Aux Bouquins Garnis

25 juin 2017

Gourmandises du dimanche- Pastilla au poulet

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L'anniversaire de mon p'tit mari fut fêté en pleine cagnat parisienne (la photo ci-dessus, c'est le désert marocain, comprenez l'allusion) 35 ou 36°C à l'extérieur, 40 dans ma cuisine... Pas très envie de boeuf bourguignon, c'est bizarre, non? Pourtant j'aime beaucoup ça... 

Trève de bêtises, j'ai hésité mais il m'a bien fallu cuisiner autre chose qu'une salade de pâtes ou de riz ce soir là : mon p'tit mari, c'est mon p'tit mari. Et son anniversaire, c'est une fois par an. Donc, après moult questionnements, j'ai préparé une pastilla de poulet très simple et très chic à la fois, qui cuit vite et bien. La recette et les ingrédients m'ont été fournis par Illico Fresco, une fois de plus. Le service et les produits sont de qualité, j'en suis très contente. Je ne gagne rien à vous dire ça, je précise que je paye mon abonnement, mais quand c'est bien il faut le dire !

Pour une jolie pastilla pas très grande, il vous faut :

Des feuilles de brick, deux ou trois gros filets de poulet, 3 carottes, de la coriandre (persil plat pour moi), un bel oignon, huile d'olive ou beurre fondu, eau de cuisson ( 100 ml)

Préchauffez votre four à 210°C.

Faites revenir les carottes épluchées et coupées en fines rondelles et l'oignon émincé dans un filet d'huile d'olive (un gros filet), dans une poêle ou une sauteuse. Ajoutez l'eau de cuisson et laissez cuire jusqu'à ce que le mélange soit tendre et qu'il n'y ait plus d'eau, à feu moyen. Réservez.

Parallèlement, coupez le poulet en morceaux fins et passez-le dans la même poêle ou sauteuse, pas trop longtemps car il va continuer à cuire dans le four ensuite. Pour ma part, j'ai choisi de le hacher avant de le faire revenir, j'ai un beau hachoir à viande de la mort qui tue, c'est pas pour le regarder dans le blanc des yeux. Mais faites comme bon vous semble. 

Ajoutez le mélange carottes/ oignon au poulet, plus du persil ou de la coriandre, au goût.

Dans un plat creux et rond, tapissé de papier sufurisé, déposez trois feuilles de brick l'une sur l'autre, puis la moitié de la farce. Par dessus, rajoutez une feuille de brick, puis le reste de la farce, terminez par trois feuilles de brick l'une sur l'autre. C'est très joli, on dirait une fleur. Fermez de façon hermétique (je n'y suis pas arrivée, nous n'en sommes pas morts et la farce est restée bien gentiment à sa place, sauf au moment du découpage, elle s'est un peu enfuie, mais on l'a vite rattrapée) badigeonnez de beurre fondu ou d'huile d'olive et passez au four 10 ou 15 min. La belle fleur doit être dorée et croustillante.

Voilà ! C'était pas mal, vraiment :)

Passez un bon dimanche et avant de partir en balade ou faire la sieste, allez donc jeter un oeil admiratif sur les créations des marmitonnes, c'est chez Syl que ça se passe, comme toujours.

 

                                                 

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20 juin 2017

Chanson Douce- Leila Slimani (version audio, lu par Clotilde Courau)

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"On se sent seul auprès des enfants. Ils se fichent des contours de notre monde. Ils en devinent la dureté, la noirceur mais ne veulent rien savoir" 

 J'ai longtemps hésité à lire "Chanson Douce", pour deux raisons : la première relève de la vieille rancune pour une histoire de Prix Goncourt qui a échappé en 2016 à mon chouchou Gaël Faye pour revenir à Leïla Slimani... c'est bête mais c'est comme ça. J'ai la rancune facile et idiote moi. La seconde raison est moins tordue : j'ai tellement aimé "Dans le jardin de l'ogre" que j'avais peur d'être déçue. C'est bien connu, les Prix Goncourt déçoivent parfois et les seconds romans souvent. 

J'ai donc attendu et me suis finalement laissée tenter par une offre de lecture audio : "Chanson douce" proposée par Audible, lue par Clotilde Courau. J'ai drôlement bien fait : "Chanson Douce" est une terrible gifle, extrêmement addictive. Il plonge le lecteur (l'auditeur) au coeur de l'âme tourmentée de Louise, nounou embauchée par Myriam et Paul, un couple de bobos parisiens, pour s'occuper de leurs deux jeunes enfants : Milla et Adam. Louise est la nounou idéale, efficace, d'une propreté rigoureuse, économe, bonne cuisinière, raconteuse de jolies histoires, entièrement dévouée à ses employeurs et à leurs petits. Elles les aiment tellement, ces petits- et ils le lui rendent bien- qu'elle finira par les tuer.

 Le roman commence par cette phrase terrible :" le bébé est mort".

L'intérêt de "Chanson douce" n'est pas son suspense. Un crime atroce a été commis, de cela on est informés dès le départ. Le roman s'intéresse bien plus à l'effroyable solitude d'une femme qui n'a jamais eu les moyens de ses ambitions, que la vie a toujours malmenée. L'aveuglement coupable de ceux qui la côtoient a sans doute conduit au drame que l'on sait. Myriam et Paul sentent bien quelque chose ne va pas chez Louise, un peu plus chaque jour, ils l'évoquent parfois, trouvent son attitude étrange, mais le confort domestique que sa présence apporte au couple balaie les scrupules et les interrogations, jusqu'au meurtre. Le voile est alors levé sur la personnalité détraquée de la nounou.

L'écriture est au scalpel, cinglante et juste, pas un mot de trop dans ce récit glaçant. Si Myriam et Paul, malgré un malaise diffus, sont incapables de décoder les signes annonciateurs du drame, le lecteur/auditeur attentif saura répérer les moments où le désespoir de Louise, le délabrement de son existence (symbolisée entre autre par la cabine de douche qui s'effondre et pourrit), son errance sans le moindre point de chute, sont tellement forts que la mort devient la seule issue possible.

J'ai adoré ce livre, cela va sans dire, et je voudrais souligner l'impeccable lecture qu'en fait Clotilde Courau. Entre douceur et tension, gravité mais sans excès, sa voix parfaitement posée, (pas monotone comme j'ai pu lire ici ou là, je dis bien posée !) si agréable à entendre, magnifie le roman de Leila Slimani. D'un livre excellent elle fait un chef-d'oeuvre qu'on a bien du mal à lâcher. Je suis ravie de mon choix ! Merci à elle d'avoir su porter aussi bien les mots de l'auteure.

"Paul et Myriam sont séduits par Louise, par ses traits lisses, son sourire franc, ses lèvres qui ne tremblent pas. Elle semble imperturbable. Elle a le regard d'une femme qui peut tout entendre et tout pardonner. Son visage est comme une mer paisible, dont personne ne pourrait soupçonner les abysses" 

 

 

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16 juin 2017

Etats d'esprit du vendredi :) Le come-back !

                                                                                            

                                          

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Après quelques semaines d'absence, revoili revoilou mes Etats d'Esprit, toujours sur une excellente idée de la ravissante Zenopia et du très beau Postman

 

Fatigue : chaleur éreintante, je bois de l'eau dans un mini gobelet (tous les quarts d'heure à peu près)

Humeur :  médiocre, avec quelques pointes vers le haut tout de même (quand je vais dans le bureau d'à côté prendre un coup de ventilateur)

 Estomac : une jolie tarte maison hier soir, à la tomate et à la crème de basilic. Sinon rien de bien intéressant, par cette chaleur  

Condition physique : moyenne. Fait chaud.

Esprit : aspire à la détente, au zen, au  stress free zone...peut toujours rêver

 Boulot: comment dire? Ambiance électrique, sentiment de ne servir à rien, vivement la fin

Culture : plein de choses : "Le bureau des légendes" saison 1, très bonne série qui mérite qu'on s'accroche, on la découvre sur le tard mais c'est pas grave, "57 rue de Varenne" politique fiction excellente  (ici), "Chanson douce" de Leila Slimani, version audio lue par Clotilde Coureau, très addictif. Libé tous les jours pour ouvrir mon esprit au moooooonde.

Penser à : manger des carottes, c'est bon pour le teint

Avis perso : dégagez-le c'est un fou.

message perso : dégage, tu es fou

Amitié : inébranlable, du moins j'espère

love : bientôt son anniversaire, il est beau et fort

Loulou : est très rigolo, adore les bisous dans la nuquemange des glaces, a chaud, a du mal à s'endormir, fait des misères à son Tchoupi

Divers : vers (je sais je l'ai déjà fait). Vivement  la neige. L'affaire Grégory 33 ans après.

Courses : j'attends ma box

Sortie : Honfleur en famille, ce week-end

Envie de : de m'allonger dans l'herbe, de perdre des kilos, de revoir ma pote Elisabeth, d'avoir des avis positifs et constructifs sur mes dernières nouvelles  

Zic : no stress

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15 juin 2017

Un roman anglais- Stéphanie Hochet

 

"Ce qui se passe dans la tête de sa femme lui est totalement étranger. Il n'a jamais bien compris le fonctionnement des femmes. Une femme, qu'est-ce que c'est au juste ? Un homme inversé ? Inversé de quelle façon ?"

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Non ce blog n'est pas désormais consacré au chorizo et à l'andouillette ... Il reste littéraire, même si les chroniques se sont faites plus rares ces derniers temps. Je lis, je lis et je n'écris pas, faute de temps, mes impressions. Retour aux livres aujourd'hui avec un beau roman de Stéphanie Hochet.

"Un roman anglais" raconte l'histoire d'Anna, une jeune femme mariée à Edward, féru d'horlogerie et fier de son savoir. Ils ont un petit garçon, Jack. Anna est traductrice et pour mieux se consacrer à ses travaux littéraires, elle engage une nounou, George... qui s'avère être un jeune homme, sensible, délicat et plein d'attention envers le jeune Jack. George s'attire la confiance et l'amour de l'enfant, mais aussi de sa maman, au grand dam d'Edward, rongé par une jalousie dissimulée derrière un sourire de façade. En cette période troublée que traverse l'Angleterre -nous sommes en 1917, la guerre fait rage-, le trouble envahit également cette famille, en particulier Anna, déchirée entre son amour maternel et son irrépressible désir d'émancipation, loin d'un mari qui n'aspire qu'à une vie à la mécanique monotone et bien huilée, à l'image de ses montres. 

J'ai aimé ce livre mais je ne parlerai pas de coup de foudre. L'intérêt survient progressivement, les premières pages, à l'écriture soignée, un peu terne, se lisant avec application mais sans passion. L'envol se fait pourtant à un moment précis du récit que je révèlerai pas. La lecture devient soudain bouleversante, l'écriture elle-même perd son côté compassé et témoigne de l'affolement, de la frénésie qui traversent tout à coup les personnages. Anna, jusque là discrète et soumise, flirtant avec la folie et les pulsions qu'elle tente d'étouffer (avec l'aide du paisible et tendre George) acquiert une incroyable densité, de même qu'Edward, incapable d'imaginer le plus petit dérèglement dans son existence précise comme une horloge suisse. Le grain de sable que représente George va gripper tragiquement le mécanisme...  

"Un roman anglais" est un livre qui se mérite, dont la beauté prend corps au fil des pages. Je recommande chaudement.

       "La guerre et l'horlogerie ont beaucoup à voir l'une avec l'autre. Les aiguilles s'arrêtent dans les montres et les vies sont fauchées. Mourir, c'est voir venir sa dernière heure, une lecture sur un cadran que les proches n'oublient pas"

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11 juin 2017

Gourmandises du dimanche :- riz sauté aux crevettes et salsa tomates pastèque

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Ma recette de ce dimanche n'a rien de très anglais, mais elle n'en est pas moins délicieuse :) 

Elle m'a été proposée par la box Illico Fresco et pour un soir de semaine où nous avions à la fois faim et chaud et pas forcément envie d'une salade, c'était parfait !

Les ingrédients : 1 oignon rouge, des crevettes marinées, une tomate, une belle tranche de pastèque, du riz basmati (environ 200g)

Faire revenir la moitié de l'oignon dans un peu d'huile environ 5 minutes, ajouter le riz, touillez. Ajouter l'eau (couvrir largement) et laisser cuire 10 min à feu moyen.

Pendant ce temps, couper la pastèque en dés, la tomate également, la moitié de l'oignon en tranches très fines. Mélanger, saler. Au frais.

Faire sauter les crevettes trois minutes dans une poêle chaude.

Et voilà c'est tout :)

Dans  un bol, mettre une portion de riz, quelques crevettes et la salsa. Déguster. Se régaler. Rien n'empêche de tout mélanger, mais c'est moins joli à la présentation. 

Vraiment très sympa le chaud-froid et le mélange tomates pastèque se révèle surprenant et rafraîchissant !

Bon dimanche !

                                                   

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Chez Syl, les recettes sont d'Angleterre et d'ailleurs :)

 

 

 

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03 juin 2017

Un ano con Almodovar # 9- Talons Aiguilles

 

                              "Peu m'importait l'heure, j'attendais, éveillée, le bruit de tes talons..."

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Becky est une chanteuse reconnue et fortement égocentrique, exclusivement préoccupée par sa carrière. Elle retrouve avec sa joie sa fille, Rebeca, après quinze ans d'absence. Le bonheur semble partagé, Rebeca adorant sa mère depuis toujours malgré la distance imposée par celle-ci.

Rebeca est aujourd'hui présentatrice du journal télévisé, et a pour ami Letal, un sulfureux travesti. Elle est mariée à Manuel, qui fut l'amant de Becky et qui n'a de cesse de reprendre leur relation. Un jour Manuel est retrouvé assassiné. Rebeca s'accuse du meurtre de son mari en direct à la télévision. C'est alors qu'intervient un juge étrange, chaussé de grosses lunettes, dont la mère à moitié folle et alitée collectionne les coupures de journaux concernant Becky...

Talons Aguilles fait partie à mon avis, des meilleurs films d'Almodovar, en tout cas dans la sélection que Pousse et moi avons faite pour notre année consacrée au réalisateur, il figure parmi mes préférés. J'ai aimé y retrouver l'univers coloré et plein de fantaisie du réalisateur, qui m'est désormais familier : les objets, chaises rouges au début du film, boucles d'oreilles lourdes et clinquantes, mais aussi les vêtements, pulls bariolés, robes à paillettes, qui contrastent curieusement avec les tenues strictes de Rebeca, qui ne manque pas de classe. On y retrouve également les thèmes favoris du réalisateur dont celui du travestissement, de l'identité multiple, figurée par le juge masqué, par Létal qui se travestit en Becky pour le plus grand bonheur de Rebeca, mais aussi par la femme qui traduit simultanément le journal de Rebeca en langues des signes. Assises l'une près de l'autre sur le plateau, les deux femmes sont à la fois doubles et contraires, la traductrice apparaissant aussi délurée et exubérante que Rebeca est sobre et émouvante lors de ses aveux chocs face aux caméras. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Victoria Abril, délicieuse dans le rôle de Rebeca, qui tire son épingle du mélo avec beaucoup de justesse. Car "Talons aiguilles", ne nous y trompons pas, malgré ses allures de thriller, est un mélo total, où l'on pleure beaucoup, où les larmes s'écrasent de façon esthétique sur le trottoir (sublime !) où l'on apprend que ceux qu'on aime sont morts ou vont mourir, où les enfants eux-mêmes vont jusqu'à donner la mort par amour. Seul l'amour filial demeure, malgré les années, malgré la distance et les apparences. Viscéralement égoïste, Becky n'en est pas moins capable d'un sublime sacrifice par amour pour sa fille.

Si "Talons Aiguilles" est un film lacrymal, il fait aussi sourire car Almodovar aime associer l'incongru à l'émotion, comme lorsque mère et filles sont attachées l'une à l'autre par leurs boucles d'oreilles, ou quand la cour de la prison devient piste de danse, de façon totalement inattendue. Talons Aiguilles est un film qui ne surprendra certes pas les habitués d'Almodovar (Acteurs purement almodovariens- Paredes, Abril...- thèmes de prédilection, toujours un peu les mêmes...) mais dont la verve, la fantaisie, le fameux équilibre entre le rire et les larmes, l'amour du spectacle qui transpire à chaque image, sont un vrai bonheur à découvrir ou à redécouvrir.

Le mois prochain, on regarde "En chair et en os" :)  mais d'abord, on va voir ce que ma copine Pousse a pensé du film !

                  

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29 mai 2017

Gourmandises du lundi- La Jolie Paella

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Un peu décalée, ma recette, pour cause de petites vacances loin de la maison et des fourneaux. Ceci est mon ultime participation au mois espagnol de Sharon, avant d'attaquer le mois anglais :)

La Jolie Paella, baptisée ainsi parce qu'elle était vraiment très jolie en plus d'être bonne est un mélange de recettes diverses et variées, la principale étant celle de Régal mixée (un peu) avec celle de Patchouka. Avec les conseils de ma belle-mère qui est une experte en paëlla, impossible de rater cette petite merveille délicatement relevée !

Pour une jolie et grande paëlla , il vous faut :

Un grand plat style wok (le mien est en fonte émaillée, il y a fort à parier que je l'utiliserai une fois tous les deux ans, vu son poids et vu que nous sommes trois à la maison, mais pour la paëlla, c'est idéal), un sachet de crevettes surgelées, trois belles cuisses de poulet, une gousse d'ail haché, 200 g de petits pois surgelés, 450 g de riz long (pas celui qui cuit en 10 minutes, attention), de l'eau (un volume et demi de plus que la quantité de riz)  un poivron rouge émincé, un oignon haché, un cuillère à café de safran en poudre, une boîte de tomates concassées, huile d'olive, un demi sachet de poudre d'épices à  paëlla (ajout perso et facultatif), des petites tranches de bon chorizo.

Faire revenir longuement le poulet dans une sauteuse, jusqu'à ce qu'il soit bien doré, bien cuit et que le maximum de gras ait été évacué. Dans le wok, faire revenir l'oignon, l'ail, le poivron, ajouter le riz, les épices, bien remuer. Ajouter les tomates, le chorizo, les petites pois, remuer encore. Une demi heure avant de passer à table, ajouter l'eau sur le riz et faire cuire tout doucement jusqu'à absorption complète, en rajouter un peu si besoin. Cette étape est importante, dixit ma belle-maman, on ne met pas l'eau trop longtemps avant sinon le riz devient pateux. Ajouter ensuite le poulet, les petits pois, les crevettes en dernier, bien touiller, sel, poivre... 

Et dégustez la Jolie Paëlla ! 

 

 

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Chez Syl, les recettes espagnoles ou autres sont ici

 

              

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21 mai 2017

Gourmandises du dimanche -Petits flans andalous

 

                             

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Je cuisine pas mal ibérique en ce moment, grâce à Sharon qui organise le mois de mai espagnol ( généreusement élargi à l'Amérique du sud dans son ensemble), et à Syl, qui se charge du culinaire tous les dimanches :))

J'ai trouvé ces petits flans andalous chez Patchouka  et ils ont fait le plaisir de ma petite famille hier soir, avec du bon chorizo de chez mon boucher (pas celui tout moche et tout gras des supermarchés, beurk) et une bonne petite salade verte pour accompagner. 

Pour réaliser ces petits flans (au nombre de 6 pour moi) il vous faudra :

3 oeufs

120g de crème fraîche (crème semi-épaisse légère pour moi, et je n'ai pas trop mesuré, j'ai fini une bouteille)

50g de farine

320g de carottes (2 belles carottes pour moi)

120g de chorizo doux (pas pesé, le mien était entre le doux et le relevé)

sel / poivre

Une c à soupe d'épices à paella (il m'en restait d'une paella que je vous proposerai la prochaine fois, Patchouka a choisi de mettre du cumin)

Commencez par préchauffer votre four à180°C.

Dans un saladier, mélangez soigneusement les oeufs, la farine et la crème.

Coupez le chorizo en dés après avoir enlevé la peau.

Râpez les carottes que vous mélangerez à la préparation oeufs/crème/farine

Je me rends compte que je n'ai pas bien lu la recette mais peu importe, Patchouka propose de réserver des rondelles de chorizo et de couper le reste en dés. J'ai mis des rondelles un peu inégales, quelques dés, au fond de mes moules à cannelés (silicone) et j'ai versé la préparation par dessus. C'est tout. J'ai  mis mes cannelés au four pendant 40 minutes.

C'était bien bon et plutôt joli. Il faut attendre un peu avant de démouler et de déguster pour avoir de beaux cannelés qui tiennent :)

                   

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Chez Syl, on trouve d'autres recettes, espagnoles ou pas. Les marmitonnes débordent d'imagination :)

                                                              

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17 mai 2017

Délivrances- Toni Morrison

   

                 

 

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"Vous imaginez combien de Blancs ont dans les veines du sang noir qui circule et qui se cache ? Devinez. Vingt pour cent, à ce que j'ai entendu".

 

 Lulu Ann est née noire de parents mulâtres. Son père est parti et elle entretient des relations difficiles avec sa mère, qui n'a jamais accepté la couleur de sa fille et lui manifeste un rejet proprement épidermique. Lula Ann doit grandir et se construire avec ce non amour. Devenue adulte, Lula Ann, devenue Bride, conjugue beauté exceptionnelle et réussite professionnelle dans le domaine des cosmétiques. Tout semble lui réussir et pourtant Booker, l'homme qu'elle aime, la quitte brusquement avec ses mots très durs : " tu n'es pas la femme que je veux"...  

J'arrête là mon résumé d'une histoire bien plus complexe que les quelques lignes ci-dessus et qui ne m'a pas convaincue. Je l'avoue c'est mon premier Toni Morrison, et si j'étais bornée (je ne le suis pas naturellement :)), je m'arrêterais là avec cette auteure américaine, pourtant l'une des plus grandes. Non, je n'ai pas aimé "Délivrances". J'y ai trouvé une violence écoeurante, une atmosphère totalement glauque, du fantastique un peu incongru (mais pourquoi pas, passons là-dessus), un personnage principal pas très crédible (une si jeune femme qui devient leader d'une importante marque de cosmétiques, je n'y ai pas cru...), une volonté d'aborder des thèmes cruciaux comme le racisme, les rapports familiaux, le rôle du corps dans les traumatismes de l'enfance et puis la pédophilie (un sujet qui me fait habituellement fuir, mais j'étais déjà lancée et puis avec mon amie Julie nous avions prévu une après-midi discussion autour de ce roman. Finalement on a bu des cafés et on a parlé chiffons) mal exploitée, à mon humble avis. Les personnages secondaires trop nombreux, comme la petite Rain ou l'étrange famille qui héberge Bride après son accident, les malheurs atroces de Booker, tout cela part dans tous les sens et donne dans la surenchère pénible du martyre, de la douleur, de la violence faite aux enfants. C'est le risque lorsqu'on veut trop en dire, on finit par sortir quelque chose d'un peu beaucoup brouillon et d'inutilement glauque. 

La forme ne m'a pas davantage séduite. J'ai trouvé qu'utiliser plusieurs personnages pour raconter l'histoire (en plus de quelques chapitres à la troisième personne) était ici sans utilité. Ok le roman choral est à la mode, mais quand on s'appelle Toni Morrison, qu'en a-t-on affaire de la mode? Un bon vieux narrateur omniscient suffit parfois. Pourquoi faire compliqué et moyennement réussi quand on peut faire simple et efficace? 

Je n'ai pas aimé "Délivrances", mais comme je le disais plus haut, je ne suis pas bornée et suis persuadée que Toni Morrison a écrit de grands romans susceptibles de toucher mon coeur de pierre. Donc je retenterai. Vos conseils chers lecteurs seront les bienvenus :)

 "Elle m’a fait peur, tellement elle était noire. Noire comme la nuit, noir comme le Soudan. Moi, je suis claire de peau, avec de beaux cheveux, ce qu’on appelle une mulâtre au teint blond, et le père de Lula Ann aussi. Y a personne dans ma famille qui se rapproche de cette couleur. Ce que je peux imaginer de plus ressemblant c’est le goudron"

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14 mai 2017

Pas de recette, mais des fleurs

Notre amie Asphodèle est plongée dans le chagrin et les marmitonnes n'avaient pas envie de faire la popotte en ce dimanche... Pas le coeur à ça. 

 Mes pensées se tournent vers notre chère Aspho, qui illumine la blogosphère de son joli sourire et de son incroyable gentillesse depuis maintenant quelques années. 

Pas de recette, mais une fleur pour te dire que je partage ta peine.

                               

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