Couv la fille de l'irlandais

"La fille de l'Irlandais" est mon premier Susan Fletcher et bof, quoi. 

 Evangeline, une petite fille toute rousse, a perdu sa maman de façon très brutale. Elle est recueillie par ses grands-parents, au pays de Galles. Elle tombe amoureuse d'un certain Daniel, un homme un vrai, se lie d'amitié avec un pauvre gars défiguré par un coup de sabot, qui comme elle suscite le rejet et la méfiance, la disparition d'une autre petite fille met le village en émoi, Evangeline s'interroge sur son père, un irlandais parti avant sa naissance, on la retrouve adulte et enceinte dans certains chapitres. Il est un peu embrouillé, mon résumé? Comme le livre, en fait.

 Une écriture séduisante et poétique, une histoire où les enfants sont les héros, des secrets de famille, des paysages verdoyants, des personnages un peu rudes blessés par la vie, une disparition inquiétante... La fille de l'Irlandais avait tout pour me plaire. Ma lecture a donc plutôt bien démarré. Le problème est que ça n'en finit pas de démarrer. Au bout de cinquante-soixante pages, j'ai commencé à m'ennuyer, à  me mélanger les pinceaux entre les événements présents et ceux du passé, ceux qui concernent la mère d'Evangeline et Evangeline elle-même, à attendre que ça se passe...

Ce roman souffre en outre d'une construction  bancale :  la première partie est longue, trop longue, (plus de 180 pages) la seconde beaucoup moins et la troisième complètement rikiki. Troisième partie qui hélas n'apporte pas de vraies réponses à une intrigue diffuse, confuse, que j'ai eue de la peine à suivre. Un peu de ci, un peu de ça, un soupçon de ... mais au  final la liaison tant attendue entre les différents éléments du bouquin ne se fait pas. Enfin, elle se fait peut-être, mais au prix d'un gros effort du lecteur qui n'a pas toujours envie d'en faire

En bref, j'attendais de la fluidité, du solide, j'ai eu de l'anecdotique, du disparate. Dommage, il y avait tout pour que ça marche...

Merci mesdames Philisine et Hélène pour cette lecture commune, et mes excuses pour le retard de publication de ce billet. Retrouvez leurs avis en cliquant sur les prénoms.

"L'amour est aussi varié et imprévisible que la pluie. Ce peut être une petite pluie d'été, fine, régulière, ou une de ces tempêtes subites qui font sortir les rivières de leur lit (...). Cela peut tambouriner doucement en vous, ou vous submerger à en perdre la raison. Cela peut tomber goutte à goutte, ou se déverser en trombe."