Aux Bouquins Garnis

20 octobre 2019

Gourmandises du dimanche- Pickles de radis

 

 

IMG_0311Les radis à la croque-au-sel, ça va cinq minutes. Qu'allais-je donc faire de cette grosse botte de radis roses proposée dans mon panier de la semaine? Je cherche, je cherche... et je trouve :

Des pickles de radis, mais oui ! J'ai trouvé la recette chez ChefNini, ici.

Dans un bocal très propre, déposez des radis, bien équeutés, bien nettoyés, coupés en deux (ou pas) avec quelques grains de poivre. Ne jettez pas les fanes qui font une excellente soupe (avec des pommes de terre et une carotte qui traînait dans le frigo, un reste de fromage frais : un vrai régal)

1- Versez du vinaigre de cidre (20cl) , du sucre (60g) et du sel ensemble dans une casserole.

2- Portez à ébullition et laissez à frémissement pendant cinq minutes. Mélangez pour bien dissoudre le sucre.

6- Versez le vinaigre encore chaud dans le bocal où se trouvent les radis. Refermez-le et laissez refroidir avant de le placer au réfrigérateur.

7- Patientez environ 12 heures avant de les utiliser en cuisine.

Il existe des tas de variantes, on peut mettre des épices, des feuilles de laurier...

J'ai fait avec ce que j'avais : j'ai mélangé vinaigre de cidre et vinaigre de vin rouge, j'ai utilisé du sucre cassonnade et j'ai préféré ne pas mettre d'épices pour un premier essai. Juste des grains de poivre.

C'est drôlement bon à l'apéro à picorer ! Ces radis doivent agréablement accompagner une viande froide, à la place de la moutarde.

Le bocal se conserve plusieurs semaines au réfrigérateur.

Chez Syl, les marmitonnes se donnent, se donnent...

C'est par ici

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14 octobre 2019

Un dieu dans la poitrine- Philippe Krhajac

                                   

                                        "La vie est pleine de vies, de plusieurs vies, au choix"

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Phérial est orphelin. La misère, les mauvais traitements, le manque d'amour, sont le lot de ce petit garçon cabossé, aux nerfs fracassés, ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil, et dont l'adolescence est marquée par un passage en prison. Sur son chemin douloureux, Phérial croise heureusement de bonnes et belles personnes, qui l'aideront à avancer, à devenir un adulte heureux, à trouver sa voie -il sera comédien- à retrouver enfin cette maman qui lui a tant manqué...

Après "La petite fille sur la banquise", je m'étais dit, plus de récit de vie. Ce témoignage était trop fort, trop bouleversant. Après sa lecture, je ne rêvais que de fiction bienheureuse et rassurante. "Le Dieu dans la poitrine" de Philippe Krhajac (quel beau titre et quelle belle couverture que celle de l'édition Folio, avec ce jeune garçon bondissant dans l'azur...) est semi-autobiographique, j'ai donc failli à ma promesse, mais pas complètement. Phérial a certainement beaucoup en commun avec son créateur, comme Phérial, Philippe est un enfant de l'Assistance Publique, comme lui il est artiste... Mais Phérial est tout de même un héros de fiction...Oui? Non?

Ok, on est dans une biographie à peine déguisée mais finalement, malgré mes réticences, cela n'a pas été un si grand problème.  Arrête de te poser des questions, Comète, et laisse sa chance au produit. Ce qui l'a été, peut-être, ce sont certains passages difficiles où Phérial subit des violences. Je sature de la violence... Mais tout de même, je me suis accrochée et j'ai aimé ce livre. Comme quoi... 

   Il faut dire que le personnage de Phérial est extrêmement touchant. Derrière son apparente fragilité se cachent une force et une soif de vivre qui l'aideront à surmonter les pires épreuves. Son extrême sensibilité, sa perméabilité à ceux qui l'entourent -les bonnes personnes et les autres- finiront par être de véritables atouts dans son métier de comédien. Et puis, il y a l'écriture de Philippe Krhajac, pleine de poésie et d'humour, qui est vraiment une très belle surprise.

      "Mes bras cognent l'eau. Mais il n'est pas si aisé de mourir. Ma jeunesse s'y refuse. Mon coeur palpite plus fort que jamais et la vie m'emporte sur ma peine. Je nage, je traverse de toutes mes forces ce combat sauvage et finit par échapper à la Loire."

   Ce roman est en compétition pour le prix Folio des Lycéens, auquel mon lycée a la chance de participer :)  

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13 octobre 2019

Gourmandises du dimanche- Gâteau au yaourt façon Nigella Lawson

 

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 Un gâteau au yaourt, messieurs dames !

Vous devez vous dire elle est sans inspiration cette semaine, elle nous sort le vieux truc que tout le monde fait depuis des millions d'années. Bouhhhhhh... REMBOURSEZ ! Non, je ne rembourserai pas un centime, manquerait plus que ça, car ce gâteau au yaourt sort du classique connu et aimé de tous : il est sans levure chimique, tout gonflé grâce aux oeufs battus en neige ferme et à la maïzena :) Et il est super bon ! Une texture différente, très douce, beaucoup de moelleux...

Alors c'est qui la meilleure? La cheffe Nigella Lawson, qui est l'auteure de cette recette, bien sûr. Pour ma part, je l'ai trouvée chez Nad. J'ai zappé la vanille et le zeste de citron  (en panne de citron bio), à la place j'ai utilisé des cristaux d'huiles essentielles à cuisiner aux agrumes. Très sympa !

Alors, la recette :

 

  • 3 œufs
  • 1 yaourt nature à la grecque (on peut utiliser un yaourt classique je suppose, mais ça tombe bien, j'avais des grecs dans mon frigo :) 
  • 2 pots de sucre (cassonnade pour moi)
  • 1 pot d'huile (pépins de raisin pour moi)
  • 1 cc 1/2 d'extrait de vanille (pas mis)
  • le zeste d'un demi-citron (pas mis)
  • 2 pots de farine 
  • 1 pot de maïzena 
  • 1 pincée de sel (j'aime bien mettre un peu de sel dans mes préparations)

 

Préchauffer le four à 180° (chaleur tournante).

Casser les œufs et séparer les blancs des jaunes. Dans la cuve du robot, mélanger les jaunes avec le yaourt et le sucre jusqu'à ce que le mélange double de volume. Ajouter progressivement l'huile puis la farine et la maïzena. Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement dans la pâte en plusieurs fois, en soulevant délicatement la préparation avec une maryse. Verser dans un moule (beurré et fariné si nécessaire, en silicone pour moi).
Enfourner et laisser cuire 30-35 min (vérifier la cuisson avec un pic en bois, planté au cœur du gâteau il doit ressortir sec)
Laisser tiédir le gâteau avant de le démouler sur une grille pour le laisser refroidir complètement. Servir saupoudré de sucre glace. (j'ai oublié !)

Nad conseille un moule couronne pour une cuisson plus uniforme, je n'en ai pas mais ça marche quand même :)

Bon dimanche !

D'autres recettes chez Syl :)

       

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07 octobre 2019

Un été à L'Islette- Géraldine Jeffroy

  

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"Les corps, nus ou recouverts, se trouvent pareillement lorsqu'ils veulent se trouver. Quelle hypocrisie  de leur faire croire que ce qui est caché n'éveille pas le désir ?"

1892, au château de L'Islette, en Touraine. Camille Claudel y réside le temps d'un été et en ce lieu charmant créera "La Valse" et "La Petite Châtelaine". Le compositeur Claude Debussy, avec qui Camille entretient une correspondance amicale, est lui aussi en pleine fièvre artistique : ce fameux été naîtra "L'après-midi d'un faune". Rodin, quant à lui, entreprend de sculpter son énorme Balzac. L'été 1892 sera fécond...

L'histoire, narrée par la préceptrice de Marguerite, la petite fille du château, dans une lettre adressée à un soldat au front (son fils, on suppose) aurait dû m'emporter : Du génie, de la création, de la passion... un cocktail littéraire qui promet de belles pages enflammées. On attend de la fougue, on espère un élan qui traduit la puissance des relations entre ces artistes d'exception, la fièvre qui les anime, on veut des cris, du sang et des larmes ! Autant le dire, nos attentes sont déçues. Pas une goutte de sang, ni de gros sanglots, pas de hurlements mais plutôt des chuchotements... Ce court roman, certes mignon et frais, manque cruellement de profondeur et reste gentillet, lisse comme un sou, sans un mot de trop, se contentant d'effleurer les choses et les gens. L'écriture est jolie, propre. Terne. La petite fille est sage, la préceptrice aussi... tout le monde est sage à L'Islette (même Camille...) et ça donne un roman ... sage, forcément. Fade surtout. Sur moi cette lecture a glissé comme sur les plumes d'un canard. Je l'ai lue poliment et gentiment. Je l'ai oubliée sitôt la dernière page du livre refermée.Tant pis. 

Merci à l'équipe des 68 premières fois pour l'envoi de ce roman. Je fais suivre ... :)

                  

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06 octobre 2019

Gourmandises du dimanche- Gelée de coings

 

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J'avais prévu de vous parler de mon tajine aux coings de la semaine dernière qui était excellent mais je n'ai pas de photos pour illustrer... mon téléphone a rendu l'âme avec toutes mes données ou presque... eh oui, du coup la photo du tajine a disparu... C'est un peu triste une recette sans photos alors je vais plutôt vous proposer la gelée de coings que j'ai testée (et réussie) pour la première fois !

Je suis toute fière du résultat : ma gelée est parfaitement prise, le goût est extra et ce bel orangé...  trop contente !

Bien sûr, il n'y a rien de sorcier là dedans et je n'ai rien inventé... tout le monde sait faire de la gelée de coings mais je vous dis tout de même comment j'ai procédé (mélange de plein de recettes et conseils glanés sur le web, j'ai finalement fait au plus simple, sans ajout de vanille ou autre parfum pour obtenir une gelée qui conserve le goût du fruit)

J'ai fait cuire trois beaux coings pendant environ 30 minutes, épluchés et coupés en gros morceaux (ok c'est galère mais pas tant que ça en fait, avec un bon rasoir à légumes et un couteau qui coupe...) dans de l'eau portée à ébullition. L'eau doit recouvrir les coings.

Ensuite, lorsque les fruits sont tendres, il faut les réserver dans une passoire et presser (j'ai utilisé un presse-purée) pour extraire le plus de jus possible (avec un récipient en dessous, attention les rêveurs et étourdis !). J'ai laissé égoutter longtemps et mis tout ça de côté pour la nuit dans un saladier au frais.

Le lendemain j'ai filtré deux fois pour enlever les dépôts, je voulais avoir une gelée limpide.

Puis j'ai ajouté le sucre dans le jus : il faut peser le jus obtenu et en principe mettre la moité du poids en sucre. J'avais 500 g de jus de coings à peu près, j'ai donc mis un peu moins de 250g de sucre spécial gelée ( marque G....c) . C'était parfait.

J'ai rajouté le jus d'un demi-citron et j'ai mis à cuire, à feu vif, puis j'ai baissé un peu, j'ai touillé, touillé... ça va très vite (le sucre gélifiant aide bien) et pour être sûre de mon coup, j'utilise l'astuce de l'assiette au congélateur sur laquelle on met une goutte de gelée : si elle se fige au contact du froid, c'est bon !)

Donc au bout de 10 min ma gelée était prête et je l'ai versée encore bouillante dans des pots ébouillantés au préalable. (Utilisez un entonnoir et fermez bien vos pots, j'ai eu un petit accident sans gravité heureusement, en les retournant pour "faire le vide")

J'ai obtenu deux bocaux de gelée de taille moyenne.

J'adore le coing, c'est un fruit très économique : avec la chair non utilisée, j'ai fait une excellente compote (avec une pomme et un poil de sucre)

 A présent, allons faire un tour chez Syl où ça sent très très bon...

           

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30 septembre 2019

Cent millions d'années et un jour - Jean-Baptiste Andrea

             

                                  " Il avait trois cent millions d'années et moi six ans"

 

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Stan est un paléontogue en fin de carrière, rendu amer par le manque de reconnaissance. Depuis l'enfance -qui fut difficile entre une mère adorée disparue trop tôt et un père brutal et frustre- Il caresse un rêve : retrouver le squelette d'une créature préhistorique qui serait prisonnière dans la glace depuis des millénaires. Stan part à la recherche du "dragon", embarquant avec lui son ami Umberto, Peter, jeune scientifique, et Gio, guide de haute-montagne. L'aventure physique et humaine qui commence ne sera pas de tout repos : aventure entrecoupée de nombreux flash-back qui nous amèneront à comprendre Stan et les raisons profondes qui le conduisent dans cette entreprise totalement démesurée...

 Alors là mes amis... quelle découverte... Quel grand auteur nous avons en la personne de Jean-Baptiste Andrea ! Je découvre seulement ce jeune écrivain dont c'est le deuxième roman (vite vite, le premier !!) et je sais que je ne le quitterai jamais plus. Je suis comme ça, moi. J'aime passionnément les romanciers  qui d'une plume, poétique, imagée, superbe comme celle-ci (bon sang quelle écriture)  transcendent la simple aventure vers quelque chose de bien plus exigeant, de tellement plus profond. Ici, le cadre du roman polaire où les hommes font face aux éléments, explose littéralement. "Cent millions d'années et un jour" est un grand roman d'initiation, un roman sur l'enfance, les rêves qui l'habite jusqu'à l'âge adulte, un roman sur le temps (les saisons rythment le récit) et l'espace, un roman sur la famille, l'amitié, un roman qui fait grandir (le personnage mais aussi le lecteur) ... ouh que c'est beau. On pourrait en faire un film. On me dit dans l'oreillette que Jean-Baptiste Andrea est écrivain mais aussi cinéaste. Tant mieux. Il va nous le faire, ce film...

 Je suis soufflée par autant de talent. Jean-Baptiste, je vous aime.

 

"J'oublierai bien des choses, c’est inévitable, jusqu’à mon propre nom peut-être. Mais je n’oublierai pas mon premier fossile. C’était un trilobite, un petit anthropode marin qui n’avait rien demandé à personne quand mon existence percuta la sienne un jour de printemps. Une seconde plus tard, nous étions amis pour la vie."

 

Un grand merci à l'équipe des 68 premières fois pour cette formidable découverte !

                   

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29 septembre 2019

Gourmandises du dimanche- Croquettes au crabe et riz basmati

B2B1908F-94F5-40A5-80BF-FEEF5181AB4AJ'ai préparé ces croquettes de riz il y a quelque temps et je songe à les refaire, peut-être bien cette semaine. Elles sont excellentes et originales, avec l'association crabe/chèvre vraiment savoureuse. Cette recette, je la dois à mon amie Ninie, du blog "Un p'tit tour dans ma cuisine". J'en ai déjà parlé plusieurs fois ici, il regorge de recettes merveilleuses, sucrées, salées :) Allez y faire un tour et embrassez Ninie de ma part si vous la croisez :)

 


 Donc, pour 9 croquettes il faut :


- 240g de chair de crabe (boîte de 180g poids net égoutté ici. Choisir un produit de bonne qualité)
- 75 g de riz basmati
- 75g de chèvre frais
- 1 oeuf
- 1 cuillère à café de curry doux
- Un peu de ciboulette
- Huile de friture ou huile de pépin de raisin
- Sel, poivre

Faire cuire le riz et l'égoutter soigneusement. Etape importante, car plus le riz sera sec plus les croquettes seront faciles à manipuler. J'ai donc préparé mon riz bien avant de préparer mes croquettes (pas trois jours avant non plus hein, mais une bonne heure ou deux)

Ciseler la ciboulette

Dans un saladier, mélanger à la fourchette la chair de crabe, le fromage de chèvre, le riz, l'oeuf et le curry

Former des croquettes entre les paumes des mains légèrement humides.

Faire chauffer l'huile dans une poêle (mettre suffisamment d'huile pour que les croquettes ne collent pas) et y faire dorer les croquettes sur les 2 faces.

Déposer sur du papier absorbant et servir immédiatement.

Avec une bonne salade, c'était waow !

Je pense que mes amies marmitonnes vont aimer cette recette, pas vrai les filles ?

 Chez Syl, c'est par ici

       

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16 septembre 2019

La petite fille sur la banquise- Adélaïde Bon

 

 

41wOwprqNzL"Non. Ces pensées de boue ne m'appartiennent pas. C'est à lui, la boue"

Le destin d'Adélaïde, une joyeuse et mignonne petite fille de neuf ans, bascule un jour dans le sordide lorsqu'elle est agressée sexuellement par un homme, dans la cage d'escalier de son immeuble. Ce viol, car c'en est un, isole l'enfant, puis la jeune femme sur une banquise mentale pendant de longues années. Adelaïde, le corps et l'esprit totalement glacés par cette agression terrible, se blesse, se maltraite, se jette sur la nourriture, multiplie les excès, sans parvenir à définir les causes du mal-être qui la ronge, tout en affichant aux yeux des autres un appétit de vivre totalement trompeur.

Adélaïde ne baisse pourtant pas les bras, tente de comprendre ce qui lui arrive et y parviendra enfin, vingt ans après l'agression, grâce à sa détermination et son courage extraordinaires...

Ce livre, je n'avais aucune intention de le lire, je l'ai d'ailleurs soigneusement évité lors de sa sortie l'année dernière. Je n'aime pas tellement les témoignages, en particulier sur des sujets aussi sensibles que le viol, l'inceste etc... Mais cette "petite fille sur la banquise" et sa jolie bouille d'enfant sur la couverture sont arrivées dans ma box du mois de septembre et je me fais un devoir de lire tout de suite l'un des deux livres de mon abonnement, l'autre étant prévu pour un peu plus tard et venant alourdir ma conséquente pal

J'ai été totalement bouleversée par le récit d'Adélaïde Bon et il m'est impossible d'y apporter la moindre critique, il est de ces ouvrages qui ne se critiquent pas. Comment voulez-vous ...? Le traumatisme que l'auteure a vécu, les souffrances endurées, physiques et morales sont narrées sans une once de pathos, avec une dignité qui force le respect. L'écriture est puissante et imagée, utilisant l'alternance de "je" et "elle" tout du long et des métaphores aussi évocatrices que "la méduse", personnalisation effrayante de l'angoisse à son paroxysme. Cette écriture est de celle qui donne des frissons et fait pleurer. Je n'en reviens toujours pas, plusieurs jours après avoir refermé le livre, j'y pense et repense, à Adélaïde... et la rédaction de ce billet me replonge dans l'émotion viscérale qu'a provoqué cette lecture.

 Le procès a lieu en 2016. La dernière partie du livre, qui lui est consacré, suscite la colère et l'indignation : il y a bien sûr l'abject criminel qui soulève le coeur, coupable d'un nombre incalculable de viols sur des fillettes dans les années 90 (grossier, boursouflé d'arrogance, dans un déni qui dépasse l'imagination) mais aussi quelques experts... qui n'ont d'expert que le nom, se révélant incapables de mesurer le degré du traumatisme enduré par les victimes et noyant leur insuffisance derrière un charabia technique insupportable. On éprouve d'autant plus de chagrin et de compassion pour ces femmes forcées de revivre tout au long d'un éprouvant procès des souffrances scandaleusement minimisées voire niées.

La justice a heureusement rendu son verdict : Giovanni Costa a été condamné à dix-huit ans de prison le 8 avril 2016. Adélaïde, cette petite fille sur la banquise qu'on voudrait pouvoir serrer dans ses bras, est aujourd'hui une femme qui, j'ose l'espérer, a trouvé l'apaisement et la sérénité.

J'espère aussi qu'elle va continuer d'écrire.

"Elle ne sent pas les méduses s'immiscer en elle ce jour-là, elle ne sent pas les longs tentacules transparents la pénétrer, elle ne sait pas que leurs filaments vont l'entraîner peu à peu dans une histoire qui n'est pas la sienne, qui ne la concerne pas. Elle ne sait pas qu'ils vont la déporter de sa route, l'attirer vers des profondeurs désertes et inhospitalières, entraver jusqu'au moindre de ses pas, la faire douter de ses poings, rétrécir année après année le monde qui l'entoure à une petite poche d'air sans issue. Elle ne sait pas que désormais elle est en guerre et que l'armée ennemie habite en elle."

 

 

 

 

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15 septembre 2019

Gourmandises du dimanche- Parmigiana de courgettes

 

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Il est encore temps de profiter des belles courgettes estivales et après avoir goûté cette recette à la "parmigiana" on aimerait que l'été dure toujours... Un vrai délice, qui change un peu des ( excellentes) aubergines à la parmesane.

C'est Edda, du blog "Un déjeuner de soleil", qui est l'auteure de cette succulente recette, son blog est très beau, j'adore m'y promener :)

 

Ingrédients

  • 4 belles courgettes bien fermes ( 3 vertes et une jaune pour moi)
  • Une boîte de 400g de tomates concassées (bio, c'est mieux)
  • Une boule de mozarella (bien égouttée)
  • 60 g grana padano ou de pecorino ou de parmesan (pecorino pour moi)
  • 1 piment oiseau ou 1/2 (pas mis)
  • 1 petit oignon rouge
  • huile d’olive vierge extra
  • sel
  • basilic

Instructions

  1. Préparer la sauce tomate. Dans une casserole, faire revenir l’oignon émincé pour le colorer avec 2 cuillères d’huile d’olive pendant deux minutes environ en mélangeant. Verser ensuite le coulis de tomates (le piment) saler et ajouter la moitié du basilic. Laisser mijoter à feu doux/moyen 10-15 minutes maximum. Réserver.
  2. Pendant ce temps, couper les extrémités des courgettes et les couper en fines tranches à l'aide d'un bon couteau (épaisseur 2 mm environ). Pas trop fines car il faut garder de la texture en bouche.

  3. Les faire sauter dans une poêle avec 2 cuillères d’huile d’olive en plusieurs fois et pas trop longtemps, juste le temps qu’elles colorent en surface. Procéder ainsi avec le reste de courgettes en ajoutant un peu d’huile. Les poser sur du papier absorbant et saler légèrement.
  4. Préchauffer le four à 180°C (tournante) ou 190°C (statique). Couper la mozzarella en petits dés.
  5. Procéder au montage : verser une fine couche de sauce dans le moule, poser une couche de tranches de courgettes, puis une fine couche de sauce. Parsemer de dés de mozzarella ici là ainsi que de feuilles de basilic puis saupoudrer de fromage. Procéder ainsi avec le reste des ingrédients en finissant avec la mozzarella et le fromage. (j'ai fini seulement avec le pecorino car plus de mozza)
  6. Enfourner pendant 20 minutes environ, le temps que la mozzarella fonde et il se forme une petite croûte colorée. La sauce a réduit et c'était top ! (On sent bien les courgettes, qui se mêlent harmonieusement à la tomate, elles sont fermes et fondantes...)

  7. Sortir du four, laisser légèrement tiédir et servir. 

  Magnifique recette italienne pour ma rentrée chez Syl :)

                                           

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13 septembre 2019

Rhapsodie des oubliés- Sofia Aouine

 

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"Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans"

Abad, treize ans, syro-libanais, grandit à la Goutte d'or, à Paris. C'est un gamin malin, qui rêve d'amour et de sexe, confond souvent les deux et passe une grande partie de son temps à se tripoter, seul ou avec ses potes. L'univers d'Abad, dont les parents ne s'occupent pas tant ils triment comme des dingues, c'est le quartier des "oubliés", celui de la misère, de la délinquance, des trafics, des putes, des pseudo mollahs tout juste convertis qui assoient leur pouvoir en faisant régner la terreur, sous le regard des policiers totalement passifs. A force d'enchaîner les conneries, Abad se retrouve devant une psy qui va tenter d"ouvrir son dedans", se heurtant au départ à un mur d'hostilité. Mais... 

Je vais être la seule sur terre encore une fois mais j'avoue ne pas avoir été convaincue par ce premier roman encensé sur la blogosphère et que François himself a adoré. Je lui reconnais de la verve, du peps, la narration est dynamique, les personnages hauts en couleurs toussa toussa... Je ne nie pas que ça fonctionne. Techniquement. Mais une fois qu'on a dit "ça fonctionne"... il reste quoi? Il m'a manqué l'émotion, la surprise, l'originalité. L'histoire d'Abad, plate et prévisible, ne l'est guère. Aucun cliché ne nous est épargné (la prostituée au grand coeur, la vieille voisine à laquelle on s'attache...)      

Ce petit héros de treize ans ne m'a pas fait vibrer et les quelques personnages féminins plutôt bien campés m'ont laissé indifférente. Oui, je sais, ça surprend. Je suis mauvais public pour ce genre de romans que j'ai l'impression d'avoir lu cent fois. L'oralité prononcée mâtinée de vulgarités toutes les deux lignes me fatigue à la longue. Malgré quelques réflexions bien envoyées qui font mouche, je n'ai pas été séduite par la langue "explosive" de Sofia Aouine (dixit la quatrième de couverture) j'ai cherché le hip hop et la soul en vain, quant à la noirceur, en effet, il arrive des grands malheurs à tous les personnages... c'est seulement ça, le roman noir, des cata à n'en plus finir dans un quartier glauque?

Quant aux références à Romain Gary ("La vie devant soi" en gros, en rouge, en lettres lumineuses) et à Zola ( à travers le personnage de Gervaise  : d'accord, celle-ci ne boîte pas mais elle se prostitue et sa fille s'appelle... Nana : c'est sans doute une volonté de l'auteure mais pour moi c'est juste gros comme une pastèque), elles auraient gagné à être plus subtiles : l'auteure a beaucoup lu, c'est évident (beaucoup trop évident).

 "On a presque tous, d'où qu'on vienne, d'où qu'on parle (...) une histoire de valises à vivre et à raconter"

 

 Une première lecture dans le cadre des 68 premières fois, que je suis ravie de rejoindre ! Merci aux filles de l'équipe pour l'envoi de ce livre. Les prochains romans effaceront sûrement cette déception :)

            

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