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C’est Cuné qui m’a donné envie de découvrir cette dystopie, mais comme je suis courageuse mais pas téméraire, je me suis contentée de télécharger les deux premiers épisodes, (d’une série qui en compte 5, au moins pour le premier tome, mais je ne sais pas trop s’il faut se fier au découpage de la version numérique, je me laisse de toute façon porter par les évènements... ) au cas où je détesterais. Ils sont relativement courts et donne déjà un excellent aperçu du monde post-apocalyptique imaginé par Hugues Howey.

 Voilà le pitch : une communauté d’individus, survivants d’une supposée apocalypse, (à ce stade de ma lecture, les circonstances sont encore obscures) s’est établie dans un silo de 144 étages, enfoui sous la terre. A l’intérieur de ce silo, la vie est méthodiquement organisée, chaque étage a un rôle dans le bon fonctionnement du silo, on y trouve même un shérif et un maire, garants de l’autorité. Les naissances sont soumises à un contrôle strict (un décès = une naissance autorisée) et l’air extérieur est à ce point vicié que s’y retrouver est synonyme de mort immédiate. De l’extérieur on ne voit d’ailleurs pas grand chose, à part du gris et de la poussière toxique que renvoient les caméras. Pas de quoi donner envie de sortir du silo...

J’ai pataugé un peu au début du premier épisode, mais les choses se mettent heureusement assez vite en place : le shérif Holston a perdu sa femme Allison trois ans plus tôt, car prise de folie, celle-ci a voulu sortir. Dans le silo, exprimer clairement ce désir condamne sur le champ au "nettoyage" des caméras et par la même, à la mort. Aujourd’hui, c’est le shérif qui à son tour, veut sortir, avec le fol espoir de retrouver Allison et s’assurer que derrière des caméras, ne se dissimule pas une autre réalité...

Suite au "départ " de Holston, son adjoint Marnes et le maire Jahns vont recruter un autre shérif en la personne de Juliette, mécanicienne dans les fonds du silo. Pour cela, un périple harassant de plusieurs jours s’engage dans les escaliers en colimaçon du silo : ceux d’en haut vont à la rencontre de ceux d’en bas... 

Eh bien elle n’est pas mal du tout, cette série, suffisamment addictive pour que les deux premiers épisodes aient été avalés en une petite journée. J’ai toujours eu une profonde admiration pour les écrivains qui bâtissent des univers ( jamais pu aller au bout du "Seigneur des anneaux" mais quand même, "Le trône de fer", c’est extraordinaire, je le finirai un jour c’est sûr) et Hugh Howey, il faut bien le dire, fait fort. Avec un luxe de détails et une imagination terrifiante, il dépeint les différents étages du silo, c’est précis comme une horloge suisse, c’est minutieux, déshumanisé, ça file vraiment les choquottes... Pour ma part, je n’ai pas été trop dérangée par le procédé narratif utilisé dans le premier épisode : un chapitre sur les évènements d’aujourd’hui suivi d’un autre "trois ans plus tôt". Ok, c’est un "truc" facile, mais ça aide à la compréhension, et puis, on n’est pas dans de la grande littérature, c’est distrayant et ça fait peur, on a envie de connaître la suite à tout prix, c’est ce que je voulais. Les personnages ne sont pas très creusés (en même temps, je n’en suis qu’au début, ça pourrait venir) mais suffisamment intéressants tout de même, j’aime bien Madame le Maire et j’ai hâte d’en savoir plus sur  la fameuse Juliette... Pas mal, oui pas mal du tout. Je m’en vais attaquer l’épisode 3 car le deuxième se termine sur un bon gros suspense... 

« Ce n’était pas seulement le tabou du nettoyage, la peur du monde extérieur. C’était l’espoir. Cet espoir mortel et inexprimé qui vivait en chaque habitant du silo. Un espoir ridicule, fantastique. L’espoir que, peut-être pas pour soi, mais pour ses enfants, ou pour les enfants de ses enfants, la vie au-dehors redevienne un jour possible, et ce, grâce au travail du DIT, grâce aux épaisses combinaisons qui sortaient de leurs laboratoires. »

Sandrine en parle dans ses mondes imaginaires