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C'est l'histoire d'un couple d'amérindiens, Gil, artiste peintre, et Irene, écrivain. Rien ne va plus entre eux. Gil est violent avec leurs enfants, obsédé par Irene qu'il peint comme un enragé depuis toujours, souvent de façon très glauque. Elle boit beaucoup trop, oscille entre l'amour et la détestation pour ce mari qu'elle veut quitter. Il lit son journal intime, elle le sait et se met à écrire des choses terribles pour le faire souffrir. Dans un autre carnet tenu secret, elle raconte sa vérité. 

Ouh que ce livre m'a donné du mal... J'avais hâte qu'il se termine, mais je ne l'ai pas lâché pour autant, allez savoir pourquoi. Je n'ai rien compris à cette relation compliquée, sado-maso entre les deux héros, aussi tordus l'un que l'autre. Ils m'ont tout simplement révulsée. L'écriture de Louise Erdirch ne m'a pas convaincue non plus (où peut-être y-a-t-il un problème avec la traduction?) je l'ai trouvée lourde, répétitive. ("songea-t-elle", "songea-t-elle" songea-t-elle"... trois ou quatre fois sur une même page, poufff, c'est soûlant...) Le passage des journaux intimes au récit la troisième personne, l'absence de tirets pour signifier les dialogues, tout cela m'a agacée et je me sens bien seule quand je lis les critiques élogieuses à droite et à gauche.

Je relirai sans doute la fin car je n'ai pas reçu "l'uppercut" dont parle Clara. Je suis passée à côté. J'étais juste soulagée d'en avoir fini.

Pour ne pas être complètement négative, je soulignerai la force de certains passages, comme la naissance de Stoney, le 11 septembre 2001, avec la télévision dans la salle d'accouchement, et le personnage touchant de la petite Riel, qui se prépare à la catastrophe...

Pas suffisant toutefois pour retenter Louise Erdrich.

« Pourquoi suis-je incapable de revenir aux sentiments que j’éprouvais au début ? Tocade, soudaine attirance, sont en partie une fièvre artificielle, un manque de connaissance. Tomber amoureux c’est aussi tomber dans l’état de connaissance. L’amour durable survient quand nous aimons la majeure partie de ce que nous apprenons sur l’autre, et sommes capables de tolérer les défauts qu’il ne peut changer. »