Aux Bouquins Garnis

04 décembre 2016

Gourmandises du dimanche- soupe marocaine

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                                                     photo ci-dessus Pixabay libre de droit 

Ce dimanche encore, je suis à contre-courant des tendances nordiques de ce mois de décembre (deux challenges: nordique et Noël pour le dernier mois de l'année, les marmitonnes y participent) en vous présentant une soupe marocaine, mais elle était tellement bonne, si riche en goût que je n'y résiste pas ! On va dire que cette gourmandise dominicale est un joli contre-point à la froidure des derniers jours ! En même temps, elle réchauffe et fait du bien au moral... je ne suis peut-être pas complètement hors-sujet, alors?

La recette, je l'ai trouvée dans le magazine Gourmand n°205, semaine du 30 décembre 2010 au 12 janvier 2011. Oui, vous avez bien lu, de temps en temps je pioche dans ma caisse de très vieux journaux et je découvre, ou redécouvre des belles recettes comme celle-ci... 

Pour cette soupe marocaine, il vous faut:

300 g de viande d'agneau en morceaux ( dans le collier pour moi)

150 g de chair de potiron (une belle tranche pour moi)

150 g de pois chiches (une petite boîte pour moi, j'ai fait simple)

100 g de lentilles corail

2 petites courgettes

2 oignons (1 et demi pour moi)

1 petit poivron rouge épépiné et haché (la moitié d'un pour moi, je ne raffole pas du poivron en soupe, son goût écrase le reste)

1 bouquet de coriandre fraîche

1 petite boîte de tomates pelées entières

3 cuillères à soupe d'huile d'olive (2 pour moi)

1 c à soupe de concentré de tomates

1 c  à café de cumin, 1 de paprika, 1/2 c à café de cannelle moulue (j'en ai mis, alors que je déteste ça, et j'ai bien fait, on la sent à peine mais je ne sais pas pourquoi, elle est malgré tout indispensable, elle apporte une touche parfumée très très subtile)

1/2  dosette de safran ( 3 pour moi, en pistils)

sel et poivre

Si vous utilisez des pois chiches secs, trempez-les la veille dans de l'eau froide, 10 min, puis après rincage et égouttage, recommencez et laissez tremper toute une nuit. J'ai zappé cette étape et opté pour des pois chiches en conserve à mettre dans la soupe en fin de recette.

Le jour même, faites revenir la viande et les oignons émincés dans l'huile d'olive chaude, dans un grand faitout. Saupoudrez d'épices, poivrez, et poursuivez la cuisson 3 minutes en mélangeant. (Les pois chiches frais sont à rajouter à ce moment là et doivent cuire au moins une heure)

Ajoutez à votre viande et oignons un litre et demi d'eau (un peu moins pour moi) et laissez cuire une bonne demi-heure, à frémissements et à couvert. Ensuite, intégrez au bouillon de viande d'agneau le potiron coupé en cubes, les courgettes en rondelles, le poivron haché, le concentré de tomates, la boîte de tomates pelées, les lentilles corail, les pois chiches (si conserve), du safran et de la cannelle.  Laissez cuire 20 min, voire un peu plus. Salez en fin de cuisson.

Parsemez la soupe de coriandre fraîche en abondance au moment de servir, très chaud.

C'était bon, c'était trop bon...

                                               

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 Chez Syl, on  s'active en cuisine : c'est par ici          

 

                                                 

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01 décembre 2016

Un ano con Amodovar # 3 - Dans les ténèbres

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On poursuit notre challenge Almodovarien en duo, avec un des premiers films du réalisateur (1983).

Il est question d'un couvent de bonnes soeurs portant des noms étranges (soeur Fumier, soeur Rat...) et aux moeurs non moins étranges. Elles se piquent à l'héroïne, consomment des acides, aiment les femmes, hébergent un tigre... C'est auprès de ces religieuses olé olé que Yolanda, une chanteuse de cabaret soupçonnée du meurtre de son amant, se réfugie. La Mère Supérieure est très attirée par elle, et cela ne semble pas réciproque. Dans le même temps, le couvent se voit retirer le soutien financier d'une excentrique et richissime marquise, ce qui ne va pas sans poser problème...

Je passerai très vite sur ce film mineur, au rythme problématique (que c'est lent mais que c'est lent), à l'interprétation inégale et au scénario très faillible. L'histoire manque cruellement de suture, les séquences plus ou moins déjantées se succèdent (les nonnes se piquent, se couchent sur des planches à clous...) et le fil conducteur est très ténu. C'est potentiellement drôle à certains moments (Yolanda se trémoussant dans sa robe en lamé et adressant un message subliminal en chanson à la Mère Supérieure, tandis que les soeurs, couronnes de fleurs sur la tête, tapent en rythme sur des bambous tambourins) mais dans l'ensemble, j'ai assez peu ri et beaucoup bâillé.

L'intérêt du film, car il y en a un tout de même, est de contenir en germe tous les thèmes chers à Almodovar : homosexualité, drogue, écriture, féminité, romans à l'eau de rose écrits sous pseudonyme... C'est amusant de les repérer (on s'amuse comme on peut, ça empêche de s'endormir) mais ça reste malgré tout assez limité. Ah oui, second point positif : c'est court (1h22), ce qui ne m'a pas empêchée de le visionner en deux fois. Enfin un troisième et dernier petit plus pour la route : la coiffure explosive année 80 de Yolanda vaut largement le coup d'oeil :)))

On oublie assez vite et on passe au suivant qui sera "Tout sur ma mère"  prévu pour le 1er ou 2 janvier 2017

Le programme est ici, vous pouvez toujours nous rejoindre, la porte est ouverte ;)

Ma copine et coéquipière Pousse de Ginkgo dit ce qu'elle a pensé du film là

 

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27 novembre 2016

Gourmandises du dimanche- Joli cake ricotta pépites de chocolat

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Pixabay libre de droit 

                                            

 

Mercredi mon fiston était malade et moi en petite forme. J'ai donc décidé de nous préparer un bon petit goûter pour nous redonner des forces. Après la sieste, nous nous sommes régalés d'un bon et joli cake à la ricotta et aux pépites de chocolat  repéré chez Nad, dont le blog est une mine de gourmandises :)

Pour un cake de taille normale*, il faut :

  • 250 g de ricotta
  • 100 g de sucre roux
  • 3 oeufs ( 2 pour moi)
  • 150 g de farine
  • 50 g de poudre d'amandes (amandes émondées pour moi, que j'ai pulvérisées dans mon merveilleux petit appareil T...ware)
  • 1 sachet de levure chimique
  • 80 g de pépites de chocolat (plus ou moins pour moi je n'ai pas pesé, j'ai pris un reste de sachet et j'ai ajouté quelques pépites de beurre de cacahuètes

 

  • Préchauffez le four à 180° (chaleur tournante). Dans un saladier, vous devez fouetter la ricotta avec le sucre. Ajoutez les oeufs un par un, (j'ai mis les deux ensemble, ça n'a pas posé problème) puis la farine, la poudre d'amandes et la levure. Mélangez bien. Ajoutez les pépites (laissez libre cours à votre envie, pourquoi se contenter de 80g????? ) Versez le tout dans un moule à cake (beurré et fariné, bombe de graissage hyper pratique pour moi)

 Enfournez et laissez cuire 40 min. Baissez la température du four à 160° et poursuivez la cuisson 20 min.

A la sortie du four, laissez tiédir avant de démouler sur une grille et refroidir totalement avant de déguster !

 * Je précise de taille normale car comme Nad, j'ai tout divisé par deux, sauf les oeufs (et le chocolat...). Je voulais tester un petit moule à cake à bords hauts et droits acheté il y a quelque temps. La prochaine fois je ne diviserai pas, le cake était trop bon, hyper moelleux, sans doute à cause de la ricotta. Et les pépites avaient un peu fondu, juste un peu, terrible... donc on ne divise pas, on augmente. On peut faire un énooormmme cake dans un moule géant !!! Et tripler les quantités !!! C'est pas une idée extra géniale, ça? Sans doute la meilleure de la semaine;-)

Si vous décidez de faire un gâteau plus petit (quelle idée bizarre...) car vous auriez vous aussi un moule à bords hauts et droits à tester ou un gros sentiment de culpabilité, pensez à réduire le temps de cuisson : 25 min à 180° puis 10 min à 160° (chaleur tournante).

J'ai été un peu électron libre ces derniers mois... pour le Québec et Halloween, tu repasseras. Je vais tâcher d'être un peu plus disciplinée dans les semaines à venir car le mois de décembre chez Syl est consacré aux recettes de Noël et nordiques :)

Allez faire un tour ici pour savourer avec les yeux les recettes des autres marmitonnes, cette joyeuse bande de gourmandes !

                                                   

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25 novembre 2016

Etats d'Esprit du vendredi :))

 Ici, vendredi rime avec Etats d'esprit, sur une idée généreuse et folle du beau Postman et de la non moins belle Zenopia ! Go !

 

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Fatigue : je prends des vitamines, je devrais donc avoir la patate d'ici quelques jours. Pour le moment je suis aphone ou presque. Et je finis une conjonctivite. Je continue malgré tout à sourire à la vie :))

 Humeur : pas très bonne, la semaine se termine un peu durement au boulot et elle a commencé difficilement pour d'autres raisons. Allez, les choses s'arrangent toujours au final. Le week-end sera radieux !  

Estomac : A midi j'avais un reste de soupe aux carottes, deux mini muffins au thon, une petite tranche de cake aux pépites de chocolat, deux clémentines, le tout fait maison bien sûr (sauf les clémentines...)

Condition  physique : semi-extinction de voix, le problème est que je continue à parler crier malgré tout, les élèves sont hyper pénibles. La semi va devenir maxi d'ici peu...

Esprit : hors course, cherche le chemin du dodo et ne le trouve pas, troublé qu'il est par de multiples choses et la volonté de bien faire, de contenter tout le monde, ce qui est loin d'être évident, mon petit. Tu crois bien agir mais souvent tu fais des conneries. Heureusement il y a les livres qui eux ne demandent qu'à être lus, ne sont là que pour ton bien-être et ton bonheur. Voilà pourquoi tu les aimes tendrement.

Livres, je vous aime. 

Boulot : que des galères, les gens ne sont dignes de confiance.

 Culture : ce week-end, j'ai prévu de visionner un Almodovar pour mon challenge. Salon du Livre Jeunesse vendredi prochain avec les gamins du collège et ma Pousse... Quelques lectures jeunesse prévues donc, en mode express, c'est pas ma tasse de thé mais je vais découvrir des pépites, c'est sûr    

Penser à : acheter du chorizo, des patates douces, des dosettes pour le nez de mon Poupouce, et des pois-chiches 

 Avis perso : -je devrais être sur une plage de sable, à l'ombre d'un cocotier.

 -Politiquement la France est mal barrée. Pas envie de travailler jusqu'à 70 ans ni de bosser 45 heures par semaine. Je fais quoi, je déménage? Sur Mars?

- Le thème du deuil en littérature jeunesse... Incroyable de proposer des sujets aussi sinistres aux ados. Déjà que l'avenir qu'on leur prépare est plus qu'incertain, voilà qu'on leur offre une littérature bien poilante... Je trouve bien dommage cette morosité permanente, mais ma vision est subjective. J'en saurai plus après avoir parcouru les livres et peut-être que je changerai d'avis...

Je rêve de fraîcheur, d'un peu de naïveté pour des ados trop tôt confrontés à des problèmes d'adultes. Non, on parle de deuil, de mort, de guerre. A quand Hiroshima au programme des maternelles?

Je vais me coucher...

Message perso : - Merci merci Jérôme ! Ton vrai nom, c'est Père Noël? Question: as-tu une barbe? Un chapeau rouge? Dis-tu "oh oh oh?" As-tu une bedaine?

   - les filles, qui s'occupe du gâteau?

Loulou : demain c'est  photo à la crèche :) Il chante Led Zeppelin avec le vibrato et tout...

Amitié : éparpillées les copines, mais réelles. A propos qui fait le gâteau???? 

Love : a son cours de guitare aujourd'hui. A reçu son cadeau de Noël, avec interdiction de l'ouvrir avant le 24 décembre. Comment ça c'est du sadisme?

Divers : c'est contagieux la conjonctivite, et c'est moche. J'ai l'impression d'avoir des yeux de lapin.

Courses : patates pois-chiches, chorizo... Rouge à lèvres, bouquins, vernis...

Sortie : Aucune. Maison maison maison 

Envie de : vacances

Zic : Led Zeppelin, pardi  !! En l'honneur de mon fils d'amour qui adore le "ahhhhahhhhh" du début

                                                                    Bon vendredi à tous !

 

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23 novembre 2016

L'autre qu'on adorait- Catherine Cusset

 

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Qu’est-ce qu’un portrait ? Les ignorances comblées par la fiction fausseront-elles celui-ci ? Entendra-t-on ton rire ? Verra-t-on comme je la vois la courbe de ta vie, cette ligne qui prend un grand tournant quand tu pars à vingt-trois ans aux États-Unis et qui, telle une voiture de sport, fonce vers un mur contre lequel elle va se fracasser"

Je ne m'attendais pas à aimer ce livre. Je l'ai lu car une collègue m'a gentiment proposée de me le prêter...

Et là... surprise. LA surprise de la rentrée littéraire pour moi.

J'ai aimé "L'autre qu'on adorait", je dirais même que je l'ai beaucoup beaucoup aimé. J'y pense encore plusieurs jours après l'avoir terminé. Inexplicable. Le sujet est d'une tristesse à faire chavirer les bateaux, la narration à la deuxième personne du singulier distante au possible, (j'ai horreur du "tu" en littérature, je trouve son emploi dans un roman totalement artificiel, surtout sur près de trois cents pages) le récit tellement minutieux qu'il vire à l'impitoyable. Rien pour me plaire a priori. Sauf que si, en fait :)

"L'autre qu'on adorait", c'est Thomas Bulot, qui fut un temps l'amant et longtemps l'ami de Catherine Cusset la narratrice. Il avait tout pour être heureux, Thomas. Il était beau, admiré car extrêmement brillant, fou des femmes qui le lui rendaient bien, de Proust et de la vie. Il mit pourtant fin à ses jours en 2008, à l'âge de 39 ans, miné par des échecs continus et incompréhensibles. Thomas souffrait de troubles bipolaires, détectés tardivement, qui le faisaient passer d'un état euphorique à d'infernales périodes d'abattement. Ces plongées vers le bas laissent Thomas exsangue.

Catherine entreprend donc de raconter son ami, universitaire en Amérique, bourlinguant sans cesse entre la France et les States, et j'ai trouvé très réussie sa description de l'enseignement supérieur américain, caustique aussi. Ce qu'elle en dépeint est sans concession. Jamais Thomas, en dépit de son extrême intelligence, de sa culture impressionnante, de son charisme évident, n'y trouvera sa place. Trop brillant sans doute, trop franc du collier, pas assez dans les clous et dans le politiquement correct.

Thomas, la narratrice le décrit sans la moindre complaisance, à la loupe : ses hauts, ses bas, ses histoires avec les femmes qui finissent toujours en catastrophe (par sa faute?) on pourrait presque qualifier ce livre de "contre-hommage" (cherchez pas je viens de l'inventer) tant la tendresse et la compassion semblent absentes du portrait. C'est rythmé, la plume est belle et vive, hyper précise, mais la tendresse que l'on pourrait attendre dans l'évocation d'un ami... non, sauf à de très rares et fugaces moments. C'est pas le genre de Catherine.

Paradoxalement et sans qu'on puisse expliquer pourquoi (pour ma part j'ai du mal mais c'est avéré) il y a quelque chose d'extrêmement touchant dans ce récit de vie. Catherine, présente surtout au début, s'efface peu à peu (j'ai faussement cru pendant un moment que le personnage principal, c'était elle) pour laisser toute la place à Thomas et celui-ci devient alors un très beau personnage de roman, que l'on se prend à aimer, pour lequel on aurait espéré un tout autre destin. II suscite une réelle empathie et c'est très inattendu.

Un roman original et beau, à côté duquel il ne faut pas passer.

"Mais qui es-tu, toi, ballotté par des humeurs sans lien avec les événements de ta vie, comme un navire sans gouvernail voguant au gré des flots ? Que reste-t-il de toi derrière la maladie si même le goût des jeux de mots et des allitérations, lis-tu dans le livre d'un psychanalyste, pourrait être une des marques du cerveau bipolaire dans la phase d'hyperactivité ?"

 Un grand merci à Nathalie :)

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20 novembre 2016

Gourmandises du dimanche- pasta tomate-mascarpone

                                                                

                                                      "Des pâtes, des pâtes... oui mais des..."

                    

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Photo ci-dessus Pixabay libre de droit

 

Barilla pour moi, spaghetti pour cette jolie recette toute simple qui me trottait dans la tête depuis que j'ai acheté le bouquin dont je vous parlais la semaine dernière "Juste une casserole". Cela fait un moment que je voulais tester ce mode de cuisson des pâtes très tendance, le "one pot pasta" = on met tout  les ingrédients dans la casserole on ajoute de l'eau et on laisse cuire. Résultat...

Délcieux !

Pour une belle marmite, il vous faudra :

350 g de spaghetti

250 de mascarpone

2 cuillères à soupe de concentré de tomates (bien plus pour moi, je trouvais mon mélange un peu pâlichon)

150 g d'olives noires dénoyautées

1 oignon émincé

8 tranches de pancetta (6 grandes déchiquetées pour moi)

Du thym (origan pour moi)

1 cuillère à soupe d'huile d'olive

du poivre (zappé)

75 cl d'eau

Tous ces ingrédients dans le même récipient, et hop on laisse cuire à feu moyen environ 15 min (on goûte et on arrête le feu quand les pâtes sont cuites, al dente, c'est plus prudent) en remuant souvent.

Nous nous sommes régalés, c'était crémeux et très goûteux (commentaire de mon petit mari : " ça a la consistance et le goût de pâtes réchauffées, c'est à dire meilleures le lendemain !") et j'ai failli zapper la photo... vous avez droit à ma gamelle de lundi !

         

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Je vous souhaite un bon dimanche et vous invite à vous diriger chez Syl, où vous trouverez les recettes des autres marmitonnes !

                                           

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18 novembre 2016

Etats d'Esprit du vendredi :))

 

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C'est vendredi, je me lâche et vous dis tout ou presque de mes états d'esprit, à l'initiative de Mr Postman et Mme Zenopia :)

Fatigue : moyenne. On court toujours après les heures de sommeil mais sinon... (au moment où j'écris ces mots, je bâille à me décrocher la mâchoire donc je rectifie : je suis trèèèèès fatiguée)

Humeur : bonne. Des petites choses minuscules sont venues embellir une journée pourtant grise (un trajet détourné par un petit café entre amies et une bonne discussion, un vernis à ongles sympa, le retour de ma collègue, un prix amplement  mérité, une faveur inattendue... )  

                                                                                          

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Estomac : un plat Fleury Michon à midi plus que moyen mais on va se rattraper ( mon Love veut un gratin de pommes de terre à la Robuchon, celui qui est merveilleux et que je réussis super bien, on f'ra ça demain)

                                                                                                                      

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Condition physique : bonne. La sciatique de mémère me laisse tranquille aujourd'hui...

                                                                                            

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                                                                                                    image empruntée au blog de Poupette et Pioupiou                                                                                                  

Esprit : se demande où est passée ma petite paire de baskets habillées, que je mets régulièrement et qui semble s'être envolée, je cherche depuis trois jours et suis toute tournée vers cet objectif : retrouver mes shoes

                                                                                  Geox D Myria A, Sneakers Basses Femme

Boulot : Carine est revenue, ça ramène soleil et bonne humeur

Culture : Je suis plongée dans «L'autre qu'on adorait» de Catherine Cusset, qui me passionne.

    

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Hier avec Julie, on a fait une après-midi café décryptage de nouvelles. C'est notre hobbie, choisir un texte court et passer des heures à l'analyser dans un café parisien, toujours le même. On a les loisirs qu'on peut... :))

Gaël Faye a obtenu le Goncourt des lycéens pour « Petit pays » ! Une  choses minuscule et importante qui rend la journée belle :) 

                                                                            

                         

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Penser à : prendre mes chargeurs (liseuse et téléphone) pour ce week-end

Avis perso : Mais oui, le foie de morue fumé c'est très bon (sur une petite tartine de pain grillé, un délice)

                                     

                                                                                                

Foie box front

 

Message perso : Solange, si tu passes par ici j'ai hâte d'être au mois prochain. C'était tellement chouette ! Encore bravo et merci. 

Gaël Faye si tu passes par ici (zéro chance mais les hasards de la vie...) Bravo et merci

Madame D, je ne vous oublierai pas et mon p'tit loup non plus, vous êtes une personne formidable. 

Loulou : je vais le laisser ce week-end pour me rendre à Marseille et mon coeur saigne. Je l'aime troooop.

                                                                               

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Amitié : je vous love, toutes.

Love : m'a envoyé par sms la recette de la tourte charcutière qu'il a mangé ce midi. Y-a-t-il un message subliminal derrière ce sms ? (du genre « ma femme est un jambon » ou « stp fais moi une tourte avec du jambon »...)

Divers : j'ai les cheveux trop longs et je ne trouve pas le temps d'aller chez le coiffeur. 

                                                               

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J'adore mon vernis à ongles bleu nuit, vraiment trop joli. Qui aurait imaginé que le bleu sur les ongles aurait un si bel effet?

                                           

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 Courses : pourvu qu'il pense à l'huile d'olive. Demain je prends les patates pour le gratin. Je préfère les acheter moi-même, je sais exactement celles dont j'ai besoin

Sortie : Marseille. Pas de sortie, juste chez papa maman

Envie de : être allongée sur mon canapé avec Catherine Cusset, manger des pâtes, être en vacances, aller à New-York (c'est pas pour demain...)

                                                           

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Musique : de la bonne zic américaine bien de chez eux :)))

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16 novembre 2016

Martin Eden- Jack London

  

416ESDdD9xL    " Sur les rayons des bibliothèques je vis un monde surgir de l'horizon"

J'aime mieux prévenir. Ce billet ne sera sans doute pas à la hauteur de ma passion pour Martin Eden, rencontré il y a quelques mois. Oui, il s'agit bien d'une rencontre, un sublime coup de foudre entre une lectrice et un homme... je veux dire un personnage de roman... non je n'ai pas perdu la boule, elle est toujours là, bien posée sur mes épaules. Ceux qui ont lu et rencontré Martin comprendront. Ce personnage, quand il est entré dans votre vie, n'en sort jamais tout à fait. Je suis sûre que dans trente ans, je n'aurai pas oublié Monsieur Martin Eden.

 Nous sommes en Amérique, au début du XXe siècle. Martin Eden (qui serait l'alter ego de Jack London) est un jeune et beau marin, un peu beaucoup bagarreur, sans aucune culture car issu d'un milieu plus que modeste, mais doté d'un formidable enthousiasme, d'une intelligence et d'une énergie peu communes. Il aime passionnément la jolie et très bourgeoise Ruth Morse et ne rêve que de littérature et d'écriture. Alors  il écrit, il écrit, Martin, des nouvelles, de la poésie, fiévreusement, il dévore les livres dans tous les domaines avec un appétit d'ogre.

(...)"Le poids, l'étreinte de la vie, ses fièvres et ses angoisses et ses révoltes sauvages, voilà ce qu'il fallait écrire ! Il voulait chanter les chasseurs de chimères, les éternels amants, les géants combattant parmi la douleur et l'horreur, parmi la terreur et le drame, qui faisaient craquer la vie sous leur effort désespéré"

Martin ne croit pas au déterminisme social, persuadé, l'entêté, qu'il va sortir de sa condition misérable à force de travail et que la réussite est au bout d'un chemin semé d'embûches, d'espoirs fous, de déceptions cuisantes. Sa bien-aimée n'y croit guère. Un travail de bureau pour Martin et un gentil mariage, bien dans les clous, c'est ce à quoi elle aspire.

"Ce qui était grand, puissant, original en lui, elle ne le voyait pas ou - pire - elle ne le comprenait pas. Cet homme d'une matière intellectuelle si souple, qu'il était capable, lui si grand, de vivre dans n'importe quel trou de souris, elle le jugeait borné, parce qu'elle ne pouvait le forcer à vivre dans son trou de souris à elle, le seul qu'elle connût."

Tout porte cependant à croire que Martin a raison. Son obstination portera ses fruits et le but de sa vie sera finalement atteint. Mais à quel prix... le plus amer qui soit, celui de la désillusion:

"Je vous dirais que la lune est un fromage vert, que vous applaudiriez, ou du moins que vous n’oseriez pas me contredire, parce que je suis riche. Et je suis le même qu’alors, quand vous me rouliez dans la boue, sous vos pieds".

 Magnifique, tragique, passionnant, bouleversant... Je me suis dis mais quelle idiote d'avoir attendu tant de temps pour lire ce bouquin incroyable, tellement beau, tellement riche... Quelle leçon nous donne Jack London sur l'ambition, sur le prix à payer pour réaliser ses rêves ! Chaque phrase de ce roman est un bijou qui fait sens. On voudrait souligner chaque mot, apprendre le livre par cœur, le faire découvrir aux gens qu'on aime et même à ceux qu'on aime moins... C'est THE roman, le roman total, celui qui vous éclaire, vous émeut, vous fait réfléchir à l'humaine condition, vous fait aimer l'amour et aimer d'amour (oui je t'aime Martin), vous fait adorer encore davantage la littérature, vous fait espérer et pleurer, vous fait vibrer et hérisser le poil...  Et quel final... Les dernières pages de Martin Eden sont parmi les plus belles et les plus douloureuses jamais écrites. Je pèse mes mots. Je les ai relues à l'occasion de ce billet et j'en ai encore les yeux qui piquent...

"La vie volait haut. Sa fièvre ne retombait jamais. Le bonheur de créer, qui était censé n’appartenir qu’aux dieux, était en lui. Et en lui était la vraie vie"

Une tendre pensée pour l'auteur de cette merveille, disparu il y a cent ans cette année.

 Lecture commune avec ma chère copine Laure ! Merci merci:))

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13 novembre 2016

Gourmandises du dimanche- potée au chou

 

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Il y a quelques temps, Pousse et moi avons offert à Valentin, un collègue sur le départ, un livre de cuisine pratique et surtout qui ne nécessite pas de matériel. Juste un récipient. Ce p'tit bouquin qui s'appelle Juste une casserole, je l'ai trouvé tellement sympa que j'ai fini par me l'acheter. On y trouve des recettes de mijotés, de soupes, de pâtes riz et céréales et même des desserts. Je n'ai pas encore testé ces derniers, en ce moment je suis plutôt branchée salé. Salé rapide efficace et bon tant qu'à faire. J'ai donc tenté la potée de chou (ok c'est sans risque, mais je n'ai pas le temps de prendre des risques, la faute au boulot, au froid, aux journées qui raccourcissent, à la flemme aussi)

C'est un régal évidemment, à condition d'aimer les saucisses et le chou. J'ai eu quelques interrogations concernant celui-ci, car dans ma tête (et sur la photo illustrant la recette) il s'agissait de chou vert frisé. Le primeur m'a vendu un chou lisse et que je trouvais plus blanc que vert. "C'est un chou vert" m'a-t-il assuré. J'ai acheté mais j'étais inquiète (rongée d'inquiétude la fille  : et si c'était un chou blanc? s'il m'avait pipotée? ça ressemble à un chou blanc... où est le vert? et puis il n'est pas frisé etc" Je suis donc allée voir mon ami Google qui m'a rassurée : j'avais bien un chou vert, mais lisse, sans frisette aucune. Un chou pommé ou cabus. J'ai pu donc lancer ma potée, grandement soulagée, après m'être fournie en saucisses chez mon boucher préféré. 

Alors pour cette potée, vous allez voir, il ne faut effectivement qu'une casserole. Un grand faitout. Et un couteau pour couper les légumes et les  saucisses, une passoire pour rincer le chou. Une cuillère en bois. Et c'est tout

Pour 4 personnes, il vous faut :

Un petit chou vert (frisé ou lisse cabus pommé) grossièrement haché

1 saucisse de Morteau

2 saucisses de Montbéliard (3 pour moi, j'ai toujours peur de manquer...)

300 g de petit salé (je l'ai acheté cru, je l'ai donc fait dessaler dans de l'eau pendant 24h et j'ai changé l'eau une fois)

4 pommes de terre coupées en morceaux (plus pour moi...)

1 oignon émincé

1 branche de romarin

2 branches de thym (j'étais en rade, j'ai zappé)

2 feuilles de laurier

10 cl de vin blanc

2 cuillères à soupe d'huile d'olive

1,5 litre d'eau

du poivre

Ajout personnel : une pomme coupé en gros morceaux. Le chou va bien avec la pomme, la prochaine fois j'en mettrai deux.

Dans le faitout ou la cocotte, faites revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive pendant 5 miutes avec le petit salé, Ajoutez tous les ingrédients et laissez cuire 40 minutes environ. Pour ma part, j'ai coupé mes saucisses en gros morceaux et j'ai ajouté mes pommes de terre quinze à vingt minutes avant la fin de la cuisson, qui a duré bien plus d'une heure (le petit salé ne se contente pas de 40 minutes pour être cuit comme il faut)

C'était formidable, fondant, chaleureux, riche en chou et en saucisses et on en a eu pour trois repas. (plus ma petite gamelle pour le boulot)

Vive le chou cabus lisse pommé vert blanc frisé ! (photo ci-desssus Pixabay libre de droits)

             

                                       

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                                                             Avant cuisson

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                                                               Après cuisson...

 

Je ne suis absolument pas branchée sur le créneau Québec sur ce coup là, mais les copines marmitonnes bien plus. Allez voir chez Syl, vous allez baver devant les recettes de ces dames !

                                                                        Bon dimanche !

                                

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11 novembre 2016

Etats d'Esprit du vendredi :)

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"Born down in a dead man's town
The first kick I took was when I hit the ground
End up like a dog that's been beat too much
Till you spend half your life just covering up
Born in the U.S.A., I was born in the U.S.A.
I was born in the U.S.A., born in the U.S.A..."
                             
      Born in the USA, Bruce Springsteen (1984)
Etats d'Esprit  du vendredi, à l'initiative de Mr Postman et de Zenopia :), c'est parti !
Fatigue : dur de se réveiller le matin, et en grattant cinq minutes, c'est pire... Un conseil : faut s'lever dès que le réveil sonne. Sinon c'est violent

Humeur : je suis d'humeur... stupéfaite depuis le mercredi 9 novembre. Quoi, ça n'existe pas une humeur stupéfaite? Eh bien je décide que si. Je suis d'humeur stupéfaite.

Estomac : un petit café pris dans le bureau d'à côté. Pour midi j'ai un reste du velouté de champignons préparé hier soir (j'ai même apporté des croûtons dans une petite boîte)

Condition physique : ça tire dans la jambe (sciatique de mémère)

Esprit : en mode stupeur

Boulot : pas grand chose, je vis ma vie toute seule dans mon coin

Culture : "Young Pope" toujours (je vous le dis, ce pape est cinglé, il me fait rire jaune je suis accro à cette série ) pas mal de BD en attente et "L'insouciance" de Karine Tuil toujours. Génial, je le savoure.

La première séance du Club Lecture avec ma copine Pousse était très chouette. Qu'il est bon de parler des livres...

Penser à : des choses agréables. Le 9 novembre, il y a trois ans, je me mariais. Une journée pluvieuse mais magnifique Trump n'était pas encore président

Avis perso : Le monde va mal... Hanouna président en 2017 :(

Message perso : on est mal barrés les amis

Loulou : c'est mon Amour. A eu un peu de mal à s'habituer aux nouveaux locaux de la crèche, ça a l'air de s'arranger

Amitié :un petit resto avec une copine, un petit théâtre avec une autre...  c'est de la balle

Love : râle un peu. Est marié depuis trois ans avec moi. (Les deux ne sont pas liés, enfin j'espère)

Divers : "Hillary s'est trumpé et Trump il a rit..." :(((  c'est pas de moi

Courses : demain. En fait je voudrais faire du lapin. J'ai de l'estragon.

Sortie : Atelier d'écriture ce week-end ! Et... théâtre !!!

Envie de : revenir à la date du 9 novembre, il y a trois ans Obama était encore président

zic :

                                                             Bon vendredi férié !

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