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"Voilà mes yeux, voilà ma bouche, voilà mon âge, vingt-sept ans, trente-neuf ans, soixante et un ans".

Encore un livre acheté dans la foulée de la "Grande Librairie" et sur ce coup là, mon emballement à l'achat fut à la hauteur de la déception qui a suivi. Ce billet sera donc bref, aussi bref que la lecture fut longue, très longue (165 pages seulement pourtant )... Mais comme à mon habitude, j'ai terminé le bouquin,  je l'ai lu jusqu'à la dernière ligne, en crevant d'ennui. Je sais, j'ai un petit problème, je m'en vais consulter dès que ma chronique sera postée :))

Je n'ai donc pas aimé "Mon âge" qui parle finalement très peu de l'âge, ou de façon tellement décousue, tellement floue, que je m'y suis perdue, très vite. Pas de chronologie, pas d'intrigue, Fabienne Jacob prétend s'en passer. Pourquoi pas, elle n'est ni la première ni la dernière à s'y risquer. On a affaire ici à des fragments, certainement autobiographiques, alors pourquoi qualifier de roman ce qui n'en est pas? C'est plus vendeur, sans doute 

Pour en revenir au texte lui-même, il est fait de coq à l'âne tout du long, en maintenant tout de même un fil ténu grâce à Else, la dévergondée petite copine de la narratrice, celle qui lui fera découvrir son corps et les plaisirs qu'il recèle. Else qui apparaît au début, puis que l'on retrouve plus tard dans le récit, et seul personnage qui a su éveiller un peu d'intérêt au cours de cette lecture, pour moi d'un ennui abyssal. 

Je n'ai pas été non plus séduite par l'écriture de Fabienne Jacob, que j'ai trouvé souvent bien lourde et  maladroite. J'ai calé entre autres devant cette loooongue phrase, dépourvue de virgules : "quand on vit dans certaines sociétés il est presque impossible de se regarder dans un miroir sans penser à son âge car dans ces sociétés tous les plans rapprochés de visages devant des miroirs à la télévision ou dans les magazines invitent quelques images plus tard à se procurer une crème de jour ou de nuit." 

Vous l'aurez compris, ce livre n'était manifestement pas fait pour moi. Trop décousu, voire obscur par moments : je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi la fameuse scène du supermarché, par exemple, ni d'avoir saisi l'objectif global de l'auteure, en vérité. Je sais en tout cas que je me suis rarement autant ennuyée. 

Je recommande toutefois d'aller chez Cathulu, d'un avis totalement opposé au mien. Elle s'est régalée.