Aux Bouquins Garnis

23 avril 2017

Gourmandises du dimanche - udon au canard

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En ce dimanche électoral, je suis au Japon... Enfin pas tout fait. En réalité je suis bien chez moi, en France, pas loin de mon bureau de vote (ça c'est fait !!), mais le Japon est toujours dans mon assiette, avec la dernière recette du mois: des udon au canard. Les udon sont des nouilles japonaises, qu'on mange sautées, en soupe... Ici, elles sont préalablement cuites et arrosées de bouillon, c'est mummm...

La recette est toujours extraite du livre de Laura Kié, "Le Japon en 4 ingrédients" :)

Pour ce udon au canard, il vous faut :

Un magret de canard de 300 g environ, 400 g de nouilles udon, (300 pour moi) 1 sachet de poudre dashi, 6 cuillères à soupe de sauce soja (3 pour moi) et un cube miso (ce dernier étant un ajout personnel que je n'ai pas regretté, le miso renforce le bon goût du bouillon)

Couper le magret en tranches et le faire cuire côté peau 5 min dans une poêle chaude. J'ai débarrassé le magret de tout son gras, j'aurais peut-être mieux fait d'acheter des aiguillettes ou des filets de canard, bref...

Faire cuire les nouilles selon les indications du paquet (8 min pour moi) dans de l'eau bouillante et les égoutter.

Ensuite, couper le magret en lamelles. Dans une casserole de 1,2 litres d'eau ( 1 litre pour moi), ajouter le cube miso, la poudre dashi, la sauce soja et du sel ( pas de sel pour moi, la sauce soja est assez salée). Couvrir et porter à ébulltion. 

Répartir les nouilles dans des bols, ainsi que les lamelles de canard. Les arroser de bouillon de canard très chaud. Poivrer ou pas. Déguster.

Un régal !

Mention spéciale à mon amie Diane qui revient du Japon et qui me laisse entendre qu'elle a vraiment très mal mangé... Bon, ma chérie, viens faire un tour à la maison, la prochaine fois que tu veux manger japonais, je te ferai goûter mes p'tites marmites. Pas besoin de traverser le globe :))))

Bon dimanche ! J'attends 20h avec fébrilité...

 

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  Chez Syl, les marmitonnes vous proposent ceci    

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21 avril 2017

Etats d'esprit du vendredi (ou du jeudi :)

 

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Un petit rendez-vous hebdomadaire, by Zenopia and The Postman, auquel je suis fidèle, autant que faire se peut ...

Fatigue :  pas encore, on vient de reprendre. Faut pas pousser...

Humeur : bonne, c'est agréable ce soleil, même s'il est frisquet :) après, dès que je pense aux élections, je me sens proche du malaise vagal

Estomac : un petit bouillon japonais au canard et nouilles udon au menu ce midi (recette à venir) je me lasse pas d'explorer le Japon (culinairement parlant)

Condition physique :  au poil :)

Esprit : inquiet (dimanche on vote les enfants)

Boulot :  très tranquille depuis la rentrée du côté des enfants. Certains adultes en revanche semblent avoir fait un grand retour vers la maternelle ("c'est pas moi c'est lui... ouin c'est pas juste")  

Culture : Le retour d'une série que j'adore : " dix pour cent". Les deux premiers épisodes de la saison 2 diffusés hier soir étaient très bons. Sinon j'ai commencé un roman de Silvia Avallone. J'aime bien, pour le moment. 

penser à : aller voter dimanche (ouarff comme si j'allais oublier... alors que je pense à ça 24h sur 24 ou presque)

avis personnel :  le président des américains va nous déclencher une troisième guerre mondiale en allant taquiner l'autre fou en Corée. On est mal barrés...

messages personnels:  monsieur le président des américains, la vie c'est pas un jeu vidéo, tu sais/ j'aime beaucoup la photo avec la chèvre où on te voit de face / ton gâteau baleine est une merveille, p'tit loup a dû adorer, il peut être fier de sa maman. Bon anniversaire à lui !

Loulou : a de magnifiques yeux tout collés. Va falloir que je passe à la pharmacie dare-dare.

amitié : s'il n'écrit pas, c'est un pauvre type, car tu es la plus jolie et la gentille des fées

love : a trouvé son candidat (private joke :))))), aime le foot au delà du raisonnable.

Divers : j'ai les cheveux coupés, enfin, en un beau carré bouclé et je respire

Courses : pas de courses, les placards sont pleins. Faut juste acheter du beurre et des fruits

Sortie :on verra ce weekend en fonction du temps 

Envie de : que certaines personnes dégagent dès dimanche soir, mais c'est sans doute un voeu pieu/ plus de tolérance de la part des vegan je ne t'oblige pas à manger de la viande, ne me force pas à manger de l'herbe

zic : je vous refais le coup de Claudio Capéo avec cette chanson que j'adore et mon fiston aussi :)

Je vous souhaite le meilleur weekend possible !

 

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19 avril 2017

L'amie prodigieuse- Elena Ferrante

 

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"J'aurais fait n'importe quoi pour elle (...) : fuir de chez moi, quitter le quartier, dormir dans des granges, me nourrir de racines, soulever la grille d'un égout et descendre à l'intérieur, ne jamais revenir"

J'ai longtemps tourné autour de "l'amie prodigieuse" dont on dit tant de choses. J'avais peur d'être déçue. Alors je repoussais ma lecture, jusqu'au soir où ça m'a pris. Le livre était dans ma liseuse depuis pas mal de temps. Et quand j'ai commencé, je n'ai plus pensé qu'à Lila et Elena...

"L'amie prodigieuse" c'est l'histoire d'une amitié, racontée par l'une d'entre elles, une amitié compliquée, car vorace, entre deux gamines, puis deux adolescentes, que tout oppose, sauf l'intelligence et la réussite scolaire. Elles sont toutes les deux brillantes, en particulier Lila, maigre, sombre, audacieuse, vindicative. Elena, au contraire, est effacée, sous le joug de Lila qui la fascine. Alors que Lila est contrainte d'abandonner ses études et de travailler dans la cordonnerie de son père aux côtés de son frère, Elena poursuit vaillamment sa scolarité au lycée. Son amie n'a pourtant pas totalement renoncé au savoir et à la culture : elle apprend toute seule le latin et le grec, méritant plus que jamais le qualificatif de "prodigieuse"...

Il ne s'agit pas de tout raconter, ce serait trop dommage et je n'ai pas le goût de gâcher. Sachez juste que "L'amie prodigieuse" est un roman, qui, dans une langue pure et superbement traduite (quel régal d'élégance et de fluidité, vraiment !) n'est pas le simple récit de deux parcours féminins qui divergent. Il restitue, comme dans un film, le Naples des années 50, ses îles, son volcan, ses habitants hauts en couleur, du terrible Don Achille (voleur de poupées?!) à l'amoureux maffieux Solara, en passant par l'intellectuel et froid Nino dont Elena est éprise ou encore le mécanicien communiste au grand coeur. Tous ces personnages ne sont pas d'un bloc, ils sont dépeints avec une finesse remarquable, sans facilité, avec juste ce qu'il faut de rudesse et de tendresse aussi. Et puis, Il y a les lieux, il y a Naples, la cordonnerie, la boulangerie, tout un univers odorant et chatoyant qu'il m'a été douloureux de quitter. Oh non, c'est déjà fini ... Il y a heureusement une suite, mais comme je suis maso, je me dis pas tout de suite, c'est trop bon, gardons-la pour cet été, dans la voiture qui me mènera vers les vacances...

Une lecture délicieuse, divertissante, passionnante, qui me rappelle pourquoi j'aime tant lire. (comme si j'avais besoin de piqûres de rappel !) Je lis pour les histoires, ces histoires-là, celles écrites avec le coeur et qui nous aident à vivre.

                                                          ***

"Elle rompait les équilibres seulement pour voir de quelle autre manière elle pouvait les recomposer."

                                                         ***

"Je pensais à Lila et moi, cette capacité que nous avions toutes deux quand nous étions ensemble- seulement ensemble- de nous approprier la totalité des couleurs, des bruits, des choses et des personnes, de nous les raconter et de leur donner de la force."

                                                        ***

"Elle  savait s'emparer des faits, les restituer chargés de tension; quand elle réduisait la réalité à des mots, elle lui donnait de la force et lui injectait de l'énergie".

 

 

  

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18 avril 2017

Le gourmet solitaire- Taniguchi et Kusumi

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"Je me sens comme une usine d'acier, et mon estomac, c'est mon haut fourneau"

C'est l'histoire d'un représentant de commerce indépendant. Célibataire, âme solitaire, il se déplace beaucoup pour son travail, en particulier dans les différents quartiers de Tokyo, où pullulent sushi-bars, gargottes et autres supérettes bien achalandées. Notre homme a un solide appétit, il est gourmand et gourmet et nous le suivons pendant dix-huit chapitres dans ses pérégrinations culinaires. Pas vraiment de scénario, pas d'intrigue dans cet album, si ce n'est la grande question qui revient à chaque épisode : où va manger le représentant et surtout que va-t-il manger? C'est certes un peu mince, dit comme ça, pourtant "Le gourmet solitaire" est une B.D incontournable pour qui est curieux de cuisine exotique, amateur de saveurs japonaises ( c'est mon cas...) et pour qui souhaite le dépaysement littéraire absolu. Ici, il est question de riz sauce Hayashi, de beignets de poulpe, de haricots sucrés "mamekan", de peau de tofu crue (!) ou encore de viande Shumai, que le personnage est amené à  déguster dans un train...

Je ne vous cache ma délectation à cette lecture, qui a fait voyager mon esprit et mes papilles. J'ai adoré les notes explicatives sur les plats en bas de page, les détails fournis à la fin des chapitres sur la composition des assiettes et leur coût. C'est instructif, insolite et comme toujours, le dessin en noir et blanc est une merveille. Cet homme qui ne pense qu'à se remplir la panse, dont on sait peu de choses au final, si ce n'est que son amie actrice l'a quitté quatre ans plus tôt, est aussi un fin observateur de ses semblables, comme l'était sans aucun doute le très regretté Taniguchi. Dans un restaurant, il fait même le coup de poing avec un patron grossier et agressif, ou s'étonne d'un sushi-bar où la clientèle est exclusivement féminine. Il fait des rencontres, culinaires et autres, commente ce qu'il voit et entraîne dans son sillage le lecteur occidental avide de découvertes.

Notre représentant aime à faire ressurgir les souvenirs lorsqu'il mange, tel Proust et sa madeleine. A Enoshima, où il s'était rendu avec sa copine de l'époque, il déjeune dans un restaurant d"un bol de riz garni" et près de la fenêtre, en bord de mer, un vol de milans lui rappelle "un amour qui n'a pas fleuri". Au fond, est-il heureux, le gourmet solitaire? Ne trompe-t-il pas sa tristesse en en arpentant la ville à la recherche du plat qui le temps d'un repas, lui fera oublier la monotonie de son existence ? 

Un magnifique album, gourmand et nostalgique. Du grand Taniguchi.

                 

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Une gourmandise littéraire et nippone pour ce mois d'avril chez Syl

           

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16 avril 2017

Gourmandises du dimanche - saumon teriyaki

CV_Japon_4ingred_BD         Chez moi, c'est encore et toujours l'heure du Japon en cuisine (bon, ce soir on a mangé marocain mais ça ne compte pas). Donc, à l'initiative de Syl, Lou et Hilde, je vous propose un délicieux petit saumon teriyaki accompagné de son riz vinaigré. Excellent et facile comme tout. La recette est tirée du livre "Le Japon en 4 ingrédients", de Laura Kié, que je me suis procuré récemment (Hilde en a parlé ici) et qui facilite grandement la vie et démystifie la cuisine japonaise. Donner des allures nippones à sa tambouille n'est pas si compliqué et en plus, c'est délicieux.

Pour réaliser ce saumon il vous faut :

4 pavés de saumon (2 pour moi, j'ai partagé le mien avec mon fils)

1 cm de gingembre frais (1 c à s de gingembre moulu pour moi)

de la ciboulette

10cl de sauce teriyaki

Après avoir retiré les éventuelles arêtes des poissons, mettez- les dans un plat creux et badigeonnez-les de sauce teriyaki au gingembre. Faites-les mariner 30 minutes au frigo, sous film alimentaire.

Dans une poêle antiadhésive bien chaude, saisissez les pavés de saumon bien égouttés quelques minutes côté peau. Retournez-les et poursuivez la cuisson 3 minutes. Versez le reste de sauce en veillant à bien l'enrober. Ciselez la ciboulette, sapoudrez-la sur le saumon et servez avec le riz.

Pour la cuisson du riz, j'ai suivi la recette indiquée sur mon paquet.

 Le riz japonais se rince dans plusieurs eaux (jusqu'à limpidité parfaite). Ensuite, il faut l'égoutter et le mettre dans une casserole avec trois verres d'eau. Pour ma part, j'ai mis deux fois mon volume de riz (environ 200g), ensuite j'ai couvert ma casserole et j'ai laissé cuire après ébullition environ 12min, en surveillant de temps en temps. Après cuisson, il faut attendre 10minutes : le riz doit reposer hors du feu, toujours bien couvert.

Ensuite, j'ai mélangé mon vinaigre de riz, 3 cuillères à soupe de sucre et du sel. J'ai versé ce mélange sur mon riz en touillant délicatement à la fourchette et voilà !

Mon riz était comme chez le japonais, bien sucré et gluant. 

Je dois avoir du sang japonais mais je ne le sais pas... cette cuisine m'inspire :) Peut-être qu'une arrière arrière arrière petite cousine de la grand-tante de ma grand-mère m'a transmis ce gène, allez savoir :))) 

Sur cette question essentielle qui j'en suis sûre va vous faire cogiter tout le weekend, je vous souhaite un bon dimanche de Pâques :-)

                  

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          Chez Syl, c'est par ici, et ça mijote !

                                                               

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15 avril 2017

La lettre à Helga- Bergsveinn Birgisson

"Je ne me lasse pas d'écrire ton nom, Helga, ni de le répéter tout haut; il caresse la gencive avant d'entrouvrir la bouche."

 

livre_l_572074Barjni, éleveur de brebis islandais, a été l'amant passionné de la belle Helga. Il l'a désiré, lui a fait un enfant, mais a renoncé à l'amour : il était lui-même marié à Unnur, une femme désespérée de ne pouvoir être mère. Partir à la ville avec Helga, quitter Unnur, sa terre, qui fut celle de son père, Barjni n'a pas pu. Il est à présent un veillard et vient de perdre Unnur lorsqu'il écrit cette longue lettre -confession à Helga, elle aussi disparue. 

Dans cette lettre émouvante et tendre, qui se lit d'une traite, Barjni se raconte. Il dit tout, car il sait que la mort est proche et n'a donc plus rien à perdre. Il évoque sa passion pour Helga, leur relation d'une sensualité folle, la frustration et la tristesse de l'avoir perdue à tout jamais, d'avoir dû renoncer à la paternité. Barjni s'explique, avoue son amour à Helga même s'il est trop tard : "je le vois bien à présent, dans la clarté du dénouement, que je t'aime aussi."

La missive de Barjni est très intéressante car s'il est question d'amour et surtout d'amour charnel, dans une langue tantôt crue tantôt poétique, (Helga la plantureuse était une sacrée coquine...) ce paysan d'autrefois livre quelques réflexions vraiment superbes sur le monde, sur la civilisation et le progrès. Attaché à ses origines, amoureux de sa terre d'Islande, il revendique son attachement à la ruralité et aux traditions. Le texte regorge de formules délicieuses et pleines de bon sens, j'en ai noté quelques unes comme celle-ci :"croire au progrès et se l'approprier est une chose, mais c'en est une autre que de mépriser le passé" ou encore "c'est quand les gens tournent le dos à leur histoire qu'ils deviennent tout petits" . Homme pragmatique ne comptant que sur lui-même, Barjni fait preuve d'un scepticisme religieux de bon aloi et l'exprime avec humour :"quand cela allait mal dans ma vie, je m'y prenais autrement que d'aller me frotter à Dieu et au Christ (...). Mes décisions, je les ai toutes assumées sans déranger ces messieurs dans leur boulot". 

"La lettre à Helga" est ma première lecture du challenge "Je vous écris car je vous aime" organisé par ma copine Pousse et moi-même. Une bien jolie lettre pour démarrer notre défi amoureux :)

     

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14 avril 2017

Etats d'esprit du vendredi ( enfin, du jeudi soir...)

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Le retour des Etats d'esprit, largement zappés ces dernières semaines par manque de temps. Me voici devant ma télé (un match de foot qui commence un peu bizarrement, y'a des gens qui s'excitent sur la pelouse, pas de ballon, des CRS... WTF ?), ordi allumé et je vous parle un peu de moi, si vous le voulez bien si vous ne voulez pas, cliquez tout en haut, sur la petite croix...

Je rappelle que ce rendez-vous est une idée de Madame Zénopia et Mr Postman :)

Fatigue : Pas fatiguée, ce sont les vacances. En revanche, je me lève tôt et j'ai un coup de barre l'après-midi. Je sais c'est passionnant. Je suis peut-être rouillée côté états d'esprit...

Humeur : fluctuante. Vivement la fin des élections, ça met la pression. J'ai très peur de ce qui va se passer...

Estomac : A midi, j'ai mitonné des crozets de sarrasin au parmesan, un délice. A refaire !!! Sinon je suis très japon dans l'assiette. Je pense que le mois d'avril ne sera pas suffisant pour tester toutes mes recettes. Et puis j'ai enfin le dashi, le miso... je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.

Condition physique. :bonne :) 

Esprit : tourné vers le 23avril (1e tour...) et encore sous le charme de "L'amie prodigieuse" terminé hier soir. Magnifique !

Boulot :ben non pas boulot. Vacances

Culture : visite de Reims et de sa cathédrale incroyable (les vitraux de Chagall et Knoebel - image ci-dessus-mazette...) aujourd'hui château de Chantilly et ses dorures, demain Zoo de Vincennes avec mon mari et mon p'tit fiston d'amour

penser à : poster demain matin une carte avec un singe pour Julie. 

avis personnel : on vit une triste époque... 

message personnel : si j'étais toi j'abandonnerais. T'es foutu. Tu vas te prendre une tôle. Tu n'auras bientôt plus que ton manoir, ta bonne femme et tes millions pour pleurer. C'est déjà pas si mal, me diras-tu. Mais quoi... laisse tomber.

loulou : pénible ce soir, chouine, râle... vite au lit. Il est sous cortisone pour sa laryngite et ça le rend... irritable. (on va dire ça comme ça)

amitié :  Laure j'ai adoré cette séance ciné et le resto après. J'espère que tu as envoyé le chèque ! / Pousse, je termine ma première lecture pour notre challenge d'amour. Je publie dans la semaine :)/ Félicitations ma Ju !

love : prend des milliards de photos des endroits où l'on va. Aurait dû devenir photographe. Je l'aime.

Divers : je devrais aller chez le coiffeur car c'est plus possible cette masse de cheveux. Mais je repousse. Allez, samedi après-midi, j'y vais quoiqu'il arrive.

Courses :  Elles sont faites. On a reçu une box très sympa, j'ai voulu tester. Pas mal du tout. Plein de bonnes petites choses dedans. Dommage, rien de japonais.

Sortie :Vincennes demain. On va voir les z'animoooo

Envie de : d'une semaine de vacances en plus. Héhé... / Que les élections soient passées, qu'on en finisse

zic : Claudio Capéo et son accordéon :)

                                  Bon week-end !

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09 avril 2017

Gourmandises du dimanche -Soupe du soleil levant

 

 

 

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Je japonise tant et plus en ce moment....Je me suis même offert un wok (qui doit arriver demain par la poste), un livre de cuisine nippone et je cherche frénétiquement du bouillon Dashi. J'en ai demandé tout à l'heure au commerçant asiatique d'un magasin qui vend soi-disant de tout, il m'a regardé d'un air héberlué. "Bouillon Dashi, connais pas". Voilà pourquoi, mes amis, je choisis parfois la vente en ligne, qui m'a permis de recevoir en deux temps trois mouvements chapelure Panko et sauce mirin...et bientôt le dashi

Cette semaine, je vous propose donc, selon le principe japonais de Syl, Hilde et Lou pour ce mois d'avril, une superbe soupe du soleil levant. La recette, je l'ai repérée chez Patchouka, et à défaut des udon qui m'ont manquée cette fois-là (j'en ai acheté depuis, recette à venir), j'ai acheté des nouilles aux oeufs chinoises (oups pas tapé) qui ont parfaitement fait l'affaire...

Ingrédients :

300g d'aiguillettes de poulet (3 belles escalopes découpées en aiguillettes)

150g de nouilles chinoises (2 plaques)

1 carotte

6 champignons noirs (plus pour moi) réhydratés

5 petits oignons (un oignon moyen pour moi)

1 échalote (pas mise)

1 gousse d'ail

1 cube de bouillon de volaille

4 CS de sauce soja (3 pour moi)

2 CS d'huile végétale

sel / poivre

 Comment prépare-t-on cette petite soupe ? Eh bien, c'est fort simple.

 On commence par réhydrater les champignons séchés dans un bol d'eau chaude.

On pèle la carotte puis on la détaille en lanières.

On coupe les escalope de poulet en lamelles.

On pèle, émince et hache l'oignon et l'ail, débarrassé du germe. 

On verse l'huile dans une sauteuse puis on fait revenir l'ail, l'oignon, la carotte et le poulet.

On ajoute1 litre d'eau, on émiette le cube de bouillon.

On verse la sauce soja  et les champignons égouttés.

On ajoute ensuite les nouilles (cuites selon les indications du paquet) et  on laisse cuire 10 minutes supplémentaires.

On verse dans des bols et on sert chaud.

J'ai rajouté une cuillère à café de 5 épices qui donne un bon petit goût asiatique au plat.

Et nous nous sommes régalés ! Cette soupe est rassasiante mais ne pèse pas sur l'estomac, elle est parfumée, vraiment excellente. A refaire... quand j'aurai trouvé le bouillon Dashi :)

 

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           Et les copines marmitonnes? Elles japonisent ou pas cette semaine?

La réponse chez Syl

                         

                               

 

 

 

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05 avril 2017

Un homme effacé- Alexandre Postel

 

     

   

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  "S'il voulait conserver le moindre espoir de se blanchir, il devrait laisser la noirceur entrer en lui"

      Damien North, petit-fils d'Axel North, une personnalité politique et historique, enseigne la philosophie à l'université. C'est un homme discret, effacé, au physique assez terne, dont l'existence est faite d'études et surtout de solitude depuis son veuvage. Damien n'inspire pas la sympathie, ni l'antipathie d'ailleurs. Il indiffère plutôt. Sa vie va pourtant se trouver bouleversée lorsqu'il est accusé de détention d'images pédopornograhiques. Les preuves sont accablantes. Son ordinateur en est truffé. Damien jure qu'il est innocent, mais la machine judiciaire s'emballe et le voilà condamné à de la prison ferme...

C'est le troisième roman d'Alexandre Postel que je lis ("Les deux pigeons" est chroniqué ici) et forte de mon expérience postelienne, je peux affirmer que ce jeune auteur est excellent :) il aborde ici un sujet ultra sensible, en empruntant habilement des chemins de traverse. A aucun moment, le lecteur ne peut deviner comment tout cela va tourner... et c'est vraiment très jubilatoire.

"Un homme effacé" n'est pas un énième et glauque roman sur la pédophilie (j'aurais refermé aussi sec). Ce qui intéresse l'auteur, c'est le parcours psychologique d'un homme accusé à tort d'un crime, la perception qu'en ont les gens (psychiatres, avocat, collègues, famille, voisins...) pendant l'affaire et surtout après, lorsque l'hypocrisie sociale atteint son paroxysme. Quand la vérité éclate, il est déjà trop tard. Le regard et le comportement des autres ont irrémédiablement changé (compassion exacerbée, puis le doute : il a quand même "la tête de l'emploi") et pire que tout,  Damien North en vient à douter de lui-même...

Un très bon roman donc, passionnant, efficace, et last but not least, vraiment très bien écrit. Elégant sans être pompeux, Alexandre Postel a notamment un talent certain pour baptiser ses personnages et dresser des portraits savoureux, comme celui du commissaire Estange " au fond de son visage osseux, sous des sourcils obliques, brûlaient des yeux étroits, enfoncés, bordés de petites rides. Ses lèvres, incurvées par une sorte de rictus qui ressemblait à un sourire, imprégnaient  sa physionomie d'une courtoisie narquoise. (...) North leva les yeux vers le front du commissaire au sommet duquel, entre les golfes largement dégarnis, jaillissait une touffe isolée de cheveux beiges, qui retombait, mousseuse, sur le côté."  Ou du collègue Mortemousse :" son crâne rasé, son occiput boudiné, son nez bulbeux, sa bouche en cul de poule (...) les yeux si froids, si bleus, rendus (...) démesurés par les verres épais des lunettes (...)ces yeux dont l'azur neigeux (...) donnait la sensation d'être nu.". J'aime aussi beaucoup les yeux "bleu juin" d'Anne Langlacé.

Alexandre Postel est un auteur que je vais continuer à suivre.

 

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04 avril 2017

Quartier Lointain- Jirô Taniguchi

                               "C'est bien gentil de s'amuser tout le temps... mais moi, j'aimerais que tu grandisses un peu ! "

 

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Hiroshi, un cadre de 48 ans, père de famille, a tendance à picoler après les heures de bureau. Alors qu'il doit rentrer à Tokyo après une réunion, il prend involontairement un train pour sa ville natale. Ses pas le conduisent vers la tombe de sa mère et il s'évanouit. A son réveil, Hiroshi a de nouveau 14 ans. Il s'affole, ne comprend pas, se persuade qu'il rêve mais doit pourtant revivre cette période adolescente au cours de laquelle son père a quitté le foyer sans explication. Cet étrange phénomène de regression va permettre à Hiroshi de comprendre les raisons de ce départ brutal et peut-être de l'empêcher...

Mazette ! Quelle splendeur que ce roman graphique ! Tellement splendide que le Japon de Taniguchi m'a poursuivie dans mon sommeil, je ne mens pas !

Les dessins sont comme toujours, d'une finesse d'expression incomparable, enrichis d'une foule de détails que mon oeil peu exercé a eu du mal à capter dans sa totalité. C'est d'ailleurs mon unique frustation concernant cet album. Le graphisme en noir et blanc, qui restitue comme dans un film le Japon, ses traditions ( la grand-mère penchée sur son métier à tisser... son doux visage, marqué par le temps mais toujours si serein...) ses commerces, ses ruelles, ses écoles, tout cela mériterait une lecture patiente. Je me suis efforcée de ne pas avaler le roman d'un seul coup mais mon avidité naturelle a hélas pris le dessus. j'ai donc certainement zappé plein de petites choses, du terrien mais aussi de l'impalpable (merci ma Claire, j'emprunte tes mots utilisés dans d'autres circonstances, mais qui collent parfaitement à mon ressenti)...

Et puis ce scénario, tellement bien ficelé, haletant, qui ne laisse rien au hasard... Emotion, suspense, poésie, gourmandise (les personnages dînent, déjeunent, c'est gustativement évocateur et les plats sont explicités dans les notes en bas de page) questions philosophiques abordées simplement mais avec profondeur sur le temps qui passe et qu'on ne rattrape plus, sauf peut-être quand on a la grâce et l'imaginaire d'un Taniguchi... tout y est. Un chef-d'oeuvre.

                 

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