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Dans la vie, il n'y a pas que les livres. Il y a surtout les livres, mais la musique, c'est pas mal non plus. J'ai eu ma période hard-rock à l'adolescence puis j'ai fini d'être une rebelle et je suis passée de Guns'n'Roses à Barbara Carlotti. Le grand saut. Rien n'est plus éloigné des hardos chevelus que Barbara, avec ses manières élégantes et sa voix de déesse.

Vous connaissez Barbara Carlotti? Je l'aime beaucoup. Sa voix assez unique, sa nonchalance, son humour, ses textes... Sur scène, elle est aussi tout à fait convaincante. J'ai eu la chance de la découvrir à L'Européen il y a deux ou trois ans, et  tout récemment, elle  se produisait à Fontenay-sous-bois, pas très loin de chez moi. Quand mon Cher et Tendre a acheté les billets, il faut le dire, j'ai pas mal râlé. Quoi ! un concert debout?! Moi les concerts debout, j'aime pas. J'aime être assise, j'aime les chaises, les bancs, les canapés, les fauteuils. J'aime les sièges. Je suis une mémère. Ben cette fois, pas moyen. C'était debout. Et puis c'est tout.

C'était bien quand même. Vraiment bien ! Après une première partie estonienne agréable mais un peu longue, assurée par les sympathiques Rouge Madame,Barbara la Grande Prêtresse a fait son entrée, drapée dans une cape, le bras orné d'un bracelet à "vibrations cosmiques" (véridique !). Et elle a chanté. Divinement. Normal pour une Grande Prêtresse. Des morceaux connus ( entre autre "Cannes", que j'adore et me suis passée en boucle pendant des semaines, Cher et Tendre devenait fou le pauvre) et moins connus, ceux du dernier album, vraiment très beau. Seul la reprise de" Message Personnel" de Françoise Hardy, m'a moins séduite que le reste. Je ne suis pas fan de reprise,  je crois.

Beaucoup d'humour et d'échanges avec le public pendant le concert, c'est la cerise sur le gâteau, tous les artistes ne prennent pas cette peine. Cette Barbara est décidément très chouette. Talentueuse, rigolote, simple malgré son statut de Grande Prêtresse... ;-)

Et quelle voix ! Je ne peux pas la décrire. Juste bêtement, c'est du velours. Chaud, doux, vibrant.

Une caresse, cette voix. La grande classe.

Ce concert a été riche en beaux moments, le plus intense étant le fameux duo avec Philippe Katerine, pas là ce soir, mais remplacé haut la main par le public qui a chanté, chanté, chanté, les bras levés vers la Grande Prêtresse:  "Mon dieu mon amouuuuuuuuur cette mélodieeeee..."

Et puis la voilà qui descend au milieu des gens à la fin du concert, pour un dernier p'tit tour à capella. J'insiste mais cette voix... presque nue, accompagnée de quelques notes de rien du tout, c'était grand. Et ça m'a fait oublier que la salle Gerard Philipe était  cruellement dépourvue de ces sièges que j'aime tant. De toute façon, les concerts, je les fais debout. Dans la fosse. C'est mon côté rebelle.

 

Un petit morceau à écouter dans un autre billet car Canalblog ne veut rien savoir. Impossible de poster une vidéo dans un billet où  j'ai tapé un texte, depuis hier soir.  Le texte disparaît. Va comprendre... :(