Il paraît qu'autrefois certains animaux traversaient le ciel grâce à leurs ailes, de fins bras couverts de plumes qui battaient comme des éventails. Ils glissaient dans l'air, à plat ventre, sans tomber, et leurs cris étaient très variés. Ils étaient ovipares, comme les poissons ou les lézards, et les humains mangeaient leurs œufs. On les appelait "les oiseaux"  

 

cvt_Monde-sans-oiseaux_1003"Petite Boîte d'os" naît et grandit dans un monde étrange : le petit village dont son père est pasteur se trouve au bord d'un lac, où flottent des cochons fluorescents. Au fond des flots se trouvent les cercueils des habitants, le lac est leur dernière demeure...  "Petite Boîte d'os" devient une jeune fille terriblement romantique, tombe amoureuse du vieux Joseph (dont la légende dit qu'il serait cannibale...), l'épouse et puis...

Je suis passée à côté de ce livre, j'ai le regret de le dire, surtout quand je lis les avis enthousiastes des uns et des autres, je pense que je deviens de plus en plus un coeur de pierre. Pourtant je suis une maman et une épouse aimante, sachez-le... Mais dans le cas de "Monde sans oiseaux", il ne s'est rien passé. Aucune émotion, juste un peu d'ennui. Et quelques questions restées sans réponse.

Ce roman se lit d'une traite, l'écriture est jolie, quelques phrases poétiques ont retenu mon attention comme ce "visage qui se plisse comme une poche de fromage frais"  ou "le silence jaune froissé" et c'est à peu près tout ce que je peux en dire. Le monde de Karin Serres, tout insolite et onirique qu'il soit, à mes yeux, manque singulièrement de consistance. Les personnages m'ont semblé creux, l'histoire d'amour inconsistante elle aussi, ne m'a guère touchée. Rien n'est approfondi, tout reste en surface (comme les fameux cochons qui nagent, l'idée est certes originale, mais dans quel but? On ne fait pas nager des cochons fluos sans raison, il doit y avoir un sens caché là-dedans qui m'a échappée, comme bon nombre de métaphores et de messages codés dont ce roman est truffé) 

 En effet, je suis persuadée que derrière le conte, il y a un message fort. L'auteure cherche à nous dire quelque chose, mais quoi? La brieveté du récit, (tout une vie racontée en une centaine de pages, cela dit j'étais contente de le terminer assez vite) les nombreuses ellipses, n'aident ni à comprendre la parabole, ni à s'attacher aux personnages. Un livre que mon coeur de pierre et moi allons oublier assez vite...

 

Une participation tardive aux "mots en balade" de Evalire. Le mot du mois était "oiseau".

Désolée ma chère Sylvie, je n'arrive pas à mettre le logo ! ça veut pas... dommage, il est joli, le p'tit nounours avec son chapeau de pluie...