imagesCa se passe dans le San Fransisco déjanté et coloré des années 70. La jeune Mary Ann débarque de Cleveland et s'installe au 28 Barbary Lane. Sa logeuse, Anna Madrigal, est excessivement sympa et fournit gentiment les joints. Dans le bâtiment, vivent aussi Mona, publicitaire, Michael, homosexuel et Bryan, dragueur impénitent. Tout ce petit monde là, mêlé à d'autres personnages hauts en couleur, va se croiser, s'aimer, se décevoir, nouer des liens inattendus et invraisemblables parfois...

Si vous cherchez une lecture d'été légère et rafraîchissante, "Les chroniques de San Franscisco" sont faites pour vous. A certaines conditions.

L'une d'elles étant d'avoir renoncé ( au moins temporairement) à toute exigence concernant l'écriture. Celle de ce premier tome (il y en a sept ou huit je crois) est extrêmement simple, limite basique. Il ne faut pas non plus être allergique aux dialogues dans un roman car celui-ci en est truffé. On va dire que cela fait partie de son charme, même s'il y en a beaucoup beaucoup... Les personnages virevoltent et discutent sans arrêt. Ce n'est pas toujours d'une très grande finesse, mais parfois touchant. Rigolo surtout. C'est le but. Faire sourire le lecteur tout au long de ces 380 pages, qui se tournent à la vitesse de la lumière ou presque. Les attacher aux personnages aussi. ça finit par arriver, mais il a fallu du temps, en ce qui me concerne.

 En effet, j'ai eu du mal à entrer dans le roman. Les premiers chapitres m'ont semblé creux et sans intérêt. Michael, Mary Ann, la logeuse excentrique et les autres complètement insipides. J'ai persisté en me disant que cela ferait du bien à ma petite tête, cette lecture totalement non cérébrale. Finalement, j'ai bien fait. Elles étaient plutôt distrayantes, ces chroniques, et passé un certain nombre de pages, la mayonnaise finit par prendre... 

A lire sur une chaise longue, à la plage. Bon,  je ne suis pas sûre de garder longtemps le souvenir de ce bouquin mais quelques grains de sable resteront collés entre les pages. C'est déjà ça :-)

 

Extraits:

« Personne n’est heureux. Et puis qu’est-ce qu’être heureux ? Puisque le bonheur s'arrête dès qu’on rallume la lumière."

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"Il y a de meilleurs moyens que le sexe pour créer des liens profonds. Et durables. Quand j'étais petite, ma mère m'a dit un jour que si un couple marié mettait un centime dans un pot chaque fois qu'il faisait l'amour la première année, et puis retirait un centime pour chaque fois après ça, il ne parviendrait jamais à épuiser tous les centimes amassés."