professionnel. Il vit à Miami et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne respire pas la joie de vivre. Il est l'héritier d'une famille totalement bizarre et dysfonctionnelle, dont les membres se suicident à qui mieux mieux... La mère, l'oncle, le père... et j'allais oublier le grand-père, qui a fui la Russie avec une lamelle de cerveau de Staline dont il fut le médecin... 

C'est pas gai, tout ça, c'est même affreusement plombant. J'avais tellement adoré "Le cas Sneijder" que je me suis dit qu'un petit Jean-Paul Dubois, choisi au hasard, allait me remettre en selle et me faire du bien, parce que côté lecture, je rame un peu en ce moment. Làs ! Je suis sans doute tombée sur le mauvais livre... D'abord, la pelote basque et sa pratique, longuement développées dans le roman, ne m'intéressent pas le moins du monde, mais passons. Jean-Paul Dubois a bien réussi à me captiver avec des histoires d' ascenseurs... donc la pelote, why not.

Sauf que dans le cas présent, il y a la pelote basque,  et il y a surtout de la tristesse, du désespoir, c'est long, c'est triste, c'est mortel, et je n'ai pas retrouvé cet humour si particulier qui m'avait énormément séduite dans "Le cas Sneijder", ce rire grinçant, mêlé à de la tendresse, de l'émotion, tout ça quoi. Rien de tel dans cette succession déprimante. Les livres se succèdent et ne se ressemblent pas ah ah ah... voilà.

J'ai donc été déçue, même si l'écriture de Jean-Paul Dubois est admirable -ça, ça ne change pas, il écrit, mais il écrit...comme il écrit cet homme.. .c'est fou- je me suis embêtée, j'ai trouvé ce Paul là bien pénible et peu sympathique alors que le Paul du "Cas Sneijder", je l'aurais épousé je crois.

Allez, c'est pas grave. Je l'ai terminé, ouf de ouf, je ne sais pas comment. Au suivant...

« Après-demain, 24 décembre, cela vous convient ? Alors, 11 heures au crématorium. C’est la meilleure heure. » Je n’ai jamais compris ce que cet employé des pompes funèbres entendait par là. Y avait-il vraiment une « meilleure heure » pour être réduit en cendres ? Cela avait-il un rapport avec la qualité de la combustion, plus efficace en fin de matinée ? L’excellence du public, l’affluence, des gens plus disponibles aux alentours de midi ? Le flux lacrymal, rechargé par une bonne nuit de sommeil, davantage apte à charrier des flots de chagrin ?
On allait donc mettre mon père au four à « la meilleure heure » pour un tarif de base. La mort, parfois, savait tenir son rang."

 

 

 

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05 avril 2020

Gourmandises d'une confinée- Mijoté de porc au chorizo

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Aujourd'hui, c'est l'Espagne qui est à l'honneur sur nos blogs. On pense fort à nos voisins espagnols si durement touchés par cette saloperie de virus...

Et comme d'hab, les marmitonnes de Syl rendent hommage avec leurs casseroles, dont elles tirent le meilleur. Vous sentez la bonne odeur qui s'échappe des marmites?

 

 

Cette semaine, je me suis inspirée de Nad pour réaliser ce sauté mijoté -appelez-le comme vous voulez- de porc avec un bon chorizo de chez mon boucher et des poivrons (en bocal, je suis -presque- aveuglément les saisons et pour moi les poivrons frais, c'est l'été, quand on sera sortis et que tout ça sera derrière nous...)

 

Pour réaliser ce plat délicieux et qui nous a fait deux généreux repas (et une petite portion au congelo) il vous faut :

  • 1,5 kg de sauté de porc (palette pour moi)
  • 200 g de chorizo (une quinzaine de tranches pour moi, doux ou fort selon les goûts)
  • 1 oignon
  • 2 poivrons rouges (1 demi bocal pour moi)
  • 2 gousses d'ail
  • thym (pas mis)
  • paprika fumé
  • 20 cl de vin blanc
  • 20 cl d'eau
  • sel, poivre

 

J'ai réalisé cette recette de façon traditionnelle, je n'ai -toujours- pas le Cookeo qu'utilise Nad. Avant je le voulais maintenant je m'en fiche je veux juste sortir et rester en bonne santé tant pis pour le Cookeo Donc la cuisson fut longue. J'ai préparé tout ça la veille pour le lendemain midi et j'ai laissé cuire trois bonnes heures à feu très doux. La viande était merveilleusement fondante et parfumée, c'était extra.

Coupez la viande en cubes pas trop gros. Émincez l'oignon.
Placez la moitié de la viande et la moitié du chorizo dans la sauteuse et laissez dorer de tous les côtés. Retirez de la sauteuse et faites de même avec le reste de viande et de chorizo.  Ajouter l'oignon, l'ail écrasé et les poivrons en bocal égouttés. Laissez dorer encore 2-3 min en mélangeant. Saupoudrez de thym séché si vous en avez, de paprika fumé (à doser selon les goûts, j'ai saupoudré, ça donne du caractère au plat mais point trop n'en faut), salez et poivrez. Versez le vin et l'eau. Laissez cuire longtemps, longtemps, sauf si vous avez un appareil de la mort qui tue, dans ce cas, allez voir comment Nad procède. (Ok c'est pas exactement le jaune du drapeau, c'est plus vert caca d'oie que jaune, on est d'accord, mais si je mets le jaune du drapeau, vous ne pourrez pas lire la recette, déjà que comme ça, c'est pas facile...)

 

J'ai accompagné mon plat de pommes de terre à l'eau la première fois et pour le second repas, d'un mélange de 5 céréales. Les pâtes, le riz, c'est bien aussi.

                                           

                                            Bon dimanche !

                           

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01 avril 2020

Docteur Sleep- Stephen King

 

 

 

9782253183600-001-T"Nous sommes tous des mourants. Le monde n'est qu'un hospice à ciel ouvert"

 

 

J'ai hâte de ne plus être confinée pour retrouver un rythme de lecture normal parce que là, c'est difficile de lire. Ben non, être confinée ne fait pas lire davantage, du moins en ce qui me concerne. Je me traîne un énorme pavé depuis presque quinze jours et en lisant dix pages par jour, je pense qu'à la fin du confinement c'est à dire à la fin de l'année 2020, j'aurai probablement terminé ma lecture...

Je cuisine bien plus que je ne lis. Je vais finir éléphantesque.

J'ai quand même lu avec un grand plaisir mais plus lentement que d'habitude, un bon gros King, dont l'envie est apparue brutalement. Souvent l'envie de King me prend paf ! comme ça, et il me faut le lire sur le champ. La période est tellement craignos, je pense que j'ai eu besoin de me fiche la trouille un bon coup pour réaliser que j'ai de la chance, en fait. De ne pas être un personnage d'un roman de King mais juste confinée chez moi jusqu'à la saint glinglin. C'est mieux, quand même.

Le roman raconte l'histoire de Danny Torrance, le gamin de "Shining" devenu adulte, obsédé par un passé pour le moins traumatisant et alcoolique au dernier degré. Danny travaille dans un hospice et accompagne les vieillards qui passent de vie à trépas, en utilisant son fameux don... Le Shining, c'est le don.

Si Danny est puissant, la jeune Abra l'est bien davantage (elle a quand même "vu" les attentats du 11 septembre alors qu'elle était encore un bébé !) et ce don qu'elle ne peut étouffer et qui lui fait voir des trucs impensables va lui attirer la haine féroce d'un groupe de dangereux cinglés qui se nourrissent du don comme les vampires avec le sang... heureusement Danny est là.

Mon résumé n'est pas à la hauteur d'un livre que j'ai trouvé très Kingien dans le bon sens du terme, alors que je redoutais la suite de Shining et que j'ai reculé longtemps... De bons personnages bien flippants mais aussi très attachants. Pas les mêmes, hein : Rose Claque est une horreur absolue, le mal incarné, mais Danny, la petite Abra, les parents etc, ils ont comme toujours chez King ce quelque chose qui fait qu'on les aime, qu'on se les représente instantanément -sacré talent pour bâtir un personnage en deux coups de cuillère à pot, le King... c'est pas nouveau mais moi ça m'épate toujours- et que lorsqu'on les quitte, à la fin du roman  et après des péripéties toutes plus affreuses les unes que les autres, on a l'impression de laisser des copains. King a de la tendresse pour ses héros et elle est communicative. Et puis ça fait peur, c'est juste fou d'imagination (les méchants qui "cyclent," j'ai adoré), c'est King le King.

En période de conf', il faut lire King.

 

"Laissez-moi terminer par une petite mise en garde : quand vous circulerez sur les routes d’Amérique, méfiez-vous de ces Winnebago et Bounder.
On ne sait jamais qui peut se trouver à l’intérieur. Ni quoi."

 

Cuné m'avait donné envie il y 6 ans et en relisant son billet, l'envie impérieuse est revenue ! :)

 

 

 

 

 

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29 mars 2020

Gourmandises d'une confinée- Cantuccini (biscuits) #Italie 2

 

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Aujourd'hui, deux recettes :) A situation exceptionnelle...

Ces petits biscuits italiens me faisaient de l'oeil : ils sont simples à réaliser et nécessitent très peu d'ingrédients. Amandes, farine, oeufs. sucre. 4 ingrédients seulement, faciles à trouver, c'est le principe de ce petit livre. J'en ai toute une collection, je m'amuse bien. Japon, Inde, Italie, Portugal...

Ces cantuccini m'ont donné un peu de mal car la pâte est collante et molle et j'ai eu des difficultés (le mot est faible) à confectionner les boudins. J'ai dû rajouter un peu de farine et mis deux machins de pâte plus ou moins allongés sur ma plaque. Après, c'est facile. 

J'explique.

Pour faire ces biscuits vous aurez besoin de :

- 250 g de farine (un peu plus pour moi, vu la mollesse de la pâte, mais attention je pense que si on en met trop, ça changera la texture du biscuit)

-1 sachet de levure chimique (la recette préconise de la farine à levure incorporée mais en ces temps compliqués, je n'ai même pas cherché ce truc là, j'ai mis un sachet et c'est tout)

-180 de sucre

-110 g d'amandes mondées

- 3 gros oeufs

Préchauffez le four à 180°C. Dans un grand saladier, mélangez tous les ingrédients et faites une boule. (bien molle et collante la boule) Divisez la boule molle et collante en deux tas dont vous ferez (ou essayerez de faire) des boudins réguliers. C'est impossible, alors jetez mettez vos boules comme vous pouvez sur la plaque et tentez d'en faire deux choses longues. J'y suis parvenue. Lavez-vous bien les mains qui seront gluantes et pleines de pâte...

Faites cuire ces deux choses longues 20 minutes. Au bout de ces 20 minutes, vous sortez votre plaque et vous prenez un couteau à pain. Vous tranchez (environ 1cm ) et vous remettez la plaque au four 30 minutes, sans oublier de baisser la température du four (Th 5/6 :160°C)

Vous sortez de nouveau votre plaque, vous attendez que ça refroidisse un peu  et vous détachez les biscuits. Soyez patients car cette maudite pâte continue de coller au papier sulfurisé (je n'en revenais pas...) . Je pense qu'il faut attendre que les biscuits soient totalement refroidis mais nous on avait faim, c'était l'heure du goûter. Donc on n'a pas attendu.

Ces biscuits sont très bons, croquants mais pas du tout secs, et finalement assez jolis :)

Forza Italia !

Bon dimanche, le meilleur possible.

                           

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Gourmandises d'une confinée- Pâtes farcies aux épinards et chèvre Italie #1

 

image Pixabay libre de droit

Si je suis au ralenti concernant la lecture (quelques soucis de concentration...), je cuisine beaucoup. Il faut penser aux repas de tous les jours, et cela deux fois par jour. C'est un peu chronophage (dans la tête) mais ça occupe, ça évite de penser qu'on ne sortira plus jamais...

En ce dimanche consacré à l'Italie, ce beau pays ravagé par cette saleté de virus, je vous propose un mini hommage en forme de recette... ben oui, on fait ce qu'on peut et en ce moment on ne peut pas grand chose, ne vous moquez pas. On applaudit, on fait à manger, on rêve qu'on va sortir ...un jour

Donc hommage culinaire. Salé et sucré ( cf : cantuccini dans un autre billet publié ce jour)

La cuisine italienne est délicieuse, généreuse et réconfortante, à l'image de ces pâtes gourmandes, notre repas d'hier midi.

Elles sont farcies aux épinards et au fromage de chèvre frais. La recette est celle de Laurent Mariotte et comme toujours, elle est facile et excellente. Le seul truc que je n'ai pas compris, c'est l'ajout de radis roses dans la préparation. Comme j'en avais dans mon frigo, je les ai utilisés mais honnêtement, ça n'apporte rien. Ou alors peut-être que c'est moi qui n'ai pas su faire. Je pense qu'on peut s'en passer.

Pour un généreux- plat- de pâtes pour 3 personnes, il faut :

une quinzaine de conchiglioni (pâtes à farcir en forme de coquillage)

300 g d'épinards (sans doute un peu moins pour moi, j'avais congelé des épinards frais en petites portions avant le conf...)

Des radis roses

Un fromage de chèvre frais (P'tit B...)

une gousse d'ail

de la chapelure (ajout perso)

Un pot de pulpe tomates (et du laurier)

Faites cuire les pâtes selon les indications du paquet (12 min pour moi) égouttez-les, réservez-les. Faites revenir votre gousse d'ail émincée dans un peu d'huile, réservez. Faites revenir vos épinards à la poêle, ajoutez l'ail, et le fromage de chèvre émietté et les radis râpés. Mélangez, ajoutez du sel si vous voulez (le fromage de chèvre sale suffisamment je trouve) mettez de côté.

Quand vos pâtes sont cuites et égouttées, farcissez-les de la préparation avec une cuillère à café. Allez-y doucement, pour ne pas les déchirer. Avant, faites réchauffer la pulpe de tomates avec sa feuille de laurier quelques minutes. Versez cette sauce au fond du plat, déposez vos pâtes farcies par dessus. Ajoutez un peu de chapelure.

Mettez au four préchauffé à 220°C. Laurent M. dit 180°C, pour moi ce n'est pas assez. J'ai donc enfourné mes pâtes à four très chaud et j'ai baissé à 200°C ensuite. J'ai laissé le plat au four une vingtaine de minutes.

Un peu d'Italie dans nos assiettes et des souvenirs de petits séjours là bas...

Les marmitonnes m'ont suivie pour ce défi italien et ont préparé des pains ensoleillés comme le ciel de Toscane :) Retrouvez-les chez Syl :)

                                                                

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23 mars 2020

Journal de confinement- Wajdi Mouawad

image Pixabay libre de droit

 

En ce moment terrible qui voit fleurir les journaux de confinement des uns et des autres, je voudrais vous recommander celui de Wajdi Mouawad (en audio) qui m'a été conseillé par une amie. J'ai écouté 4 jours aujourd'hui (je rattrape mon retard) et je dois dire que c'est très très beau.

  Alors si ça vous intéresse, voici le lien :

https://soundcloud.com/user-308301388/sets/journal-de-confinement

  Bonne soirée à tous. Un traitement est paraît-il dans sa phase test, il y a de l'espoir. Peut-être qu'on va pouvoir sortir de chez nous, un jour.

 

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22 mars 2020

Gourmandises d'une confinée- Cookies à la purée de cacahuètes et pépites de chocolat et grand tirage au sort du concours vert !

 

Du sucre, du sucre... En ce moment, je ne peux pas me passer d'un petit goûter réconfortant. En général, un bon thé me suffit. Sauf que là, on n'est plus dans le général mais dans le -très- particulier...

Je vous propose donc de la douceur, encore, avec ces cookies à la purée de cacahuètes et pépites de trois chocolats. J'ai déniché ces petites merveilles dans Le journal des femmes. Je sais, les cacahuètes c'est calorique, mais je m'en fous. C'est bon.

Pour une vingtaine de cookies :

  • 70 g de purée de cacahuètes (non sucrée, bio, pas du beurre de cacahuètes)
  • 100 g de beurre mou (80 pour moi)
  • 80 g de sucre complet (la recette originale est beaucoup plus sucrée, c'est vous qui voyez)
  • 1 œuf + 2 jaunes
  • 1 + 1/2 cuillères à café d'extrait de vanille liquide (pas mise)
  • 260 g de farine
  • 1 + 1/4 cuillères à café de bicarbonate de soude
  • 1/4 cuillère à café de sel
  • 35 g de  noisettes et 50 g de chocolat (Un demi sachet de pépites 3 chocolats pour moi

 Préchauffez le four à 170°C.

Mélangez la farine, le bicarbonate et le sel dans un saladier.

A l'aide d'un batteur électrique, mettre ensemble le beurre mou, la puré de cacahuètes et le sucre dans un autre saladier et fouettez. (Un coup de girafe pour moi)

 Ajoutez à ce dernier mélange l'oeuf et les jaunes et la vanille si vous choisissez de la mettre. Mélangez  l'ensemble des 2 saladiers. (toujours avec la girafe)

Formez des boules de pâtes entre les mains, disposez-les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, aplatissez-les légèrement et mettez au four 15 à 17 min. Le four étant à une température un peu moins élevée que dans d'autres recettes, la cuisson est un peu plus longue. Sortez vos biscuits, sans inquiétude s'ils sont un peu mous. Ils se rafermissent en refroidissant. Déposez-les sur une grille.

Faites une photo avant de les manger, si personne ne se jette dessus avant pour se les enfiler tout chaud...

Bon courage !

Mangeons, lisons, applaudissons les soignants qui se battent pour nous sauver de cette saleté de virus, envoyez leur des masques bord... de m.. ! appelons les gens qu'on aime ou envoyons leur des textos. C'est le moment.

Pensées émues pour nos voisins italiens, si courageux et dignes malgré la catastrophe...

 

Chez Syl, on cuisine, parce que la cuisine c'est de l'amour.

                                         

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 Nb : avis à la population !

Le grand tirage au sort du concours Vert a eu lieu ce jour à 9h55, sans contrôle d'huissier. L'huissier est confiné dans son appart' le pauvre Les papiers ont été déposés dans un arrosoir orange prévu à cet effet (on l'utilise uniquement pour les tirages au sort, cet arrosoir)

                                                  

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      La main innocente de mon fiston a tiré...

                                                      

                                                 

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        Bravo à toi ma belle binômette ! Tu es la grande gagnante de ce super mega génial concours vert avec ton cake au citron bien vert ! Bravo bravo  !

 

                                                                                                     

                                                        

 

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16 mars 2020

Le pays des autres- Leïla Slimani

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"Maintenant qu’elle était décidée, à présent qu’aucun retour en arrière n’était possible, elle se sentait forte. Forte de ne pas être libre".

Vivre au pays des autres, de l'autre, c'est pour Mathilde, jeune alsacienne qui dévore la vie, une aventure dans laquelle elle se lance tête baissée. Celui qu'elle aime s'appelle Amine, un spahi marocain qui a combattu pour la France pendant la dernière guerre. Le couple se marie et s'installe au Maroc où Amine espère devenir un propriétaire terrien prospère, à force de travail. Nous sommes au début des années 50 et l'existence dont rêvait Mathilde, ses espoirs d'une belle vie, se heurtent à la dure réalité d'un pays colonisé, où les femmes ne sont pas guère plus que des épouses et des mères. Mathilde découvre aussi un Amine dur et sombre, viscéralement attaché aux valeurs et aux traditions familiales, alors qu'elle n'aspire qu'à la liberté et à l'émancipation. Deux enfants naissent de leur union et Aïcha, l'aînée, scolarisée chez les Soeurs, se montre particulièrement intelligente et douée pour les études...

J'ai sauté de joie quand j'ai su qu'arrivait un nouveau roman de Leïla Slimani, écrivaine que j'adore, un peu moins quand j'ai su qu'il racontait peu ou prou l'histoire de ses grands-parents. J'ai assez râlé ici sur cette tendance des auteurs actuels à parler de leurs ancêtres pour ne pas recommencer. D'autant que lorsqu'il s'agit de la grande Leïla, dont le talent n'est plus à démontrer, on peut espérer quelque chose de passionnant, romanesque, bien écrit, toussa toussa.

En effet, c'est trop bien ! Quel talent ! Avec ses beaux personnages, touchants jusque dans leurs travers, dépeints sans manichéisme, son histoire qui tient en haleine de bout en bout, son écriture d'une justesse et d'une précision toute slimanienne, cette plongée dans la vie de la famille Belhaj, dans un Maroc sous protectorat qui s'enflamme avant l'indépendance, m'a totalement embarquée. J'ai frémi devant le sort réservé à la sensuelle Selma - Il n'est pas bon pour une femme, placée sous l'autorité de ses frères, d'être belle, d'avoir envie d'aimer et de le montrer !- j'ai craint pour Mathilde (j'ai eu tort, elle est forte, cette femme là), j'ai espéré pour Aïcha, j'ai tremblé face à la violence d'Omar, mais aussi celle d'Amine... Il l'aime, pourtant, Mathilde, il l'aime follement, mais elle est si différente de lui, différente au point de lui sembler insupportable...

Vraiment, j'ai hâte de lire la suite, car il s'agit d'une trilogie. Le roman se termine d'une façon qui ne peut laisser longtemps le lecteur dans l'attente !

Un très grand plaisir de lecture, qui est arrivé à point nommé.

NB : pas avant 2021, la suite, me dit-on... :(

 

"Aïcha connaissait ces femmes aux visages bleus. Elle en avait vu souvent, des mères aux yeux mi-clos, à la joue violette, des mères aux lèvres fendues. À l’époque, elle croyait même que c’était pour cela qu’on avait inventé le maquillage. Pour masquer les coups des hommes".

 

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15 mars 2020

Gourmandises du dimanche -Petits biscuits à la crème

 

 

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Je ne sais pas vous, mais cette sinistre période, qui nous contraint à nous éviter les uns les autres, à nous enfermer pendant un temps qui sera sans doute long, à nous jeter sur le papier toilettes et les pâtes comme en temps de guerre, eh bien, moi, ça me donne envie de pleurer...

Vraiment, je ne sais pas ce qu'on va devenir. Alors en attendant de le savoir, je fais des biscuits (remède imparable contre l'angoisse de l'incertitude). Ces délicieuses petites choses, je les ai trouvées chez Nad. Ce sont des biscuits sans oeufs, je le précise pour les personnes allergiques, c'est pas mal !

J'ai modifié les épices et j'ai mis en partie du sucre de coco, mais pour le reste, j'ai fait tout comme Nad.

Super bons et reconfortants !

Pour environ 25 biscuits :

50g de beurre froid

100g de sucre (moitié blond, moitié sucre de coco)

150 g de farine

Epices (fève tonka que j'ai râpée et 1 pincée d'un mélange de girofle, macis, cannelle)

5cl de crème épaisse

Je mets le beurre froid dans la cuve du robot, je rajoute le sucre et la farine et je sable avec la feuille.

Je peux mélanger à la main aussi, comme pour un crumble.

Je rajoute les épices et la crème.

Je mélange. Je forme une boule, puis un long boudin (je forme la boule avec la main c'est mieux que le robot pour cette étape)

Je mets ce boudin au frais -pendant que mon four préchauffe à 180°C chaleur tournante- pendant 15 min.

Je découpe mon boudin en tronçons pas trop épais que je dépose sur une plaque avec papier cuisson.

Hop  au four ! Environ 10-15 min. Les biscuits doivent être un peu dorés.

Je les laisse refroidir sur une grille et je les mange, avec un bon thé :)

IIs se conservent dans une boîte hermétique.

 

Chez Syl, on fête la Saint-Patrick et c'est par ici (y'a le concours de vert auquel j'ai participé bien en avance, je lis les infos de travers, que voulez-vous, c'est l'âge)

                                         

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11 mars 2020

Le cas Sneijder- Jean-Paul Dubois

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             "Peut-être ai-je par moments le cerveau qui boite légèrement"

 

Paul Sneijder a survécu à un terrible accident d'ascenseur, qui a coûté la vie à sa fille qu'il adorait, née d'un premier mariage. Après le drame, tout devient différent. Paul se met à s'intéresser de près aux ascenseurs auxquels il n'avait jamais prêté d'attention particulière, au point d'envisager un voyage à Dubaï, où se trouve l'ascenseur le plus rapide du monde, et il prend un nouveau départ professionnel en devenant promeneur de chiens. Cette activité plaisante, au grand air, semble lui faire du bien. Mais l'épouse de Paul, une créature méchante et tyrannique, lui répète comme un mantra qu"il doit voir quelqu'un". Elle ne peut accepter ce qu'elle considère comme des bizarreries, pas plus que les affreux jumeaux de Paul, conçus avec sa deuxième femme, et que Paul n'a jamais aimés. Ce père éprouvé par la perte tragique de sa fille a hélas zéro affinité avec ses fils, qu'on a juste envie de passer par la fenêtre dès qu'ils ouvrent la bouche...

Comme j'ai adoré ce livre ! Paul Sneidjer est assurément un cas : il présente en effet toutes les caractéristiques du personnage de roman auquel on s'attache infiniment, qui nous fait rire autant que pleurer et ceci n'est pas une formule : j'ai vraiment ri de bon coeur à la lecture des péripéties de Paul (le concours de chiens est un très grand moment de littérature et d'hilarité) et j'ai aussi eu le coeur serré comme rarement.

Paul est un être à part, bien mal entouré après la catastrophe qui le frappe, et chaque coup qu'il reçoit m'a fait frémir d'indignation." Laissez-le tranquille, mais laissez-le donc tranquille ! Qu'est-ce-que ça peut vous faire, s'il a envie de promener des chiens? Il a perdu la seule personne qu'il aimait, fichez-lui la paix..." Ce sont les pensées qui m'ont traversé l'esprit tout au long de la lecture. Et cette fin... elle m'a glacée. Inattendue. Terrible.

Cela relève du génie, de pouvoir jouer aussi subtilement avec les émotions, de faire rire et d'émouvoir aussi fort dans le même temps. Et je ne vous parle pas de cette écriture, merveilleuse, à la fois élégante, recherchée et imagée. C'est si profond et si vrai qu'on se croirait aux côtés de Paul, accroché à son bras pendant qu'il balade ses chiens, respirant le même air que lui, lui chuchotant à l'oreille :"Je t'aime, Paul Sneijder. Tu es, d'ors et déjà, le personnage de roman de l'année, celui que je mettrai tout en haut dans mon traditionnel best-of au mois de décembre. ça m'étonnerait que tu aies un concurrent, mon Paul, en 2020. Ou alors je serai une lectrice vraiment chanceuse. Tu m'as vraiment touchée au coeur" (un trou en plus...)

Gros gros coup de coeur que ce roman, sans la moindre réserve, sans le plus petit bémol, un coup de coeur franc et massif, un coup de foudre qui me fait me demander pourquoi j'ai négligé de lire Jean Paul Dubois pendant toutes ces années. Il y a longtemps, j'avais adoré "Un vie française" et après... plus rien. Je vais rattraper le temps perdu. Merveilleuse perspective ! :)

 " J'étais sorti du coma. Et maintenant je remarchais en compagnie de mes chiens. Quelque chose était en train de se produire. Une imperceptible modification. Quoi qu'en pense ma femme, je retrouvais peu à peu mes esprits. Tous les soirs, à ma table, je travaillais, je lisais, je cherchais.
Un accident servait aussi à ça. À comprendre l'origine du malheur. (...) Je veux dire juger de son rôle, de sa fonction sociale et de son importance réelle. Ne pas se laisser abuser par du camouflage"

                                     

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