Aux Bouquins Garnis

22 février 2017

La cache- Christophe Boltanski

      

"Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande histoire. Des honnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la réversibilité de l'homme et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma famille me l'a transmise très tôt, presque à la naissance."

 

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La famille Boltanski constitue un clan dont les membres vivent étrangement agglutinés les uns aux autres. Au centre de ce clan extraordinaire se trouve Myriam/Marie-Elise, la "Mère-Grand" -c'est ainsi qu'elle veut qu'on la nomme- handicapée par la polio depuis les années 30, mais qui possède une force de caractère, une poigne tout à fait étonnantes. Elle est la figure de proue de la tribu Boltanski et le personnage central de "La cache" dans lequel Christophe, le petit-fils, raconte un pan de l'histoire familiale. Histoire narrée par un biais insolite, à savoir une visite de la maison des Boltanski, un hôtel particulier situé rue de Grenelle. De pièce en pièce, se découvrent les membres de cette excentrique famille, en particulier le grand-père Etienne, médecin juif converti, homme brillant, parfaitement intégré, dévoué à la France, condamné par le nazisme à porter l'étoile jaune, à ne plus exercer la médecine et obligé de se réfugier dans l'"entre-deux" pour sauver sa vie, sorte de pièce-cachette à l'intérieur de la maison.

Christophe Boltanski écrit remarquablement bien, c'est un fait. La construction de son récit est tout aussi remarquable et fort bien menée : c'est indéniable...

Malgré les qualités littéraires de "La cache", je suis restée sur le seuil de chaque pièce du début à la fin du livre, incapable de m'attacher à cette famille, dont j'ai eu peine à situer les membres au départ. Je me suis constituée un petit arbre généalogique pour ne pas me perdre totalement et abandonner à la quinzième page. J'aurais bien aimé que l'auteur y pense (il y a bien un plan de la maison qu'on trouve au début du livre, pourquoi pas un arbre?), d'autant que la question de l'identité est au coeur de son récit et que certains personnages portent plusieurs noms, ce qui ne facilite pas la lecture, excusez-moi...

Et puis, il a manqué à ma lecture ce je ne sais quoi de romanesque, ce quelque chose qui m'emporte et me passionne lorsque je lis des histoires de famille. il y a des meubles, beaucoup de meubles, des lieux chargés de sens et d'histoire dans "La cache" mais les personnages, eux, manquent curieusement d'âme. C'est dommage, ils ont pourtant du potentiel, ces Boltanski (et un beau patronyme qui fait rêver, oui je rêve de m'appeler Boltanski, ça sonne magnifiquement. Je suis depuis toujours très sensible aux noms des gens). Ils n'ont rien pour ennuyer le lecteur et pourtant...

Une déception que je partage avec Laure. Merci pour cette lecture commune, chère copine :)

 

"Cela peut paraître étrange de commencer la description d'une maison par sa voiture. La Fiat 500, tout comme sa grande sœur suédoise, constitue la première pièce de la rue de Grenelle, son prolongement, son sas, sa partie mobile, sa chambre hors les murs, ses yeux, son globe oculaire. À l'égal d'un foyer, elle forme un univers fini, rond, lisse, aussi chaud et rassurant qu'un coin du feu."

 

 

 

 

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19 février 2017

Gourmandises du dimanche- crêpes mille trous (baghrir)

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Photo ci-dessus Pixabay libre de droits

 

On est toujours en février et j'aime toujours autant les crêpes. Je compte en faire en mars de toute façon, et aussi en avril... Le bonheur est familial quand on se retrouve le dimanche devant une pile de ces bonnes petites choses toutes rondes, mon fiston en raffole et mon mari aussi. J'aime varier les recettes et récemment, j'ai voulu tenter les fameuses crêpes marocaines ( aux mille trous) ou baghrir, qui sont d'une facilité déconcertante et absolument délicieuses.

J'ai piqué la recette de ma copine Ninie, tellement simple que ça fait rigoler. Je me marre encore, tiens...

(Pour une bonne dizaine de petites crêpes)

- 450g d'eau tiède
- 250g de semoule de blé dur fine (pas de graines de couscous, les amis, ça n'a rien à voir)
- 8g de levure de boulanger fraîche (4 g de levure sèche pour moi)
- 5g de levure chimique 
- 3g de sel fin 

Mettez les ingrédients pesés avec précision (la réussite des baghrirs en dépend, d'habitude je ne suis pas trop chichiteuse, mais là je vous le dis, soyez précis) dans le blender et mixez pendant 4 minutes. Laissez reposer 15 minutes dans le blender fermé.

Cuisez les crêpes d'un seul côté dans une poêle bien chaude (nul besoin de graisse). Et regardez bien, des centaines de petits trous vont apparaître ! "Des tous des tous" ... comme dit mon pépère gourmand qui n'aime pas les R. Roulez jeunesse...

Ces crêpes sont excellentes, un poil plus épaisses que les crêpes classiques. Les miennes n'étaient pas hyper régulières, Michalak en aurait sûrement fait un malaise vagal mais moi je suis du genre à aimer la cuisine rustique: ) En fait, je n'avais pas de poêle à blinis, au format idéal pour ces crêpes. J'y penserai pour la prochaine fois.

Girls and boys, je vous souhaite un magnifique dimanche et vous invite à aller retrouver mes copines marmitonnes et notre belle Syl, ici

  Désolée, les photos ne sont pas extraordinaires et vous devrez me croire sur paroles lorsque je vous dis qu'il y  avait des" tous des tous" ...

                                   

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17 février 2017

Etats d'esprit du vendredi (enfin, du jeudi soir) :)

 

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  Est-ce que ça vous dit, de partager un peu de mes Etats d'esprit ? Alors c'est parti ! Et on dit merci aux G.I (Gentils Initiateurs) de cet incontournable rendez-vous, Zenopia et The Postman :)

Fatigue : aucune, deux semaines de vacances en sont venues à bout :)

Humeur :  très bonne, je sors du cinéma, j'ai vu un film excellentissime " Rock'n roll" de et avec Guillaume Canet. Trop bien ! 

Estomac : un petit byriani de poulet pour ce soir (très simple mais qui semble très goûtu, c'est une première, recette chez Patchouka, ici

Condition physique : bonne, le farniente repose les muscles :)

Esprit : vif et léger comme une bulle d'air

Boulot : Allô? Je passe sous un tunnel...

Culture : Guillaume Canet ! "Rock'n roll" est absolument tordant et je le recommande à tout le monde ! 

Penser à : au film que je viens de voir et qui m'a littéralement fait pleurer de rire ! (ce n'est pas que drôle, mais ça l'est vraiment)

Avis personnel : Que des acteurs excellents, une puissance d'autodérision incroyable. A pleurer de rire, je vous dis !!!

Message personnel :  Merci Guillaume !

Loulou : toujours aussi mignon et encore et toujours la passion de sa maman, mon petit coeur d'amour... il joue du tambourin comme un chef. 

Amitié : ben et mon couscous? ;)

Love : Il a autant aimé le film que moi, c'est bon de rire à deux :)

Divers: j'ai reçu le tome 2 des "Cahiers d'Esther", un délice, je sens que je me vais me régaler :) Je viens de repérer une recette de pizza, avec une étonnante pâte, liquide avant cuisson. Je vous en reparlerai quand j'aurai testé ! Si quelqu'un sait où joindre Guillaume Canet, merci de me contacter, je veux lui dire à quel point son film m'a fait du bien !

Courses : poulet, riz basmati :)

Sortie :  on revient du cinoche, on a fait un resto le 14 pour la Saint-Val, un très bon petit coréen recommandé par F. R Gaudry, le monsieur Cuisine de France Inter. On a bien fait de l'écouter. Samedi, on emmène notre p'tit bonhomme faire des activités intérieures dans un parc... on verra ce que ça donne.

Envie de : rire plus souvent comme cet après-midi !

Zic  : ne partez pas en courant, c'est pour Guillaume Canet :) Merci pour ce moment :)))))

 

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15 février 2017

Ce n'est pas toi que j'attendais- Fabien Toulmé

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- "Les enfants trisomiques sont super gentils, affectueux. On les appelle les "enfants bisous".
- Ah oui ? Les enfants bisous ? Moi, j'aurais quand même préféré un "enfant normal qui fait des bisous".

Fabien vit au Brésil. Il est marié avec Patricia et papa d'une petite Louise. Le bonheur tranquille d'une famille normale. Et puis l'annonce d'une nouvelle grossesse, la joie, mais aussi l'angoisse de Fabien,- d'un tempérament anxieux, pourrait-on se dire- que connaissent bon nombre de futurs parents : le bébé se porte-t-il bien? Et s'il était atteint d'une malformation quelconque, ou pire que tout, de trisomie 21? De retour en France, la famille voit ses inquiétudes balayées par le corps médical : la clarté nucale est parfaite, tout se présente bien, Patricia et Fabien devraient bientôt fêter la naissance d'une petite Julia en parfaite santé.

Mallheureusement, cette naissance n'aura rien d'une fête. Julia est bel et bien atteinte de trisomie 21, que Fabien détecte au premier regard. Coup de massue pour le couple, (la maman a l'air de mieux s'en sortir, mais elle demeure un peu en retrait) désespoir, rejet, indifférence devant cette petite fille pas comme les autres, qui n'est pas du tout celle que Fabien attendait... et qu'il ne parvient pas à aimer.

Cette magnifique BD, au titre choc, est le récit d'un long et douloureux parcours, semé d'embûches, d'interrogations qui ne trouvent pas toujours de réponses : pourquoi nous? Pourquoi n'a-t-on pas réussi à détecter le handicap de Julia avant la naissance? Et quelle sera son évolution? Sera-t-elle un jour "autonome"? Arriverons-nous à l'éduquer, à l'aimer ? A cette dernière question, la réponse est oui. Fabien deviendra peu à peu le papa dont Julia a besoin. L'amour est au bout du chemin :)

J'ai longtemps tourné autour de cette autobiographie en mode graphique, je ne suis pas fan de ce genre de sujets... sensibles. Finalement, le CDI de mon collège l'avait dans ses rayons et je me suis laissée tenter. Je ne le regrette pas. L'histoire de Fabien et Julia est très émouvante et l'honnêteté de ce papa face à ses sentiments- ou son absence de sentiments- est tout simplement incroyable. Ce Monsieur Toulmé force le respect et l'admiration par son courage, sa capacité à assumer ses doutes, son refus de masquer son désarroi en affirmant " j'ai un enfant handicapé, regardez je le vis bien, je prends cette catastrophe avec le sourire, je suis entièrement mobilisé pour l'aider à avancer et en plus je l'ai aimé au premier regard..." Son expérience montre que ce n'est malheureusement pas aussi simple... 

Les dessins sont tout doux, tout ronds, malgré la difficulté du sujet. Une belle et véritable histoire d'amour entre un papa et sa fille se construit lentement mais sûrement au fil des pages très colorées et le lecteur a le plaisir de découvrir quelques photos d'une petite Julia en forme et très souriante à la fin de l'album.

A ne rater sous aucun prétexte !

A propos, Jérôme en a fait un superbe billet coup de coeur, je vous invite à le lire ici ( message perso : Jérôme, je voulais commenter ta chronique, mais rien à faire, je clique sur "commentaires" et je tombe sur une page blanche...)

                                 

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14 février 2017

Avis à tous ceux qui aiment (et aux autres) : la lettre d'amour est à l'honneur chez Comète et Pousse !

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Vous savez quoi? Je suis une grande romantique... Je n'en ai pas l'air? Pourtant je vous assure, je fais parfois ma rebelle, mais j'aime follement les histoires d'amour, les déclarations enflammées, je suis à fond pour la Saint-Valentin ! Oui, j'assume, j'adoOOOre cette fête hyper commerciale... J'ai un coeur tout en sucre et en petits cadeaux de chez Seph..ra

Avec ma copine Pousse, nous partageons cet amour de l'Amour et des belles lettres. Les lettres qu'on envoie, qu'on reçoit... quel bonheur ! La littérature en est pleine, de ces délicieuses missives débordantes de passion, de tendresse, ou les deux et pourtant on les lit de moins en moins, c'est regrettable... La lettre d'amour doit impérativement être remise au goût du jour ! 

Pousse et moi avons décidé de lui redonner la place qu'elle mérite grâce à un petit challenge qui démarre aujourd'hui, en ce joli 14 février 2017 et prendra fin dans un an jour pour jour. Lisons des lettres d'amour, longues ou brèves, romans épistolaires, lettres uniques, nouvelles... tout est permis ! Ecrivons-en si le coeur nous en dit, toutes les lettres seront les bienvenues à condition qu'elles concernent exclusivement le sentiment amoureux (ne sont pas concernés les mamans aimant leurs enfants, les maîtres aimant leur chien, leur chat, leur poisson rouge etc) entre un homme et une femme, une femme et une femme, un homme et un homme... tous les amoureux, célèbres ou pas, publiés ou pas, qui ont écrit ou ont le désir d'écrire (pourquoi pas vous?) leur passion ont leur place ici et maintenant, et ce pendant 365 jours !

Pour accompagner ce tendre challenge auquel vous êtes naturellement conviés, Pousse a préparé un très joli logo que voici :

                         

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         Si vous souhaitez participer, n'oubliez pas s'il vous plaît d'insérer le logo dans vos billets et de faire le lien vers Pousse et Comète ! Nous lirons toutes vos lettres et nous chargerons de répertorier vos lectures  sur nos billets de présentation, ici même pour ce qui me concerne !

 A très bientôt, au plaisir de vous lire, amis de l'amour et amoureux transis !  

                                                        Et JOYEUSE SAINT-VALENTIN !                                        

                                           


13 février 2017

Carl Larsson- The Crayfish Season

L'idée est simple et belle : occuper l'espace de Facebook (et aussi celui des blogs...) avec de l'art et briser la monotonie des selfies, de foodporn, des oukases de Trump, Fillon etc ... Celui ou celle qui "aime" cette oeuvre se verra attribuer un artiste et devra publier sur sa page une pièce de cet artiste, ainsi que ce petit texte.
Aifelle m'a attribué un artiste que je ne connaissais pas mais que j'ai plaisir à découvrir : Carl Larsson, peintre et dessinateur suédois.
Il aimait peindre des scènes familiales et intimes, des moments de bonheur tranquilles et partagés et j'ai choisi celui-ci intitulé "The Crayfish Season". 

A vous :)

 

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La bonne nouvelle du lundi- La maison qui coulait, de T.C Boyle

"Elle passa la tête dans la cabine de douche et d'un geste sec, en ouvrit le mélangeur"

 T.C Boyle est un immense auteur de nouvelles, je l'adore ! Qui n'a jamais lu T.C se précipite sur n'importe lequel de ses recueils, il sera servi ! Des nouvelles pleines de bruit et de fureur, écrites dans une espèce de rage jouissive. ça déménage sévère, chez T.C et c'est bon, mais alors c'est bon...

Présenter une seule nouvelle est difficile, tant les pépites se succèdent les unes derrière les autres dans chacun des recueils de cet auteur. J'ai fini par choisir de vous parler, brièvement, de "La maison qui coulait", issue de "25 histoires de mort"( 1992 pour la traduction française) Brièvement parce que T.C Boyle, on n'en parle pas, on le lit, on se prend une décharge électrique dans la tête et on recommence, ô délice...

Muriel est une veille femme, tout juste veuve. Son mari Monty qui était un sale type violent et lui en a fait voir de toutes les couleurs pendant de longues années, est enfin parti... Quand la nouvelle commence, elle est seule chez elle pendant que Meg, qui habite la maison d'en face, fait sa gym et prévoit des tas de choses à faire dans sa journée forcément bien remplie. Meg a une vie rangée, très organisée, un mari, un enfant, un chien... c'est une jeune femme très occupée. Les problèmes de sa voisine sont un peu le dernier de ses soucis. Elle ne s'attendait certes pas à ce que Muriel pète un plomb et décide d'ouvrir tous les robinets de sa maison, absolument tous, menaçant de faire couler sa baraque et aussi celle des voisins...

Incroyable texte où l'on assiste médusé, au naufrage d'une femme qui décide de tout mettre à l'eau: le passé, sa vie ... Meg et son mari pataugent également, leur jardin sera sans doute bientôt inondé... et la suite, je vous laisse la découvrir :) La fin est une torpille !

L'univers de T.C est dérangeant et cruel, mais comme le précise très justement une quatrième de couverture (celle des "histoires cruelles"), cette cruauté n'est jamais gratuite. Et derrière les coups de boutoir, on trouve une tendresse âpre, une tristesse fulgurante devant l'humanité qui se déglingue et que TC nous sert sur un plateau... j'adore j'adore j'adore.

J'ai déjà chroniqué sur ce blog le formidable recueil "Histoires sans issue", c'est par ici

Vous avez compris, je l'ai dit et redit, lisez T.C ! Sinon je me fâche

 

Ce sympathique rendez-vous du lundi est une idée de Martine :)

          

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12 février 2017

Gourmandises du dimanche- Tarte aux poireaux avec une pâte de quinoa

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C'est dans le magazine Gourmand n° 364 que j'ai repéré cette petite tarte super originale et en bonne marmitonne curieuse, j'ai décidé de la tester. Elle était  vraiment délicieuse, je peux donc vous la proposer sans crainte et vous engager à faire l'essai, bien sûr il faut aimer le goût du quinoa ! Nous, on l'apprécie et puis ça change et c'est vegan ! (ah non les vegan ne mangent pas de fromage, c'est donc presque vegan)

Il s'agit d'une tarte aux poireaux, oui mais... la pâte est à base de quinoa cuit ! A ma grande surprise, cette pâte très goûteuse tient impeccablement à la cuisson et se découpe sans problèmes.  Pas de casse, pas de drame, pas de Comète qui pleure dans sa cuisine en ramassant des petits tas de quinoa éparpillés sur le sol, pas de mari qui dit "tu pouvais pas acheter une pâte brisée comme tout le monde?"... rien de tout cela mais des sourires satisfaits," des humm c'est bon, hum c'est original, hummm c'est incroyable, ça tient parfaitement..." 

Pour une tarte, il faut :

300 g de poireaux (3 pour moi), 2 oeufs + 1 blanc (Un oeuf entier, un blanc fouetté et un jaune pour moi), 20 cl de crème liquide, 50 g de parmesan (40 g pour moi : je l'ai râpé à la petite râpe et j'ai eu la flemme d'aller jusqu'à 50), 150 g de quinoa, 3 c à s d'huile d'olive (2 pour moi), 1 cube de bouillon de volaille ou légumes (volaille pour moi), 1 c à s bombée de farine, 1 c à s de moutarde, sel, poivre

Rincez le quinoa. Faites le cuire dans de l'eau avec un cube en suivant les indications du paquet, pendant au moins 12 minutes, voire un peu plus, il doit être bien cuit et très moelleux. Préchauffez le four à 200°C.

Lavez les poireaux, coupez-les en rondelles, faites-les revenir dans une poêle chaude avec un peu d'huile. Couvrez et laissez fondre quelques instants. Retirez le couvercle et poursuivez la cuisson une petite minute. Salez, poivrez.

 Une fois le quinoa cuit et égoutté, ajoutez la moutarde, la farine, le blanc d'oeuf fouetté et l'huile d'olive restante. Mélangez bien et versez ce mélange dans un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé. Etalez-le soigneusement et remontez le long des bords. Enfournez 10 à 15 minutes pour faire sécher la pâte. 

Disposez ensuite les poireaux sur la pâte, recouvrez-les du mélange oeufs-crème sel poivre préalablement battus. Saupoudrez de parmesan râpé et mettez au four pour 25 à 30 minutes.

C'est top !

Allons voir si les marmitonnes ont trouvé la réponse au jeu anniversaire des gourmandises organisé par Syl, sur lequel j'ai lamentablement séché... :(

                     

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                                                  Avant cuisson

                                                   

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                                                   Après cuisson :) 

 

                                                              

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10 février 2017

Etats d'esprit du vendredi :)

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C'est reparti pour les  Etats d'esprit du vendredi, sur une idée de Zenopia et Mr Postman, qui poursuit avec détermination son long voyage au pays des nombres :)

Fatigue : moyenne, je suis en vacances tout de même :)

Humeur : bonne, malgré une conjonctivite (encore) qui me fait l'oeil rouge. C'est ma tendance de l'hiver à moi que j'aie.. Les conjonctivites, l'oeil rouge. Très glamour 

Estomac : j'ai tenté hier soir une sorte de brandade de poisson, c'était très bon. Mélange de poisson blanc pommes de terre en purée, puis au four. Eh ben ma foi...

Condition physique : oeil rouge mais coeur vaillant

Esprit : continue ses vannes à deux balles sur les politiques et leurs femmes payées à ne rien faire, pas sûr que ça me passe...

Boulot : no comment c'est les vacances

Culture : je viens de finir une belle BD dont je parlerai bientôt  et j'ai écouté un podcast de "Remède à la mélancolie" , mon émission chérie, en épluchant mes patates : l'invité était un professeur spécialiste du XVIIe siècle, Patrick Dandrey... ça volait très très haut et c'était passionnant

Penser à : poster mes deux paquets demain (ça traîne ça traîne...)

Avis personnel : aucun avis. Je pourrais devenir méchante si je donnais mon avis sur ce qui se passe. Ah si, j'ai écouté ce matin la dictée sur France Inter: tous les mots un peu difficiles se trouvent simplifiés avec la réforme. C'est très déroutant. Perso, je continuerai à écrire comme on me l'a appris, avec des accents, des tirets etc...  très difficile de revenir en arrière, d'effacer quarante ans de tirets et d'accents circonflexes !

Message personnel : et si on partait quelques jours en avril?

Loulou : il a du mal à s'endormir en ce moment, c'est la sérénade tous les soirs. Pénible. A part ça, il est chou

Amitié : une petite séance shopping entre filles samedi matin, ça va nous faire du bien

Love : est en vacances demain soir, enfin. A prévu... une tonne de rangement

Divers: demain je déjeune avec Elisabeth, je viens de commencer un nouveau roman de Joyce Carol Oates. Les jours rallongent et j'ai un bel oeil rouge (avis à Marion la copine photographe marmitonne, ça pourrait faire des photos très originales,   fais-moi signe si tu cherches un modèle style myxomatose !:)))

Courses : déjà faites, mais il manque le gruyère râpé. Je complèterai.

Sortie : rien de prévu, à part le shopping de samedi. Je veux encore des collants

Envie de : faire des crêpes mille trous. C'est prévu ce week-end ! La recette est chez ma copine Ninie

Zic  :  Alors on danse :)

Bon week-end !

 

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07 février 2017

Le journal de mon père- Jirô Taniguchi

 

 

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"Tu n'a jamais rien compris à ton père"

Les "Bouquins Garnis" aiment prendre des risques. Je viens de terminer mon premier manga (au fait on dit un manga ou une manga?Voyez mon degré d'ignorance...) après avoir longuement tourné autour et interrogé ma copine Laure (risques calculés) qui m'a conseillé un Taniguchi pour commencer.

J'ai donc emprunté à la médiathèque "Le journal de mon père". Un ouvrage splendide, qui a fait disparaître tous mes préjugés sur les personnages de mangas aux yeux énormes et aux traits anguleux... (lecteurs nés dans les années 70-80, vous savez sans doute de quoi je parle) Eh non, les mangas ne racontent pas uniquement des histoires de créatures bizarres qui se trucident dans d'atroces combats... Avec "Le journal de mon père", on accède à une autre dimension, celle de l'émotion, de la délicatesse, de la subtile complexité des sentiments, tout cela illustré par un dessin magnifique, tout en noir et blanc, d'une précision extraordinaire. Une merveille, je pèse mes mots. Regardez cette belle couverture, elle annonce déjà la couleur...

"Le journal de mon père" raconte l'histoire de Yoichi. Marié, il vit à Tokyo et revient dans sa ville natale à l'annonce de la mort de son père, dont il s'était éloigné depuis de longues années. Yoichi n'a jamais compris ni accepté le départ brutal de sa mère qui les a abandonnés sa soeur et lui lorsqu'il était enfant, puis le remariage de son père avec une femme qui n'avait pourtant rien d'une marâtre. Yiochi prend ses distances avec sa famille, mijotant un départ anticipé de la maison...

A l'occasion de son retour à Tottori, lors de la veillée funèbre,Yoichi revisite son histoire, au travers des récits familiaux et de ses propres souvenirs... de sa petite enfance, jouant dans le salon de coiffure de son père, au terrible incendie qui ravage Tottori et renforce la mésentente entre ses parents,en passant par l'adolescence où Yoichi tente d'oublier son désarroi en se lançant à corps perdu dans le sport, c'est une toute une vie que Taniguchi dessine. C'est passionnant et instructif. On apprend beaucoup sur le Japon, sur les us et coutumes nippones : un bonheur pour les yeux que ces dessins aux allures de gravures soignées, si minutieuses, et ces visages... tellement doux et expressifs. Hormis la haute qualité du graphisme, "Le journal de mon père" élabore toute une réflexion sur la famille, sur ce qu'on croit connaître de l'autre. Yoichi s'est certainement trompé sur son père, arc-bouté depuis toujours sur l'image d'un homme distant et peu aimant. Ce qu'il découvrira le changera à jamais. A travers l'histoire de Yoichi, Taniguchi nous enjoint avec délicatesse et sans leçon de morale, à aimer les êtres qui nous sont proches et à regarder au delà des apparences, avant qu'il ne soit trop tard...

Coup de coeur !

                                         

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