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Point de chats dans cette histoire mais des madrilènes (ce sont eux qu'on appelle les chats)  et un britanique, Anthony Whitelands, à qui l'on demande d'expertiser les tableaux du duc de la Igualada. Celui-ci s'apprête à fuir l'Espagne au bord de l'implosion. Nous sommes en 1936, et Anthony Whitelands aurait mieux fait de rester chez lui ou de repartir au plus vite en Angleterre. Pourtant, il ne le fait pas. En effet, son expertise le met en présence d'un tableau inconnu de Veslaquez, un nu somptueux. A lui la gloire, peut-être, et les ennuis, c'est sûr. 

Il commençait gentiment, ce roman. Quelque chose de rassurant, de pas trop prise de tête (je sais je cause mal), une certaine fluidité, une atmosphère familiale dans les toutes premières pages m'ont fait penser, à tort, que la lecture serait agréable et sans anicroche jusqu'à la fin du roman. Il y a de l'amour dans l'air, entre la trop piquante demoiselle Igualida et notre expert, et ça j'aime bien. Quelques descriptions de tableaux m'ont semblé un peu longues et pompeuses, mais rien de trop gênant. ça devrait rouler, me suis-je dit, pleine d'optimisme, pour une fois :)

 Hélas, ça s'est gâté très vite. Les phalangistes, les communistes, les fascistes, des complots dans tous les coins... J'ai eu du mal. Le mot est faible. J'ai cru mourir d'ennui, en réalité. Et puis cet Anthony Whitelands, sot comme pas deux, qui se retrouve mêlé à une histoire à laquelle il ne comprend pas grand chose. Irritant et ridicule, le bonhomme. Impossible de l'accompagner dans ses galères. La galère, c'est lui. Ok moi non plus je n'ai pas compris grand chose, sans doute suis-je aussi sotte qu'Anthony, mais la lecture est vite devenue un pensum. Je l'ai terminée à bout de forces. Et puis cette écriture compassée, oh non vraiment...

J'aurais préféré des vrais chats, tiens.

"Les Ménines...L'oeuvre maîtresse de Velasquez et aussi son testament. C'est un portrait de cour à l'envers : il représente un groupe de personnages triviaux : des petites filles, des nains, un chien, et le peintre lui-même. Dans le miroir se reflète l'image confuse du roi, les représentants du pouvoir. Ils sont en dehors du tableau et par conséquent de nos vies mais ils voient tout et ce sont eux qui donnent au tableau sa raison d'être."

Ce roman fait partie de la sélection Points pour le prix du meilleur roman ( ahemm...)

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...et me permets de rajouter une contribution au challenge de Sharon

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Antigone a apprécié son charme vieillot...