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Non non, Une Comète n'a pas fumé la moquette, elle ne prend pas ses rêves pour des réalités...

Tout ce qui va suivre est strictement vrai et pourtant, j'ai moi-même du mal à y croire. Vous allez comprendre. 

Parfois dans la vie, on connaît des moments surréalistes. Rencontrer Paul Auster au Salon du Livre en 2010, par exemple, ou voir Kévin Costner sur scène et l'entendre chanter pendant deux heures, représentaient pour moi jusqu'à présent le summum du bizarre. Un bizarre agréable, bien sûr, mais bizarre quand même. Jeudi soir dernier, j'ai vécu un truc du genre, en dix fois plus intense et surréaliste. 

Grâce à mon amie Julie, et à sa gentille collègue Angélique, (qui nous a cédé sa place : merci merci merci) j'ai eu l'immense privilège d'être conviée au dîner de gala organisé par la Bibliothèque Américaine de Paris, à l'hôtel Georges V de Paris. Mazette ! Oui, mazette, vous pouvez le dire. Et vous direz encore plus mazette quand vous saurez que l'invitée d'honneur de cette soirée n'était autre que...

JOYCE CAROL OATES.

Vous avez bien lu !

 J.O.Y.C.E C.A.R.O.L  O. A. T. E.S, la grande, l'immense écrivain américain que je vénère et que j'ai déjà évoquée plusieurs fois sur ce blog.

Imaginez-vous... Quand je suis enfin arrivée à l'hôtel après avoir piétiné en petites chaussures et robe froufrou sur le quai du RER ( dégagement de fumée, 2 trains supprimés, j'ai cru faire une attaque), pris quelques photos dans le hall avec Julie ( le Georges V vaut le coup d'oeil, il faut le dire, c'est carrément sublime, un autre monde) nous entrons dans la salle pour le cocktail et qui apercevons-nous, en train de boire un verre...

Joyce Carol Oates, elle-même. Oui, oui. Elle est là, tranquille, le regard lointain.

Nous nous approchons, timidement. (Surtout moi, j'étais tellement émue et tremblante que j'ai failli renverser mon verre de jus de fruits) Et voilà...

Nous lui serrons la main. 

J'ai serré la main de Joyce Carol Oates, lui ai glissé quelques mots idiots du genre "I love your writings" , auxquels elle a répondu par un sourire poli et un tout aussi poli " it's nice" !

Je ne vais pas vous mentir, elle n'est pas follement sympathique. Nous ne sommes pas tombées dans les bras l'une de l'autre.

C'est une extra-terrestre, débarquée sur terre pour écrire des livres, le reste, elle s'en fout et ça se voit.

N'empêche qu'elle est impressionnante. Grande, très mince, majestueuse.

C'est une reine.

Attendez, ce n'est pas fini. Nous avions la table à côté de la sienne ! Non mais c'est fou... 

Trois jours après je me pince encore pour vérifier que je n'ai pas rêvé...

J'ai pu l'observer pendant toute la soirée, en train de picorer dans son assiette. (rassurez-vous je n'ai pas oublié la mienne, d'assiette, tout était incroyablement délicieux et raffiné, c'eût été dommage)

Son discours sur l'inspiration littéraire était sans doute superbe, Julie a assuré la traduction. (c'est une américaine ma Julie) Elle a évoqué pêle-mêle Melville, James Joyce, Katerine Mansfield...

Joyce s'est éclipsée tout de suite après le dîner. Voilà c'est fini. L'extra-terrestre est retournée sur sa planète et à nous, petits terriens, il reste heureusement quelques photos (pas très bonnes) de cette soirée inoubliable...

Encore merci ma Juju, c'était trop énorme... Tu es une fée !

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