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Je lis en ce moment, oui, oui... Juste un peu la flemme de rédiger des billets. Allez on se secoue ! Et on dit merci à Zazy, qui a mis entre mes mains le joli et touchant petit bouquin de Jean-Louis Fournier, "La servante du Seigneur". Merci merci ! Je l'ai lu en deux petites heures, et chez moi, ce livre a vraiment fait mouche.

L'histoire, tout le monde la connaît. La fille adorée de l'auteur a rencontré Dieu, et son père en est meurtri, tant les changements qui s'opèrent en elle sont profonds. Sa souffrance, Jean-Louis Fournier la dit à sa manière, avec une bonne dose d'ironie tout au long de ces 149 pages, alternant le "tu" lorsqu'il s'adresse à sa fille, et la troisième personne du singulier, sans doute pour signifier qu'il ne la reconnaît plus. Difficile de juger, de commenter les choix de la fille et le drame que vit le père, je ne le ferai pas. Je dirai juste que j'ai apprécié ma lecture car Jean-Louis Fournier sait mieux que personne allier la tendresse et le mordant, et que j'ai retrouvé dans une moindre mesure, l'émotion du magnifique "Où on va papa", d'il y a quelques années...

Je voudrais aussi citer quelques passages qui tuent, (le livre en est plein) mais j'avoue que la mésaventure de Denis, relatée ici et chez Philisine, a jeté un froid. Aucun blogueur ne semble à l'abri d'un auteur mauvais coucheur, et personnellement je ne sais plus très bien ce que j'ai le droit de faire ou ne pas faire. Publier la couverture d'un livre, en citer des passages, ne parler que des auteurs morts comme l'a décidé Denis... :-/  Quel dommage tout de même, d'en arriver là. Affligeant.

En attendant, tout mon soutien virtuel à lui et une phrase ou deux de "La Servante..." tant pis :

"Elle ne supporte plus l'humour noir (...)  Elle pratique maintenant l'humour rose, pasteurisé, avec de vrais morceaux de fraise. Elle est tombée dans la layette mystique.

L'humour bleu ciel et rose bonbon , ça n'existe pas.

L'humour c'est noir.

L'humour, c'est une parade, un baroud d'honneur devant la cruauté, la désolation, la difficulté de l'existence.

L'existence, ce n'est pas un grand lac de lait tiède dans lequel une humanité rose barbotte en échangeant des gentillesses, des confiseries, et en chantant des cantiques.

C'est plein de sang, de boue noire, de bruit et de fureur.

Je me méfie des gentillesses sucrées, ça fout le diabète."

 

Ici et ici les billets de Zazy et Phili, l'une plus enthousiaste que l'autre !